FRANCE 🇨🇵 (opération #Corner): le blanchiment d’argent menace de « diluer la distinction entre économie légale et économie illégale », selon un rapport de la police judiciaire

Le document confidentiel, que « Le Monde » a pu consulter, alerte sur les menées de groupes criminels hautement spécialisés, souples, résilients et particulièrement efficaces.

L’opération, baptisée « Corner », a été menée discrètement au premier semestre. Sous l’égide d’une « task force narco-blanchiment », rien que ça, une liste de plusieurs dizaines de commerces de proximité suspectés de blanchiment a été établie puis contrôlée en deux vagues, en février et mai. Quel exploit !

Environ 80 contrôles se révèlent positifs à travers le pays, dans plus de 45 départements ; une dizaine de commerces sont aussitôt fermés, douze autres font l’objet d’une instruction en vue de leur fermeture…

Et le blanchiment via les compagnies Offshores, toujours pas d’opérations en vue!

Les deux sont du blanchiment – sauf que l’un a une cravate et l’autre un tablier.

Techniquement, c’est la même infraction pénale : Article 324-1 du Code pénal, 5 ans et 375 000€, pareil pour le petit kebab et la LTD aux Caïmans.

Mais dans la pratique, c’est deux mondes :

1. Le petit commerce en France (bar, kebab, salon de coiffure, car-wash)

  • Méthode : tu injectes du cash sale dans le chiffre d’affaires. Classique, manuel, risqué.
  • Montants : 10k à 200k€/an. Très vite repéré par TRACFIN si le ratio cash / CB explose.
  • Risque : contrôle URSSAF, fisc, voisin qui balance. Tu prends vite.
  • Dans l’imaginaire collectif : c’est « voyou », c’est visible.

2. L’offshore via compagnie écran

  • Méthode : société LTD à Malte, LLC au Delaware, fondation au Panama, à Monaco, au Liechtenstein ou Gibraltar. Factures de consulting bidons, prêts intra-groupe, trusts. L’argent est déjà « propre » sur le papier.
  • Montants : millions, milliards. C’est industriel.
  • Risque : quasi nul si bien fait, protégé par secret bancaire, avocats fiscalistes à 800€/h, et surtout… par les mêmes hauts fonctionnaires de Bercy qui font les allers-retours. Les joies du pantouflage !
  • Dans l’imaginaire collectif : c’est « optimisation », « ingénierie », on met un costume.

Plus honorable ?

Non. C’est même l’inverse moralement :

Le petit commerce blanchit souvent de la petite délinquance pour survivre, il paie quand même TVA, charges, il fait tourner un quartier.

L’offshore blanchit de la fraude fiscale massive, de la corruption, parfois de l’argent public détourné. Et c’est justement l’argent qui aurait dû financer les hôpitaux et les écoles que les ‘mecs’ de Bercy sont censés défendre. La Cour des comptes elle-même pointait que les rédacteurs des lois fiscales sont ceux qui connaissent les failles pour les vendre au privé après pantouflage.

Donc sur le plan pénal, pareil. Sur le plan de la dangerosité sociale, l’offshore est 1000x plus grave, mais 1000x moins puni. C’est tout le scandale des « Intouchables d’État ».

Quant au TRACFIN …

Pourquoi Tracfin chope le kebab à 30k€ et rate la LTD à 30M€ ?

1. Tracfin est aveugle à la base

  • TRACFIN ne fouille pas lui-même. Il attend des déclarations de soupçon des banques.
  • Les banques françaises sont obligées de balancer si tu déposes 10k€ cash d’un coup. Alerte au TRACFIN

2. Les montants qui ne font pas « sale »

  • Kebab qui fait +40% de cash en 3 mois : ça clignote rouge direct. Algorithme simple.
  • Société offshore qui facture 2M€ de « conseil en stratégie » à une filiale française : pour la banque française, c’est une facture normale, avec TVA, contrat. L’algorithme voit rien.

3. Les moyens humains

TRACFIN : ~ 200 agents pour toute la France

Un gros cabinet d’avocats fiscalistes à Paris : 300 avocats juste pour monter les structures des offshores.

Résultat, quand TRACFIN tombe sur un montage avec 3 trusts, 2 holdings au Luxembourg, une fondation au Panama ou ailleurs, les agents n’ont ni le temps, ni l’expertise pour exploiter. Ils classent ou refilent l’affaire au Parquet National Financier qui est déjà sous l’eau !

4. Le pantouflage

C’est le cœur du réacteur. Ceux qui écrivent les règles anti-blanchiment à Bercy sont les mêmes qui, 2 ans après, vont bosser à 20k€/mois dans le cabinet qui aide les clients à les contourner. Ils connaissent par cœur où sont les trous.

Exemple concret : la loi Sapin 2 anti-corruption de 2016. Très bien écrite. Sauf qu’elle prévoit que les « prêts intra-groupe internationaux » ne sont pas concernés par certains contrôles.

CONCLUSION

Petit commerce = cash visible en France et TRACFIN le voit !

Offshore = Tous documents en ordre hors de France et TRACFIN ne le voit pas

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C’est pas un bug du système, c’est le système.

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FRANCE 🇫🇷 (Permis de conduire) : la loi RIPOST et les conducteurs automobiles s’adonnant à la fumette

C’est une petite révolution en matière de permis de conduire. Il peut désormais être suspendu même sans avoir conduit.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi RIPOST, le préfet peut suspendre provisoirement le permis de conduire d’une personne faisant l’objet d’un procès-verbal pour usage illicite de stupéfiants commis en réitération, alors même qu’elle n’a pas été contrôlée au volant.

Source

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FRANCE 🇫🇷 (Tremblay-en-France) : une vingtaine de kilos de cocaïne découverte… dans les couettes d’un avion d’Air France

Comment ce carton de cocaïne a-t-il bien pu atterrir dans un paquet de couettes à nettoyer ? On imagine en tout cas la mine éberluée de ceux qui ont fait cette découverte incongrue. C’était samedi après-midi 22 août, dans une entreprise de nettoyage située à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (Trafic de stups) : « Nous faisons face à des comportements marqués par l’hyperviolence, avec peu de limites dans le passage à l’acte »

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, évoque, dans un entretien au « Monde », les faits de violence liés au narcotrafic dans sa ville et dresse un état des lieux des évolutions des réseaux criminels et de la lutte antistupéfiants.

Les phénomènes criminels liés aux trafics de stupéfiants sont particulièrement prégnants dans cette ville, tant en raison de la puissance des groupes organisés locaux que de la proximité de Marseille et de la frontière italienne.

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FRANCE 🇫🇷 : Hommage à Jean-Henri HOGUET

par Éric de Verdelhan

« J’avais un camarade. De meilleur il n’en est pas/… Nous allions comme deux frères, marchant d’un même pas.} Bis » (Chant de marche de la Légion Étrangère)

En ce jour de la commémoration de la bataille de Camerone (30 avril 1863), je ne vais pas écrire un de mes articles vachards habituels. Je ne vais pas fustiger la bande d’incapables qui entoure Macron, l’insécurité, le diktat des minorités, l’immigration-invasion, les matamores qui appellent à la guerre contre Poutine ou contre les mollahs iraniens (au risque de déclencher un conflit mondial), le terrorisme écologique, les LGBT++ qui voudraient nous imposer leurs mœurs, la mort programmée de nos industries, l’effondrement de notre pauvre pays qui fut jadis une grande nation, etc.

Oublions quelques instants la médiocrité de notre époque décadente. Aujourd’hui, date anniversaire de Camerone, je veux parler d’un officier de Légion Étrangère, un ami, décédé il y a plus d’une semaine mais dont je n’ai appris la disparition que très récemment par mes amis Légionnaires. Ce camarade est mort à un âge respectable et même canonique, 94 ou 95 ans, après une vie bien remplie durant laquelle il aura su prendre tous les risques. Il s’appelait Jean-Henri Hoguet et son nom n’est connu que dans le milieu des Douanes. C’est lui qui est, entre autres, à l’origine du corps des OPJ (1) chez les gabelous. C’est encore lui qui a créé le Musée de la Douane de Bordeaux. Il est aussi l’auteur d’un livre sur son engagement au service de la nation (2), car Jean-Henri Hoguet – que nous appelions simplement Jean – était d’abord et avant tout un grand commis de l’État, un haut fonctionnaire exemplaire qui ne confondait pas « servir » et « se servir ». Il était officier de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, décoré de la Croix de la Valeur Militaire en Algérie, des Palmes Académiques, et de quelques autres décorations.

Jean-Henri Hoguet est né en Indochine où son père était, je crois, administrateur colonial. Après des études de droit, il entre sur concours dans l’inspection des Douanes. Jeune marié au début de la guerre d’Algérie, il est appelé sous les drapeaux et, compte tenu de son niveau, on l’envoie faire un peloton d’EOR à Saint-Maixent-l’École. À sa sortie, sous-lieutenant, il est affecté dans la « biffe » en Allemagne, mais lui, il veut défendre son pays. Il fait des pieds et des mains pour partir en Algérie. Ce sera dans la Légion Étrangère où, comme chef de section, ce petit homme qui avait un physique (et des colères) à la Louis de Funès, saura en imposer aux vieux Légionnaires avec l’autorité naturelle et le charisme des vrais chefs. Après son temps de service, la Légion voudra le garder mais il aspire à retrouver sa jeune épouse et son poste d’inspecteur dans les Douanes. Dans le corps des Douanes, il gravira tous les échelons jusqu’au poste de directeur régional « sans me prostituer et sans être franc-maçon » aimait-il dire. En fin de carrière, son grade dans la hiérarchie des Douanes était l’équivalent de général de division ou de corps d’armée. Avec nous, il était lieutenant de la Légion Étrangère.

J’ai connu Jean Hoguet il y a… bien longtemps. À l’époque où mon camarade, mon « presque frère », le lieutenant-colonel Bernard Jean, était président de la section départementale de l’« Union Nationale des Parachutistes », il avait réuni, en marge de la section, un petit groupe d’amis qu’il avait baptisé « les vieilles suspentes ». Cette fine équipe se réunissait au moins une fois par mois, chez l’un ou l’autre, parfois aussi au restaurant, autour d’agapes bien arrosées. Notre doyen était Jean Hoguet. Venait ensuite, en ordre d’âge décroissant, Guy, ingénieur agronome, directeur de coopérative, qui avait servi en Algérie comme sergent appelé dans l’Armée de l’Air. Puis Jean-Pierre, parachutiste au 3e RPC de Bigeard en Algérie ; décoré de la Médaille Militaire comme grenadier-voltigeur de 1re classe. Autodidacte, il avait exercé de nombreux métiers avant de monter sa propre boite, une auto-école, et de s’initier au pilotage au sein d’un aéroclub. Puis Bernard, l’élément fédérateur de notre groupe, lieutenant-colonel para, moniteur de « chuteurs-ops » (3). Avec plus d’une dizaine d’Opex et deux blessures à son actif, il était l’un des officiers supérieurs les plus décorés de sa génération. Puis Alain, patron d’une entreprise du bâtiment, qui avait fait son service militaire comme caporal-chef ou sergent chez les paras, et qui était trésorier de notre section quand Bernard en était le président.

Alain, c’était un seigneur : marié trois fois, il avait construit trois maisons sur le même terrain ; une pour chacune de ses femmes, comme les trois petits cochons de Disney. Le sixième et dernier membre de cette fine équipe de joyeux drilles, le plus jeune (ou le moins vieux ?), c’était moi. Nous avions eu des parcours très différents ; nous étions de milieux sociaux et de grades différents, mais nous partagions les mêmes valeurs, avec cependant quelques nuances : Jean et Jean-Pierre étaient gaullistes purs et durs, les quatre autres n’avaient pas, tant s’en faut, le culte du Grand Charles. Lors de nos rencontres, Bernard et moi nous chantions « Maréchal nous voilà ! » quand Jean arrivait, et à chaque fois il éclatait de rire et nous disait : « Taisez-vous donc, bande de cons ! ».

À l’heure où j’écris ces lignes, mes camarades ont tous « rejoint l’Archange » (4) comme on dit chez les paras. La camarde n’aura respecté ni la chronologie ni l’ordre hiérarchique puisque Jean était « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Le crabe et le coronavirus en ont tué quatre ; Jean Hoguet, lui, est mort de vieillesse. Je reste seul et je pense à eux ; mes amis ne meurent jamais. Ma mémoire est sélective et je pense aussi, souvent, aux bons moments vécus ensemble. Quand j’ai appris le décès de Jean Hoguet, j’ai levé mon verre aux hommes libres ; à ceux qui, tout au long d’une vie, n’ont pas levé le doigt mouillé de la prudence pour savoir d’où vient le vent ; à ceux qui ont traversé les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant ; à ceux qui traitent les « élites », les gens de pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, de la même manière qu’on traite le vulgum pecus ; à ceux qui ont choisi de porter le béret vert de la Légion ou le béret rouge des parachutistes, par idéal  ou par goût de l’aventure ; à ceux qui savent chanter « Eugénie », « Fanchon », « Être et durer », « les Lansquenets », ou « J’avais un camarade » à la fin d’agapes ou de beuveries en hommage à leurs camarades disparus.

Depuis deux ans, Jean Hoguet avait quitté la région. Il vivait dans un EHPAD près de Toulouse. Sa fille m’avait demandé de ne plus lui envoyer de mails car il perdait la tête et voyait mal. On ne pouvait plus lui téléphoner, il n’entendait plus rien. Je ne sais pas si sa fin a été pénible mais je sais, il me l’avait dit, qu’il n’avait plus envie de vivre. Il était l’archétype – presque caricatural – de l’homme d’action or, dans notre monde aseptisé, il y a deux sortes de gens : ceux qui vont faire les choses et ceux qui les font. Jean, c’était aussi une grande culture, un attachement viscéral à son pays et un humour parfois féroce. Une capacité à rire qui cachait peut-être, sans doute, la tristesse de voir disparaître un monde qu’il avait aimé, le désarroi de vivre la fin d’une civilisation. En évoquant sa mémoire, je pense à cette citation de Chris Marker – qu’on attribue souvent à Victor Hugo, Oscar Wilde, Boris Vian, Paul Valéry, voire Winston Churchill : « L’humour est la politesse du désespoir ».

Éric de Verdelhan

1) OPJ : Officier de Police Judiciaire
2) « Au service de l’État à travers la Douane – 1954-1996 », de Jean-Henri Hoguet ; L’Harmattan ; 2004.
3) « Chuteurs Ops », chuteurs opérationnels en jargon militaire
4) Il s’agit de l’Archange Saint-Michel, le saint patron des parachutistes.

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FRANCE 🇫🇷 (Scanner douanier) : 10 ans de retard. Je me gausse!

Des milliers de tonnes de marchandises transitent chaque jour par les ports français.

Le matin du tournage, les douaniers ont repéré plusieurs conteneurs suspects en provenance de Colombie. Une fois ciblés et extraits du chargement, un drôle de ballet commence autour d’eux. Le camion qui en fait lentement le tour est en fait un nouveau scanner mobile ultra-performant.

« En une minute trente, vous avez une image de l’intérieur. L’idée, c’est bien de passer un maximum de conteneurs au scan et de n’ouvrir que ceux pour lesquels on aura un doute, d’aller au but« , explique Pierre Laurent, le chef divisionnaire des Douanes de Dunkerque. 

Ce jour-là, rien d’anormal dans ces bidons de purée de banane. Mais en février dernier, grâce à ce même scanner, les douaniers avaient fait une saisie record. 13 tonnes de cocaïne cachées dans ces conteneurs, une première à Dunkerque. Le mois dernier, c’est au port du Havre, et grâce à la même technologie, qu’une saisie de 2,5 tonnes de cannabis a été opérée.

Les saisies de drogue ont bondi de 30% depuis le début de l’année. 

source

WORLWIDE (NARCOTRAFIC MARITIME) : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

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FRANCE 🇫🇷 : On forme l’élite. On la dope aussi

Après les jeunes cadres. Après les open-spaces.

Remontons la filière !

La cocaïne ne débarque pas avec le premier CDI. Elle est déjà là. Dans les sacs. Dans les BDE. Dans les périodes de partiels.

Dans les grandes écoles, on ne parle pas de « drogue ». On parle de « tenir ».
Tenir 72 H 00 d’inté. Tenir les oraux. Tenir le rythme des assos + cours + recherche de stage à 2000€/mois.
On sélectionne les meilleurs. On les presse. Et on ne pose jamais la question : « comment tu y arrives ? »

À 23 ans, à la sortie, certains n’ont jamais connu le travail sans. Ils arrivent en banque, en conseil, en audit, déjà rodés. 4 ans d’avance. Sur la performance. Et sur la dépendance.

L’OFDT le confirme : la conso de cocaïne explose chez les 18-25 diplômés du supérieur. Les infirmeries d’école voient défiler les crashs et les angoisses.

Les meilleurs associés des dealers ne sont pas à Dubaï. Ils sont dans le très respectable système éducatif. Et ils sont intouchables. Comme certains cadres de nos ministères.

Tant qu’on félicitera le résultat sans regarder la méthode, on continuera de fabriquer des élites dopées.
Et de s’étonner qu’elles se détruisent pour rester à la hauteur.


À lire ou relire sur Aviseur International :

  1. Le constat chez les jeunes cadres
  2. Le business et l’omerta

En cas de difficulté : Drogues Info Service 0 800 23 13 13 – Appel anonyme et gratuit 7j/7.

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FRANCE 🇨🇵 (Monde des sniffeurs) : la cocaïne est devenu le carburant des jeunes cadres

« On veut que tu sois bon, mais personne ne veut savoir comment tu y arrives » : la cocaïne, carburant empoisonné des jeunes cadres

Performer, être compétente, faire son chiffre, enchaîner les heures, être smart, sharp (vif d’esprit), crédible… Julia (toutes les personnes interrogées dans cet article ont souhaité être anonymes) connaît par cœur les règles de son milieu professionnel : le conseil en investissement. Cette femme de 28 ans s’est forgé son réseau en étant toujours disponible et efficace. Son carburant ? La cocaïne, en « microdose » tout au long de la journée. La quantité de poudre nécessaire ? Une dose dans chaque narine qui tient dans l’ongle long de son petit doigt. La fréquence ? Avant chaque rendez-vous important, parfois jusqu’à six fois par jour. Quelques précautions : avoir toujours deux ou trois dealeurs dans son répertoire. S’arrêter avant 20 heures pour éviter les insomnies.

Source


COMPLÉMENT : L’usine à cadres dopés

« Sois excellent. Démerde-toi. »
C’est le contrat moral des grandes écoles. Et c’est là que commence la coke.

On arrête l’hypocrisie : le « carburant empoisonné » des jeunes cadres ne débarque pas avec le premier CDI. Il est déjà dans les sacs à dos.

Dans les écoles, on l’appelle comment ?
Un « coup de pouce ». Pour tenir le BDE de 3 jours. Pour réviser 48h d’affilée. Pour briller en entretien chez Goldman ou McKinsey. Pour encaisser le mépris des associés en stage.

Pourquoi ça prend ?
Parce que tout est calibré pour ça.
La compétition. Le classement. Les assos à faire tourner. Les stages à 2000€ à 20 ans. Les nuits blanches vendues comme un badge d’honneur.
On sélectionne les meilleurs, on les presse, et on ferme les yeux sur la méthode. Tant que les notes tombent et que le réseau brille.

Résultat : à 23 ans, à la sortie, certains n’ont jamais connu le travail sans. Ils arrivent en banque, en conseil, en trading, avec 4 ans d’avance sur la dépendance.

L’OFDT le dit : la conso de cocaïne explose chez les diplômés du supérieur. Les infirmeries d’école voient défiler les insomnies, les angoisses, les descentes.

Le fond du problème
On forme une élite à la performance à tout prix. Et on fait semblant de découvrir, 5 ans plus tard, qu’elle se détruit pour y arriver.

Tant qu’on félicitera le résultat sans questionner le prix, la coke restera ce qu’elle est déjà : le mode de fonctionnement officiel, mais officieux, d’une partie de l’élite française.


Besoin d’aide ? Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 – Anonyme, gratuit, 7j/7.

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En France, les responsables de cette hyper banalisation à l’insu de leur plein gré sont:

HEC Paris N°1 en France. Réseau énorme en banque d’investissement, PE, conseil Goldman Sachs, JP Morgan, McKinsey, BCG, CAC40

ESSEC Très forte en finance de marché, asset management, marketing luxe BNP Paribas, Société Générale, LVMH, Kering

ESCP La plus internationale. Très banque + commerce international Banques, Trading, Audit, E-commerce
EM Lyon Entrepreneuriale + très forte en conseil et commerce Conseil, Grande distribution, Banque commerciale

EDHEC N°1 en finance de marché et gestion d’actifs en France Traders, Gestionnaires de fonds, Banque


Après ça  Audencia, Grenoble EM, SKEMA, Neoma : très bien pour commerce, marketing, banque de détail.

2. Pour l’INDUSTRIE / TECH / CAC40
Là ce sont les Écoles d’ingénieurs « A+ »
École

Pourquoi c’est visé

Débouchés type Polytechnique – X

Le Graal. Accès direct direction générale, corps d’état, industrie lourde TotalEnergies, Airbus, Thales, Ministère, BCG
Mines Paris – PSL Réseau industriel + financier incroyable Industrie, Énergie, Conseil en strat, Finance
CentraleSupélec Polyvalente ingénieur + management. Très prisée CAC40 Airbus, Safran, L’Oréal, BCG, Banque
Ponts ParisTech Industrie, BTP, Énergie, Conseil Vinci, EDF, Eiffage, Conseil
ENSTA, Télécom Paris Tech, Data, Cybersécurité GAFA, Banques, Industrie 4.0


3. Pour COMMERCE / MARKETING / GRANDE DISTRIBUTION
Mix des deux + écoles spécialisées

  1. HEC, ESSEC, EM Lyon : Marketing, Luxe, Retail
  2. Institut Paul Bocuse, Vatel : Hôtellerie, Luxe
  3. Dauphine – PSL : Université mais niveau « grande école ». Roi de la finance et assurance

Les 3 règles qui font la différence

  1. Le réseau Alumni : 70% des jobs se chopent via l’école. HEC, X, Mines ont les plus gros réseaux CAC40.
  2. Les doubles diplômes : Ingénieur + Commerce = profil roi pour devenir DG/CEO d’industriel. Ex: X + HEC, Centrale + ESSEC
  3. Les stages : Dès la 1ère année viser stage en banque d’affaires, conseil, ou grand groupe industriel.

En résumé rapide

  • Tu veux être trader, banquier d’affaires, consultant → HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, Dauphine
  • Tu veux être DG d’industriel, diriger Airbus/Total → X, Mines, Centrale, Ponts
  • Tu veux être DG de LVMH, L’Oréal, Carrefour → HEC, ESSEC, EM Lyon + parfois ingénieur

Et tu es prêt à tout pour y arriver…

Les meilleurs associés des dealers ne sont pas à Dubaï, ils sont dans le très respectable système éducatif, mais ceux-là sont intouchables.  Comme les cadres de nos ministères !

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FRANCE 🇫🇷 (Assemblée nationale) : bientôt des tests antidrogue obligatoires et inopinés ?

Le député Horizons François Jolivet demande à Yaël Braun-Pivet d’instaurer des tests antidrogue obligatoires et inopinés pour l’ensemble des députés et du personnel de l’Assemblée nationale.

Une pétition demandant ces tests est en ligne.

La pétition

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FRANCE 🇫🇷 (#PNACO) : la PJ a interpellé 10 personnes dans l’enquête qui a suivi l’assassinat de Mehdi Kessaci

Dix personnes ont été interpellées lundi 23 mars au matin par la police judiciaire, quatre mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, a appris franceinfo auprès du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Ces individus ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault, puis placés en garde à vue, indique le Pnaco à franceinfo. Ils sont soupçonnés d’avoir fourni de l’aide, ou d’avoir aidé à faire disparaître des preuves.

LIRE

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FRANCE 🇨🇵 (Lutte contre la criminalité organisée) : le programme de la Gendarmerie dévoilée

Ce dossier spécial dresse un état des lieux de la criminalité organisée en France et montre comment la gendarmerie se mobilise pour mener cette bataille de longue haleine.

Des enjeux stratégiques au travail de terrain, du renseignement aux interpellations à haut risque, de la métropole à l’outre‑mer, il vous emmène au cœur de l’action et de l’engagement des enquêteurs, analystes et experts qui, chaque jour, combattent cette menace majeure.

Lire

Quel intérêt de publier le programme de la mobilisation de la Gendarmerie, si ce n’est que pour donner aux membres de la criminalité organisée, des éléments importants pour réagir.

Aucune personne honnête ne peut imaginer que la Gendarmerie ne fasse pas le maximum pour lutter contre cette plaie de notre siècle. Alors, merci de moins communiquer sur vos programmes de lutte qui devraient rester secret, ça me semble élémentaire!

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FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : quand Marc Fievet parlait du #DGDDI François Auvigne

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FRANCE 🇫🇷 (Bercy, un univers impitoyable) : le DRFPI d’Île-de-France et de Paris Hugues #Bied-Charreton a été démissionné

 » CHEMSEX « 

C’est le Journal Officiel qui nous informe par décret publié le 20 février 2026 qu’il est mis fin à sa demande aux fonctions de directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris de Hugues BIED-CHARRETON, administrateur de l’État du troisième grade. Mais Il est réintégré dans les cadres du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.

Michel STOUMBOFF , un conseiller de Sébastien Lecornu également remercié

Michel Stoumboff aurait été remercié après avoir fait une overdose de drogue lors d’une soirée. Matignon et les services les plus prestigieux de l’État veulent ainsi montrer l’exemple, alors qu’une loi de lutte contre le narcotrafic a été promulguée en juin 2025.

 

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Par contre toujours aucune décision de prise par messieurs Nuñez et Darmanin pour contrôler la population constituée par les ministres, les conseillers ministériels et tous les hauts fonctionnaires pour que des tests soient pratiqués régulièrement. 

La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat sur inspiration directe de hauts fonctionnaires.

Ces élus et ces hauts fonctionnaires ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)

Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus et hauts fonctionnaires ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.

Une pétition existe

Pour la

signer

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FRANCE 🇨🇵 (#BERCY) : à la #DRFIP (Direction régionale des finances publiques), on maintient le salaire du haut fonctionnaire qui a organisé une soirée #chemsex

C’est juré, personne ne savait rien et nos plus fins limiers des services spéciaux regardaient ailleurs.

Le directeur régional des finances publiques avait organisé une partie fine collective sous drogues dures de type #chemsex dans son appartement à Paris.

Un des invités, un conseiller de #Matignon, a fait une overdose.

Intervention des secours pour réanimer ce conseiller du Premier ministre.

Du coup, suspension pour l’organisateur (et haut fonctionnaire des finances), mais avec maintien de salaire et fin de contrat pour le consommateur (et conseiller), avec publication au Journal officiel.


Une enquête judiciaire est en cours pour usage et facilitation de l’usage de stupéfiants qui saura être d’une extraordinaire prudence.

Attention aux retours de bâton !

Il faut savoir se protéger… Une carrière est si vite foutue en l’air.  Dans ces affaires, la franchise et le factuel ne sont que des paramètres emmerdants à contrôler par des cadres « responsables ».

Y aura-t-il un classement vertical ?

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FRANCE 🇫🇷 (La Turbie) : contrôle douanier et saisie de stups

Plus de 240 kg de résine de cannabis et plus de 67 kg de cocaïne saisis par les douanes à la Turbie

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur l’affaire Fievet aka NS55

A l’attention des DG de la DGDDI Jean Dominique COMOLLI, Jean Luc VIALA, Pierre Mathieu DUHAMEL, François AUVIGNE, Alain CADIOU, François MONGIN, Jérôme FOURNEL, Hélène CROCQUEVIELLE, Rodolphe GINTZ, Isabelle Braun-Lemaire et Florian COLAS

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FRANCE 🇫🇷 (Gard) : les douaniers interpellent un Albanais avec 33 kilos de cocaïne

Des douaniers ont interpellé un Albanais en provenance d’Espagne sur l’aire de repos de Vergèze dans le Gard alors qu’il se rendait à Lyon. L’individu se trouvait en bordure de l’autoroute A9 et transportait 33 kilos de cocaïne.

source

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : derrière le trafic de cocaïne, le serrurier préféré des stups marseillais et une enquête emblématique en sursis

Avec la participation des meilleurs

Voltigeurs, trapézistes, prestidigitateurs, jongleurs, bonimenteurs, magouilleurs, menteurs, arnaqueurs, chanteurs, falsificateurs, transporteurs, voleurs, blanchisseurs et profiteurs

Enfin tous réunis pour vous faire découvrir le monde du narco-business

Opération Trident (4/4) par Emmanuel Fansten, Ismaël Halissat

Au printemps 2023, des policiers sont suspectés d’avoir importé près de 400 kilos de cocaïne en France. Dans le dernier épisode de notre enquête, comment les méthodes des agents antistups menacent de fragiliser une autre procédure.


Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine. Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles. Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires. Une série de Libération en quatre épisodes.

En ouvrant une fenêtre sur les méthodes des policiers chargés de la lutte contre le narcotrafic à Marseille, la justice n’imaginait sans doute pas découvrir un paysage aussi dévasté. L’enquête judiciaire sur le fiasco de l’opération Trident est partie d’un soupçon de corruption visant un groupe de quelques policiers. Cette procédure, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en janvier 2024, dont des éléments ont été publiés par le Monde et le Parisien, a pris depuis une ampleur inattendue et mis en lumière une utilisation apparemment banalisée.

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (BSI de Chalon-sur-Saône) : les douaniers ont saisi 405 kilos de cocaïne dans un poids-lourd

Pas moins de 20 douaniers étaient sur l’Aire des Sablons sur l’autoroute A6 avec un maître-chien, et six agents de la DREAL.

Le véhicule ciblé, peut-être signalé, un porte-bobines transportant des plaques d’aluminium, présentant des travées difficilement accessibles, c’est grâce à l’intervention du maître-chien anti-stupéfiants et son compagnon canin qui après plusieurs marquages a permis de percer le plancher … duquel s’écoula une poudre blanche.

Sans le gabelou à quatre pattes, pas de saisie

405 kilos de cocaïne ont été saisis le 29 septembre dissimulés dans la fosse centrale dans le plancher de ce camion qui transportait des plaques d’aluminium.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : l’effarante genèse d’un trafic de coke piloté par les flics

Opération Trident (1/4) 

Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles.

Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires.

Une série de Libération en quatre épisodes.

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