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FRANCE 🇨🇵 (#DNRED) : l’interview de NS55
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Le groupement de gendarmerie de la Corrèze a effectué mardi 27 octobre une saisie de quelque 4.000 bonbonnes de protoxyde d’azote lors d’un contrôle sur l’A89, au péage de Saint-Germain-les-Vergnes.
Source – La Montagne
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Le 26 février 2024, la commission d’enquête sur l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier entend Émile Diaz, dit « Milou », ancienne figure de la « French Connection », auteur, avec Thierry Colombié, de « Truand : mes 50 ans dans le milieu corso-marseillais » (Éditions Robert Laffont, 2015).
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Selon des responsables américains, un juge mexicain a été arrêté, soupçonné d’avoir accepté un pot-de-vin de 2 millions $ en échange de la libération sous caution d’un homme accusé d’avoir été le bras droit de Ryan Wedding, ancien athlète olympique canadien devenu, selon les accusations, un baron de la drogue.
Le ministère américain de la Justice a indiqué que Luis Benitez Alcantara est accusé d’avoir utilisé ses fonctions officielles pour obtenir la libération d’Andrew Clark, un Canadien de 36 ans qui aurait joué un rôle clé au sein d’un réseau international de trafic de drogue particulièrement violent.
Les autorités américaines indiquent que M. Benitez Alcantara, âgé de 49 ans, a été arrêté dimanche en Colombie et qu’une demande d’extradition sera déposée.
«Les fonctionnaires corrompus, où qu’ils se trouvent, qui aident les trafiquants de drogue opérant ici, sur notre territoire, seront traduits en justice aux États-Unis», a expliqué le ministre américain de la Justice, Todd Blanche, dans un communiqué de presse.
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Un homme d’une trentaine d’années a été tué par arme à feu dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 novembre 2026, à Romans-sur-Isère. Les faits se sont déroulés dans un appartement loué sur Airbnb, que la maire de la commune soupçonne d’être une « planque de dealers. »
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EXTRAIT de l’ARCHIPEL des SOUMIS
Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, au nord de Nantes. Christian Gatard ne pouvait pas venir, ce sont Jo LeSquere et Hervé Maignie qui nous reçoivent David May et moi. D’emblée l’attaché du DEA à Paris m’informe:
-Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelques heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, (Claudio Locatelli de son vrai nom) et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci.
Une fois de plus je me tourne vers Jo LeSquere:
-Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?
David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:
-Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.
Hervé Maignie renchérit:
-Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?
-T’es cinglé…Mais t’es complètement ravagé ! C’est hors de question…
Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées par le Sea Harmony. Quand et comment, je ne sais pas encore mais je promets !
Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvriront donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire.
Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome, qui m’informe avoir été en contact le jour même avec un Gilberto, un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poisson, puisque c’est lui le successeur de Pablo Escobar ! Les mecs du DEA sont satisfaits !
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Lorsque l’infiltré Marc Fievet, aka ‘NS55’, a demandé le témoignage de la DEA, celle-ci a refusé et David May, l’attaché de la DEA à Paris est devenu muet…
Au Canada, Carlos Hernandez Reumbaut, qui était l’organisateur de l’envoi de 5 tonnes 400 de cocaïne avec Locatelli a été acquitté.
Locatelli n’a jamais été poursuivi.
Le magistrat italien Catenacci a été renvoyé et s’est installé comme avocat.
L’agent infiltré NS 55 à pris perpétuité…
Et les autorités françaises n’ont pas respecté les engagements pris, car le DG François Auvigne a refusé d’assurer la continuité du service de l’Etat par son administration.
Et un plus, avec des magistrats Anglais et Canadien, corrompus par le HM Customs et la RCMP GRC pour réussir une belle affaire. Qu’importe le mensonge pourvu qu’on obtienne une condamnation !
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Désormais contrôles renforcés sur les cargaisons en provenance du Laos
Citant des rapports, le Bureau des douanes a indiqué que les drogues en provenance du Laos avaient transité par Haiphong, au Vietnam, avant d’atteindre Hong Kong, où elles avaient été transférées sur un autre navire à destination de Manille.
Le conteneur de fret est arrivé au port nord de Manille le 6 octobre et a subi un contrôle aux rayons X, une inspection canine et des tests.
Les autorités ont ouvert le conteneur après l’expiration du délai de réclamation, aucun plaignant ne s’étant manifesté. Elles y ont découvert la drogue dissimulée dans une cinquantaine de cartons, déclarés comme « boîtes en carton ».
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La passivité des ministres du Budget successifs sous la Vᵉ République face aux dérives de la DNRED repose sur un secret de polichinelle institutionnel : la protection d’une culture du chiffre politiquement rentable au détriment de la légalité des opérations. En tant que tutelle directe de la Direction générale des douanes, Bercy a longtemps fermé les yeux sur les zones grises entourant la gestion des aviseurs et les importations de stupéfiants.
Pour un ministre du Budget, annoncer une saisie record de stupéfiants ou de marchandises de contrebande est une opportunité politique majeure. Elle permet de justifier l’efficacité des services douaniers et de valoriser l’action du gouvernement.
Lorsqu’une opération clandestine de la DNRED tournait au fiasco judiciaire ou international, l’attitude des ministres du Budget a systématiquement consisté à couper les ponts pour protéger l’appareil d’État, appliquant une doctrine de déni institutionnel.
La passivité des ministres s’est également traduite par une absence délibérée de contrôle sur les flux financiers internes de la DNRED.
Ce n’est qu’avec la multiplication des scandales judiciaires et les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic qu’un coup d’arrêt a été mis à cette passivité, obligeant le ministère des Comptes publics à encadrer strictement le statut des aviseurs et à judiciariser pleinement chaque procédure d’infiltration. [1]

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L’affaire Marc Fiévet n’est pas un cas isolé. À partir des années 1990, la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a opéré une véritable « révolution culturelle » axée sur la course aux chiffres et l’utilisation massive d’aviseurs. Cette stratégie a généré des saisies records, mais a également conduit à des dérives systémiques majeures où la frontière entre la légalité et le complicité de trafic s’est parfois estompée. [1]

Mentionné brièvement par Marc Fiévet lui-même, le cargo Melor est au cœur d’une autre opération trouble menée par la DNRED à la même période. En 1993, ce navire a transporté plus de 30 tonnes de cannabis afghan sous la supervision des douanes françaises. L’objectif officiel était de mener une livraison surveillée pour identifier les réseaux de distribution en Europe. Cependant, l’opération a mis en lumière l’opacité des canaux de communication de la DNRED (notamment via des lignes sur liste rouge dans le Var) et l’incapacité — ou le refus — des autorités de remonter jusqu’aux véritables donneurs d’ordres financiers et aux banques complices.
Bien que le procès ait eu lieu plus tard (le jugement a été rendu en septembre 2022 par le tribunal correctionnel de Paris), cette affaire plonge ses racines directes dans les méthodes héritées des années 1990 et 2000. [1]
Cette affaire a provoqué un séisme institutionnel, entraînant le limogeage du patron de la DNRED de l’époque, Jean-Paul Garcia (qui avait été l’attaché des douanes en poste à Madrid lors de l’affaire Fiévet). [1]
Ces dérives à répétition reposaient toutes sur le même triptyque : la recherche effrénée de la saisie record, l’autonomie excessive des services d’enquête par rapport aux magistrats, et le recours à des indics-trafiquants intouchables. C’est précisément l’accumulation de ces scandales qui a poussé le législateur à cadenasser les pratiques de la DNRED, menant à la refonte globale de leur statut. [1]
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Le statut juridique des agents infiltrés et des aviseurs des douanes en France a été profondément réformé pour éviter les dérives du passé. Le cadre légal actuel repose notamment sur la refonte globale issue de l’ordonnance n° 2026-265 du 8 avril 2026, entrée en vigueur le 1er mai 2026, qui codifie strictement ces pratiques de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). [1]
Voici l’état du droit applicable en 2026 :
Contrairement à l’époque de l’affaire Marc Fiévet, seuls des agents des douanes spécifiquement habilités peuvent mener des opérations d’infiltration. Un civil (comme un indicateur) ne peut pas être juridiquement qualifié d’« agent infiltré » doté de prérogatives de puissance publique. [1]
Un aviseur est une personne extérieure à l’administration (un civil) qui fournit des renseignements aux douanes en échange, généralement, d’une rémunération. Les règles fixées au Chapitre IV du Code des douanes (articles L614-1 et suivants) encadrent cette activité : [1, 2]
En résumé, la législation a mis fin au flou juridique des années 1990 : la frontière entre l’enquêteur de l’État (qui infiltre sous contrôle judiciaire) et l’informateur civil (qui apporte le renseignement) est désormais étanche et solidement verrouillée par le Code des douanes sur Légifrance.
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Le président paraguayen Santiago Peña a annoncé jeudi sa démission, dans le sillage de la faillite d’une banque numérique ayant privé près de la moitié des habitants du pays d’accès à leurs comptes, mettant sous pression le dirigeant, qui a entretenu par le passé des liens d’affaires avec cette entreprise.
Dans une allocution vidéo préenregistrée, Santiago Peña a dit avoir pris cette décision en ayant à l’esprit « la stabilité du pays, la paix social et la nécessité de préserver nos institutions démocratiques ».
La faillite de la banque Ueno avait déjà provoqué la démission du président de la banque centrale paraguayenne et l’arrestation de huit dirigeants de l’établissement numérique.
Elle a aussi nui à la réputation du Paraguay de destination stable dans la région pour les investisseurs étrangers, en particulier ceux du Brésil voisin.
Une séance parlementaire extraordinaire était prévue dans la journée, à la demande d’élus de l’opposition, pour engager une procédure de destitution contre Santiago Peña, ciblé également par un mouvement de contestation dans la rue.
Santiago Peña, allié du président américain Donald Trump, avait perdu le soutien de membres de son propre parti conservateur en amont des débats sur la procédure de destitution.
Ces débats ont eu lieu, en dépit de l’annonce de la démission du président, et la chambre basse du Congrès a approuvé le lancement de la procédure. Le vice-président Pedro Alliano, appelé à remplacer Santiago Peña, a réchappé ce jeudi à une procédure similaire.
Le Sénat, qui à la charge de ratifier la démission du président, devait se prononcer à son tour jeudi soir sur la procédure de destitution – une perspective qui pourrait retarder la succession à la tête de l’Etat.
Santiago Peña est accusé par l’opposition de conflits d’intérêt, de malversations et d’avoir dissimulé des informations liées à la faillite de Ueno, banque ayant connu une croissance foudroyante pour devenir un acteur clé dans la gestion de fonds publics.
(Daniela Desantis à Asuncion, Lucinda Elliott à Montevideo, avec la contribution de Natalia Siniawski, Aida Pelaez-Fernandez, Raul Cortes et Rodrigo Campos; version française Jean Terzian)

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Retour au Paraguay : à Asunción Pettirossi , c’est un peu un bazar géant : on y trouve tout ce que l’on veut comme avions depuis des décennies. Dans les années 2010 on y a importé des centaines d’avions fracassés, achetés quasiment au prix de la ferraille, pour les faire revoler, et il en reste plein les hangars en effet. La plupart ont servi ou servent encore au trafiquants.
Des revendeurs (brokers) locaux se sont emparés de l’aubaine, ces veilles carcasses repeintes et nous en avons trouvé deux dignes d’intérêt, le premier dont on a déjà parlé dans l’épisode précédent, plutôt farfelu, et un autre qui va bientôt tout autant nous étonner. Tout cela sous l’absence la plus totale de vérification des autorités, qui laisse faire et laisse voler des avions-épaves rafistolés. Certains attendant de pouvoir le faire pendant 15 ans !
Certains abandonnés sont mêmes revendus avec le hangar qui les contenait, comme cet été avec la disparition d’un des plus anciens hangars hébergeur d’avions à Asunción.
A peine le temps de se retourner et le grand hangar a été abattu pour faire place un nouveau à venir : ça bouge beaucoup à Pettirossi en ce moment ! Mais en faveur de qui, ça vous vous en doutez… Si Sebastian Marset s’y sentait si bien il n’y a pas si longtemps encore, en s’étant installé dans un de ces fameux hangars, il devait bien y avoir une raison et nous pensons l’avoir trouvée !
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Les personnels du Service de Lutte Contre les Drogues et les substances psychotropes de la Gendarmerie Nationale à Alger, ont démantelé, hier 4 novembre 2026, deux (2) réseaux de criminels transfrontaliers », est-il indiqué dans le communiqué.
« Cette opération s’est soldée par l’arrestation de trente-trois (33) narcotrafiquants, dont un mineur, ainsi que la saisie de plus d’un (1) million de comprimés psychotropes, de trente (30) kilogrammes de drogues dures (cocaïne) et de cent soixante-seize (176) kilogrammes de kif traité, ainsi que de vingt-et-un (21) véhicules utilitaires et d’une somme d’argent estimée à deux cent (200) millions de centimes » précise la même source.
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Les 37 kilos d’héroïne auraient été acheminés d’Iran au Kosovo, dissimulés parmi des marchandises. Selon les autorités, l’opération menée mardi a permis l’arrestation de cinq personnes, et cette quantité de drogue serait destinée au marché international.
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Le dernier bilan du ministère de la Défense nationale indique que, « dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et en continuité des efforts déployés afin de contrecarrer le fléau du narcotrafic dans notre pays, des détachements combinés de l’Armée nationale populaire ont intercepté, en coordination avec les différents services de sécurité, 28 narcotrafiquants et mis en échec des tentatives d’introduction de huit quintaux et 44 kilogrammes de kif traité provenant des frontières avec le Maroc, alors que 75 526 comprimés psychotropes ont été saisis, et ce, lors d’opérations exécutées à travers les Régions militaires.
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Les douanes nippones arrêtent de plus en plus de « mules » transportant de la drogue vers l’Archipel. La justice les sanctionne sévèrement alors que le pays fait face à une forte augmentation des trafics et de la consommation de stupéfiants.
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Elles sont rapides, dotées de puissants moteurs, et leurs pilotes posent, lourdement armés, sur TikTok : les « narcolanchas », comme les Espagnols appellent les vedettes rapides des trafiquants de drogue. Au milieu de l’Atlantique, ils réceptionnent de la cocaïne depuis des navires et la transportent vers l’Europe à une vitesse pouvant atteindre 150 kilomètres à l’heure. D’autres trafiquants acheminent la marchandise vers l’Europe à bord de voiliers.
Ça fait plus de 30 ans que ça existe !
Des affaires récentes au large du Portugal, de la Galice et des Canaries confirment ce que selon une enquête menée par la NDR, la WDR et le « Süddeutsche Zeitung » à l’été 2026: La contrebande est pratiquée depuis longtemps là où naviguent les plaisanciers.
Source YACHT
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Une copération conjointe de la Sûreté nationale et des services des douanes a permis, mardi 3 novembre 2026, la saisie de 971 kilos de cocaïne au port Tanger Med. La drogue était dissimulée dans un conteneur frigorifique transporté à bord d’un navire battant pavillon d’un pays d’Amérique latine et dont la destination était un port d’Afrique de l’Ouest.
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FRANCE 🇫🇷 DGDDI : une hiérarchie qui ne respecte pas les engagements de la DNRED
Par Marc Fiévet – Aviseur International NS 55
La Douane française est schizophrène. Elle a un service de terrain qui prend des risques, et une direction générale qui les renie dès que le risque devient judiciaire.
J’en suis la preuve vivante : 3888 jours de prison, 4 pays, pour avoir fait ce que la Douane m’avait demandé de faire.
1. L’engagement de terrain : le cargo Melor
Au début des années 90, la DNRED veut infiltrer une organisation qui importe de la cocaïne via l’IRA. Le plan : acheter un cargo.
La DNRED finance 50% du cargo Melor. Les 50% restants sont apportés à Rotterdam par John Hector, officier du HM Customs & Excise britannique, avec du cash provenant du narcotrafiquant anglais John Short. Je suis l’agent embarqué, sous le matricule NS 55.
À l’époque, HM Customs & Excise est la référence mondiale. C’est elle qui fait 75% des saisies de drogue au Royaume-Uni. Elle a ses cutters, ses rummagers, son National Investigation Service. Elle travaille main dans la main avec la DNRED. Il n’y a pas de SOCA, pas de NCA. Il y a des hommes qui se font confiance d’une rive à l’autre de la Manche.
2. La preuve que Paris savait : la déclaration Garcia
Quand je suis arrêté à Madrid et que l’Espagne veut m’extrader vers Londres, la France intervient. Pas par un coup de fil, par une déclaration officielle devant l’Audiencia Nacional de Madrid.
L’attaché des Douanes françaises à Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia, déclare devant les magistrats :
« The Defence in its allegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs Attaché at the French Embassy in Madrid, and that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France. »
Traduction : Je suis informateur des douanes, agent infiltré, et M. Garcia déclare cela au nom du Directeur Général des Douanes de France.
Il n’y a pas plus officiel. Ce n’est pas la DNRED qui parle dans un couloir. C’est le représentant de la DGDDI à l’étranger, qui engage le Directeur Général devant une cour étrangère.
3. Le revirement : la hiérarchie ne respecte pas l’engagement
Une fois extradé, une fois écroué en Angleterre, le discours change à Paris.
Le directeur de la DNRED, lui, confirme. Il déclare que j’ai bien renseigné ses services. Mais le Directeur Général de la DGDDI, lui, refuse d’intervenir. Refuse d’envoyer une attestation officielle à la justice britannique, refuse de confirmer l’opération conjointe, refuse la protection fonctionnelle.
Pourquoi ? La réponse est dans le référé de la Cour des Comptes du 7 novembre 2024 sur la DNRED (S2024-1375) :
« une gestion opaque des aviseurs sans dispositif de contrôle hiérarchique ; […] une absence de supervision de la DNRED de la part de ses autorités hiérarchiques pendant plusieurs années (DGDDI et cabinet du ministre). »
La DNRED prend des engagements sur le terrain. La DGDDI les tolère tant qu’ils rapportent. Et quand l’agent se fait prendre, la DGDDI dit : « Ce n’était pas une opération officielle, c’était un aviseur occasionnel ».
4. Pourquoi HM Customs a été démantelée, et pas nous
Au Royaume-Uni, on a tiré les leçons. Le scandale London City Bond en 2002 a montré que HM Customs ne pouvait pas être à la fois enquêteur et procureur. Gordon Brown l’a dissoute en 2005 pour créer HMRC (le percepteur) et a transféré la lutte anti-drogue à SOCA en 2006, puis à la NCA en 2013. On a séparé le percepteur du flic.
En France, on n’a rien séparé. On a gardé la DGDDI qui encaisse la TVA et qui, en même temps, est censée superviser la DNRED qui fait de l’infiltration. Résultat : quand il faut assumer, personne n’assume.
La protection fonctionnelle ? Le guide de la CGT Douanes mis à jour le 28 octobre 2026 le rappelle : l’administration doit protéger l’agent victime d’attaques liées à ses fonctions. Sauf que si tu n’es pas « agent », mais « aviseur », tu n’as droit à rien. C’est l’Absurdistan juridico-administratif que je dénonçais en 2022.
Garcia a parlé au nom du DG. La DNRED a reconnu. Le DG a refusé d’intervenir. Et j’ai fait 3888 jours de taule en Espagne, Angleterre, Canada et France.
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