SAHEL (Mali 🇲🇱, Niger 🇳🇪 et Libye 🇱🇾 : le narcotrafic au Sahara, un business florissant qui fragilise les Etats et nourrit les violences entre groupes armés

Selon le Gi-Toc, l’État islamique au Sahel (EIS) est l’un des groupes qui a le plus profité des ressources liées au trafic de cocaïne depuis la fin de l’année 2023. (© DR)

La piste de la poudre blanche reste fraîche, voire très fraîche au Sahara, selon le dernier rapport du Global Initiative against transnational organized crime (Gi-Toc), publié en août. Le phénomène avait éclaté aux yeux du grand public à l’occasion de l’affaire Air Cocaïne, en 2009, après la découverte dans le désert malien de la carcasse d’un Boeing, incendié après avoir été délesté de sa cargaison de plusieurs tonnes de drogue. Certes, les routes terrestres étaient déjà très prisées des trafiquants de cannabis depuis le début des années 1990, et elles restent secondaires par rapport aux voies maritimes, toutes substances confondues. Mais leur contrôle est très convoité par les différents acteurs armés de la région.

Ces trafics affaiblissent les États de la région, rongés en profondeur par les organisations du crime organisé qui y trouvent des complicités ou contournés et combattus par des adversaires armés enrichis par l’argent de la drogue quand les autorités tentent (très rarement) d’y mettre bon ordre. Derrière des façades politiques diverses – souverainistes, indépendantistes, djihadistes ou communautaires –, les organisations et États de la région se rendent ainsi complices d’activités illicites qui enrichissent au premier chef les mafias latino-américaines et sahéliennes, et nourrissent les tensions locales. « Les revenus issus du trafic renforcent les économies de protection, dénaturent les institutions de sécurité et incitent les acteurs armés et politiques à maintenir le statu quo », écrit l’organisation basée à Genève dans son rapport intitulé « Cocaïne et conflit : Mali, Niger et Libye ».

Les groupes armés, y compris djihadistes, au cœur du trafic

Source et plus

0000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Le Havre) : des douaniers contrôlent un conteneur et découvrent 2.500 kilos de haschich

Des douaniers ont saisi fin juin 2,5 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans des caissons métalliques dans un conteneur qui transitait par le port du Havre ont annoncé vendredi les douanes.

C’est «l’itinéraire atypique» du conteneur qui a mis la puce à l’oreille des agents : en provenance du Sénégal 🇸🇳, il était à destination de la Libye 🇱🇾 et transportait «des machines-outils». Les images obtenues lors d’un contrôle au scanner ont révélé «des anomalies compatibles avec la présence de marchandises dissimulées dans des caches spécialement aménagées», poursuit le communiqué.

source et plus

Une question se pose: l’Échelon DNRED du Havre, spécialiste d’opérations parfois douteuses, se servirait-t-il de cette cargaison pour appâter des narcotrafiquants en capacité de redistribuer une telle quantité. A une certaine époque, c’était le café qui avait fait la une et provoqué une onde de choc dont je me souviens

000000