Les peines s’échelonnent de quelques mois de prison avec sursis, pour les petits revendeurs de rue, à quatre et cinq ans de prison ferme, pour les « chefs de secteur », qui organisaient le trafic localement à Saint-Brieuc, Lorient, Rennes et Quimper.
Karim Chaib, le chef d’orchestre interpellé à Guidel (56) en décembre 2016, se présente comme « un revendeur de voitures » et s’est régulièrement retranché derrière son « droit au silence » lors de l’audience qui a duré une semaine. Il ne nie pas sa participation au trafic de stupéfiants qui visait à alimenter la Bretagne en cannabis et cocaïne entre 2015 et 2016, mais minimise considérablement les faits. Si on lui prête le rôle de chef du réseau, lui, admet simplement avoir été l’exécutant d’un trafiquant plus haut placé.