Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
La politique anti-stups était au programme des conversations et les résultats des saisies obtenues par l’action de l’agent infiltré NS 55 provoquaient les félicitations que Michel Charasse ne manquaient d’adresser à Jean Henri Hoguet, le patron de la DNRED.
« J’avais un camarade. De meilleur il n’en est pas/…Nous allions comme deux frères, marchant d’un même pas.} Bis »(Chant de marche de la Légion Étrangère)
En ce jour de la commémoration de la bataille de Camerone (30 avril 1863), je ne vais pas écrire un de mes articles vachards habituels. Je ne vais pas fustiger la bande d’incapables qui entoure Macron, l’insécurité, le diktat des minorités, l’immigration-invasion, les matamores qui appellent à la guerre contre Poutine ou contre les mollahs iraniens (au risque de déclencher un conflit mondial), le terrorisme écologique, les LGBT++ qui voudraient nous imposer leurs mœurs, la mort programmée de nos industries, l’effondrement de notre pauvre pays qui fut jadis une grande nation, etc.
Oublions quelques instants la médiocrité de notre époque décadente. Aujourd’hui, date anniversaire de Camerone, je veux parler d’un officier de Légion Étrangère, un ami, décédé il y a plus d’une semaine mais dont je n’ai appris la disparition que très récemment par mes amis Légionnaires. Ce camarade est mort à un âge respectable et même canonique, 94 ou 95 ans, après une vie bien remplie durant laquelle il aura su prendre tous les risques. Il s’appelait Jean-Henri Hoguet et son nom n’est connu que dans le milieu des Douanes. C’est lui qui est, entre autres, à l’origine du corps des OPJ (1) chez les gabelous. C’est encore lui qui a créé le Musée de la Douane de Bordeaux. Il est aussi l’auteur d’un livre sur son engagement au service de la nation (2), car Jean-Henri Hoguet – que nous appelions simplement Jean – était d’abord et avant tout un grand commis de l’État, un haut fonctionnaire exemplaire qui ne confondait pas « servir » et « se servir ». Il était officier de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, décoré de la Croix de la Valeur Militaire en Algérie, des Palmes Académiques, et de quelques autres décorations.
Jean-Henri Hoguet est né en Indochine où son père était, je crois, administrateur colonial. Après des études de droit, il entre sur concours dans l’inspection des Douanes. Jeune marié au début de la guerre d’Algérie, il est appelé sous les drapeaux et, compte tenu de son niveau, on l’envoie faire un peloton d’EOR à Saint-Maixent-l’École. À sa sortie, sous-lieutenant, il est affecté dans la « biffe » en Allemagne, mais lui, il veut défendre son pays. Il fait des pieds et des mains pour partir en Algérie. Ce sera dans la Légion Étrangère où, comme chef de section, ce petit homme qui avait un physique (et des colères) à la Louis de Funès, saura en imposer aux vieux Légionnaires avec l’autorité naturelle et le charisme des vrais chefs. Après son temps de service, la Légion voudra le garder mais il aspire à retrouver sa jeune épouse et son poste d’inspecteur dans les Douanes. Dans le corps des Douanes, il gravira tous les échelons jusqu’au poste de directeur régional « sans me prostituer et sans être franc-maçon » aimait-il dire. En fin de carrière, son grade dans la hiérarchie des Douanes était l’équivalent de général de division ou de corps d’armée. Avec nous, il était lieutenant de la Légion Étrangère.
J’ai connu Jean Hoguet il y a… bien longtemps. À l’époque où mon camarade, mon « presque frère », le lieutenant-colonel Bernard Jean, était président de la section départementale de l’« Union Nationale des Parachutistes », il avait réuni, en marge de la section, un petit groupe d’amis qu’il avait baptisé « les vieilles suspentes ». Cette fine équipe se réunissait au moins une fois par mois, chez l’un ou l’autre, parfois aussi au restaurant, autour d’agapes bien arrosées. Notre doyen était Jean Hoguet. Venait ensuite, en ordre d’âge décroissant, Guy, ingénieur agronome, directeur de coopérative, qui avait servi en Algérie comme sergent appelé dans l’Armée de l’Air. Puis Jean-Pierre, parachutiste au 3e RPC de Bigeard en Algérie ; décoré de la Médaille Militaire comme grenadier-voltigeur de 1re classe. Autodidacte, il avait exercé de nombreux métiers avant de monter sa propre boite, une auto-école, et de s’initier au pilotage au sein d’un aéroclub. Puis Bernard, l’élément fédérateur de notre groupe, lieutenant-colonel para, moniteur de « chuteurs-ops » (3). Avec plus d’une dizaine d’Opex et deux blessures à son actif, il était l’un des officiers supérieurs les plus décorés de sa génération. Puis Alain, patron d’une entreprise du bâtiment, qui avait fait son service militaire comme caporal-chef ou sergent chez les paras, et qui était trésorier de notre section quand Bernard en était le président.
Alain, c’était un seigneur : marié trois fois, il avait construit trois maisons sur le même terrain ; une pour chacune de ses femmes, comme les trois petits cochons de Disney. Le sixième et dernier membre de cette fine équipe de joyeux drilles, le plus jeune (ou le moins vieux ?), c’était moi. Nous avions eu des parcours très différents ; nous étions de milieux sociaux et de grades différents, mais nous partagions les mêmes valeurs, avec cependant quelques nuances : Jean et Jean-Pierre étaient gaullistes purs et durs, les quatre autres n’avaient pas, tant s’en faut, le culte du Grand Charles. Lors de nos rencontres, Bernard et moi nous chantions « Maréchal nous voilà ! » quand Jean arrivait, et à chaque fois il éclatait de rire et nous disait : « Taisez-vous donc, bande de cons ! ».
À l’heure où j’écris ces lignes, mes camarades ont tous « rejoint l’Archange » (4) comme on dit chez les paras. La camarde n’aura respecté ni la chronologie ni l’ordre hiérarchique puisque Jean était « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Le crabe et le coronavirus en ont tué quatre ; Jean Hoguet, lui, est mort de vieillesse. Je reste seul et je pense à eux ; mes amis ne meurent jamais. Ma mémoire est sélective et je pense aussi, souvent, aux bons moments vécus ensemble. Quand j’ai appris le décès de Jean Hoguet, j’ai levé mon verre aux hommes libres ; à ceux qui, tout au long d’une vie, n’ont pas levé le doigt mouillé de la prudence pour savoir d’où vient le vent ; à ceux qui ont traversé les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant ; à ceux qui traitent les « élites », les gens de pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, de la même manière qu’on traite le vulgum pecus ; à ceux qui ont choisi de porter le béret vert de la Légion ou le béret rouge des parachutistes, par idéal ou par goût de l’aventure ; à ceux qui savent chanter « Eugénie », « Fanchon », « Être et durer », « les Lansquenets », ou « J’avais un camarade » à la fin d’agapes ou de beuveries en hommage à leurs camarades disparus.
Depuis deux ans, Jean Hoguet avait quitté la région. Il vivait dans un EHPAD près de Toulouse. Sa fille m’avait demandé de ne plus lui envoyer de mails car il perdait la tête et voyait mal. On ne pouvait plus lui téléphoner, il n’entendait plus rien. Je ne sais pas si sa fin a été pénible mais je sais, il me l’avait dit, qu’il n’avait plus envie de vivre. Il était l’archétype – presque caricatural – de l’homme d’action or, dans notre monde aseptisé, il y a deux sortes de gens : ceux qui vont faire les choses et ceux qui les font. Jean, c’était aussi une grande culture, un attachement viscéral à son pays et un humour parfois féroce. Une capacité à rire qui cachait peut-être, sans doute, la tristesse de voir disparaître un monde qu’il avait aimé, le désarroi de vivre la fin d’une civilisation. En évoquant sa mémoire, je pense à cette citation de Chris Marker – qu’on attribue souvent à Victor Hugo, Oscar Wilde, Boris Vian, Paul Valéry, voire Winston Churchill : « L’humour est la politesse du désespoir ».
Éric de Verdelhan
1) OPJ : Officier de Police Judiciaire 2) « Au service de l’État à travers la Douane – 1954-1996 », de Jean-Henri Hoguet ; L’Harmattan ; 2004. 3) « Chuteurs Ops », chuteurs opérationnels en jargon militaire 4) Il s’agit de l’Archange Saint-Michel, le saint patron des parachutistes.
Des douaniers ont saisi fin juin 2,5 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans des caissons métalliques dans un conteneur qui transitait par le port du Havre ont annoncé vendredi les douanes.
C’est «l’itinéraire atypique» du conteneur qui a mis la puce à l’oreille des agents : en provenance du Sénégal 🇸🇳, il était à destination de la Libye 🇱🇾 et transportait «des machines-outils». Les images obtenues lors d’un contrôle au scanner ont révélé «des anomalies compatibles avec la présence de marchandises dissimulées dans des caches spécialement aménagées», poursuit le communiqué.
Une question se pose: l’Échelon DNRED du Havre, spécialiste d’opérations parfois douteuses, se servirait-t-il de cette cargaison pour appâter des narcotrafiquants en capacité de redistribuer une telle quantité. A une certaine époque, c’était le café qui avait fait la une et provoqué une onde de choc dont je me souviens
On 22 February 1994, HMCS TERRA NOVA stopped the MV Pacifico, when the ship was boarded the authorities found its cargo hold filled with 5,385 kilograms of cocaine. With a street value of between 1 to 2 billion dollars, this is the single largest drug bust in Canadian history![1]
The story begins two years before with a police undercover operation. The intelligence gathered eventually led to the sailing of a ship from Venezuela.[2] The name marked on the ship’s hull was Pacifico and its papers stated the ship carried a load of coiled steel for a New England port. The ship’s documents were false as the true name of the vessel was MV Eve Pacific, registered in Cypress and although she was carrying a load of steel coil, there was a much larger cargo hidden inside the ships holds, destined for an unidentified port in Quebec..[3]
As the Pacifico travelled north it was shadowed by five Canadian Armed Forces Aurora maritime patrol aircraft. In addition to the RCMP, members of the Canadian Coast Guard, Fisheries Protection Services, Canadian Armed Forces and Customs and Immigration and three provincial/municipal police services were involved.[4]
When the Pacifico reached Canada’s eastern seaboard the Aurora aircraft witnessed a small fishing vessel rendezvous with the ship and cargo was transferred from the Pacifico to the FV Lady Teri-Anne on 21 February. Surprisingly the North Atlantic was unusually calm for winter and the cargo was easily moved between the two vessels.[5]
The 12 metre Lady Teri-Anne then set course for Shelburne, NS. Waiting for the unsuspecting fishing vessel was a team of 30 officers from the RCMP, CCG and Fisheries,[6] seizing the Lady Teri-Anne and arresting the crew as soon as its lines were secure to the jetty.[7]
HMCS TERRA NOVA was on a training exercise off the Nova Scotia coast and Commander Richard Malcolm Williams, Commanding Officer,[8] received orders to return to Halifax at best possible speed to embark an armed party of 16 commando trained RCMP officers.[9] By the afternoon of 22 February, TERRA NOVA was closing on the location of the Pacifico, still under surveillance by the RCAF Aurora patrol aircraft.
HMCS TERRA NOVA
The master of the freighter Captain Jurgen Kirchoff of Germany was surprised when suddenly his ship was being hailed by the Canadian Navy to stop his vessel and prepare to be boarded.[10] Kirchoff ignored TERRA NOVA’s radio call and increased speed in an attempt to outrun the destroyer.
TERRA NOVA had recently returned from the Persian Gulf and had an increased weapons systems aboard, when they met up with the 100 metre Pacifico about 100 kilometers from Shelburne, NS.[11] Kirchoff continued to ignore TERRA NOVA’s radio messages.
TERRA NOVA was prepared to fire on MV Pacifico!
When TERRA NOVA had closed with the Pacifico to less than a kilometre, Cdr Williams radioed that he was prepared to fire across the freighters bow. Kirchoff seeing the destroyer’s weapons aimed at his ship; finally radioed he would comply, stopped his engines and readied to receive the boarding party.[12]
With the Pacifico now stopped, TERRA NOVA transferred the armed RCMP boarding party to the freighter. Once aboard they seized the ship and ordered Kirchoff to set course for Halifax. TERRA NOVA continued to escort the ship until it was secured to the jetty at Shearwater where a team of RCMP and Customs officials were waiting.[13] Captain Kirchoff and his 14 crew, including two women were taken into custody.[14]
On inspection of Pacifico and Lady Teri-Anne, 5385 Kilograms of cocaine were seized. This is the largest single drug bust in Canadian history to this day! The next largest drug seizure was in November 1992, when a plane landed at Casey, QC with 4.3 tonnes of cocaine as cargo.[15]
In total nine people were charged, including 4 from New Brunswick and four from Montreal. The men from Montreal also had ties to organized crime.[16] Jurgen Kirchoff, the captain and believed owner of the Pacifico was the ninth person charged.[17]
The 14 crew members of Pacifico were released without charges and abandoned by the ship owner in Canada according to the sailor’s aid group, Missions to Seaman in Halifax. Captain Kirchoff refused to provide his crew with money to pay for expenses in Halifax and provide finances to return to their respective homes in Russia, Ukraine and the Netherlands. Kirchoff stating, “The Canadian Government illegally seized his ship and detained his crew. It is up to the government to look after them.”[18]
“The crew of His Majesty’s Canadian Ship Margaret Brooke pose for a group photo to document the ship’s first interdiction of illicit trafficking during Operation CARIBBE on 7 February 2024, in the Caribbean Sea. Credit: Canadian Armed Forces Photo.
Drug interdiction continues to be one of the missions of the RCN, wherever our sailors and ships are deployed. Since 2006 the Canadian Armed Forces have participated in OpCARIBBE, deploying CP-140 Aurora patrol aircraft and ships to the Caribbean Sea and eastern Pacific Ocean. This has included destroyers, frigates, maritime coastal defense vessels, arctic and offshore patrol ships and submarines.
In total over 123 metric tonnes of cocaine and other illegal drugs has been seized in the past seventeen years by our Royal Canadian Navy![19]
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[1] “Seized Cocaine Worth Up To $2 Billion,” Telegraph-Journal, Saint John, NB. 26 February 1994. P. 1. [2] “Cocaine,” Telegraph-Journal, Saint John. NB. 26 February 1994. p. 4. [3] “Cocaine Motherload Seized,” The Standard, St. Catharines, Ontario. 24 February 1994. p. 5. [4] “Cocaine,” Telegraph-Journal, Saint John. NB. 26 February 1994. p. 4. [5] “Drug Bust Full of Surprises for Both Smugglers, RCMP’” The Globe and Mail, Toronto, ON. 25 February 1994. p. 4. [6] “Cocaine,” Telegraph-Journal, Saint John. NB. 26 February 1994. p. 4. [7] “Drug Bust Full of Surprises for Both Smugglers, RCMP’” The Globe and Mail, Toronto, ON. 25 February 1994. p. 4. [8] For Posterity’s Sake. “HMCS TERRA NOVA”. Commanding Officers. Retrieved 21 February 2026. https://www.forposterityssake.ca/Navy/HMCS_TERRA_NOVA_259.htm [9] “Cocaine,” Telegraph-Journal, Saint John. NB. 26 February 1994. p. 4. [10] “Captain Won’t Send Crew Home After Ship Seized for Smuggling,” The Sault Star, Sault Ste. Marie, ON. 3 March 1994. p. 16. [11] “Cocaine Motherload Seized,” The Standard, St. Catharines, Ontario. 24 February 1994. p. 5. [12] “Drug Bust Full of Surprises for Both Smugglers, RCMP’” The Globe and Mail, Toronto, ON. 25 February 1994. p. 4. [13] “Cocaine Motherload Seized,” The Standard, St. Catharines, Ontario. 24 February 1994. p. 5. [14] “Drug Bust Full of Surprises for Both Smugglers, RCMP’” The Globe and Mail, Toronto, ON. 25 February 1994. p. 4. [15] “Cocaine Motherload Seized,” The Standard, St. Catharines, Ontario. 24 February 1994. p. 5. [16] “Seized Cocaine Worth Up To $2 Billion,” Telegraph-Journal, Saint John, NB. 26 February 1994. P. 1. [17] “Cocaine,” Telegraph-Journal, Saint John. NB. 26 February 1994. p. 4. [18] “Captain Won’t Send Crew Home After Ship Seized for Smuggling,” The Sault Star, Sault Ste. Marie, ON. 3 March 1994. p. 16. [19] Government of Canada. Current Operations. “Operation CARIBBE”. Retrieved 21 February 2026. https://www.canada.ca/en/department-national-defence/services/operations/military-operations/current-operations/operation-caribbe.html
Avec Gérard Schoen, l’envoyé spécial de Jérôme Fournel, qui racontait des conneries sur le plateau de « Pièces à conviction ».
Quelques semaines après sa prestation sur ce plateau de TV, Gérard Schoen se sauvera en m’apercevant et ira se planquer derrière une porte cochère accueillante !
C’est le Journal Officiel qui nous informe par décret publié le 20 février 2026 qu’il est mis fin à sa demande aux fonctions de directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris de Hugues BIED-CHARRETON, administrateur de l’État du troisième grade. Mais Il est réintégré dans les cadres du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Michel STOUMBOFF , un conseiller de Sébastien Lecornu également remercié
Michel Stoumboff aurait été remercié après avoir fait une overdose de drogue lors d’une soirée. Matignon et les services les plus prestigieux de l’État veulent ainsi montrer l’exemple, alors qu’une loi de lutte contre le narcotrafic a été promulguée en juin 2025.
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Par contre toujours aucune décision de prise par messieurs Nuñez et Darmanin pour contrôler la population constituée par les ministres, les conseillers ministériels et tous les hauts fonctionnaires pour que des tests soient pratiqués régulièrement.
La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat sur inspiration directe de hauts fonctionnaires.
Ces élus et ces hauts fonctionnaires ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)
Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus et hauts fonctionnaires ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.
La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat sur inspiration directe de hauts fonctionnaires.
Ces élus et ces hauts fonctionnaires ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)
Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus et hauts fonctionnaires ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.
Clotilde Champeyrache, chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dans le pôle sécurité, défense, renseignement, fut récemment auditionnée par une commission sénatoriale sur le financement de la criminalité organisée.
Voici quelques questions et ses réponses lues dans Marine et Océans
Derrière les saisies record, l’activité des douaniers est-elle suffisamment connue?
Oui, les douaniers manquent de reconnaissance, c’est clair. On les entend peu et c’est un regret que j’avais eu au moment de la commission sénatoriale, quand on cherchait à mieux orienter la lutte contre les trafics et à casser l’offre, on ne mentionnait pas les douanes. Ils ont été eux aussi auditionnés par la commission, mais on avait d’abord pensé à police, gendarmerie ou Ofast (Office anti-stupéfiants). Les douaniers ont une position qui est dans les faits très importante et qui n’est pas suffisamment reconnue. On ne voit pas toujours que la grande majorité des saisies de stupéfiants, de 50 à 80%, ce sont eux. Ce qui est important aussi, ce sont les armes, la contrefaçon, ils sont présents sur une multitude d’activités. Ce sont les gardiens de la frontière, du territoire. »
Payent-ils un cliché de saisies par chance?
« Tomber par hasard sur un conteneur avec des marchandises prohibées, ce n’est quasiment jamais le cas. On ne se rend pas compte que, déjà, il y a toute une politique de ciblage en amont. Dans un contexte extrêmement contraint en termes budgétaires, on ne peut pas mener des contrôles systématiques sur toutes les marchandises. Et on ne peut pas perdre de temps à faire de l’aléatoire. »
Quelle est la partie invisible de leur travail?
« Il y a un travail de renseignement du premier cercle, donc vraiment accès à des sources confidentielles en lien avec d’autres services pour faire de grosses saisies, pas de petites saisies au niveau du trafiquant, du dealer. Là on essaie d’intercepter les cargaisons et ce travail de collaboration à l’international permet aux douanes françaises d’avoir des informations venues de pays exportateurs de stupéfiants. Et en retour, les douanes communiquent à d’autres services pour permettre ces fameuses saisies en haute mer qui sont impressionnantes en termes de volume. Ce travail de renseignement, c’est un peu l’opposé de l’opération +place nette+ qui va être mise en scène. Là, au contraire, on est plutôt sur des logiques d’infiltration à long terme, de livraisons surveillées, tous ces processus qui impliquent les personnes parfois au risque de leur vie. C’est du travail de l’ombre. Ils mériteraient d’avoir plus d’effectifs pour articuler encore mieux l’approche marchandise et l’approche filière criminelle. »
Quels sont les obstacles?
« Le contrôle dans les ports est complexe à mener. Il y a des pressions économiques, parfois un peu d’intimidation. Les douaniers ne sont pas forcément les bienvenus quand ils doivent travailler, donc ce n’est pas un métier facile. Il y a une problématique montante aussi dans le trafic de stupéfiants, c’est l’envoi par colis postaux. Et il y a des dispositions économiques qui sont prises au détriment de la sécurité. La Poste a obligation de se soumettre au contrôle douanier, mais tout ce qui est prestataire de services qu’on appelle les +expressistes+ (colis express du privé, ndlr), eux, ne sont pas assujettis à ces mêmes obligations. Donc, on crée des prestations qui sont problématiques par rapport à ces flux de produits prohibés. »
Mais il n’y a pas que les douaniers qui soient insuffisamment reconnus, les agents infiltrés et les aviseurs, indispensables sources de nombreuses opérations importantes, sont également insuffisamment reconnus, lorsqu’ils ne sont pas totalement oubliés, voire même lâchés par la haute hiérarchie douanière.
L’exemple de Marc Fievet, AKA NS 55 en est un des meilleurs exemples où l’on constate le refus d’assurer des engagements pris par les dirigeants de la DNRED, Jean Paul Garcia, l’attaché DGDDI à Madrid, Bernard Pouyanné #DNRED, Jean Puons DNRED, Philippe Galy, l’attaché DGDDI à Londres, Christian Gatard et Bernard ROUX, l’attaché de la #DGDDI à Washington D.C. lors des innombrables visites qu’ils rendirent à Fievet, aussi bien en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France, pour lui demander de plaider coupable et de taire sa qualité d’infiltré pour ne pas déranger les opérations menées par HM Customs excise et RCMP/GRC.
N’hésitant pas à pratiquer un chantage inacceptable de la part de fonctionnaires et allant jusqu’à demander aux témoins de cette période et de leurs conseiller de se taire et que tout s’arrangerait dès le retour de Fievet en France.
François AUVIGNE
C’est François Auvigne, un DG de la DGDDI, de passage, qui déclara qu’il n’avait pas à assumer les décisions de ses prédécesseurs ne réussissant qu’à démontrer sa lâcheté, allant jusqu’à se planquer derrière ses jeunes enfants lorsque Fievet chercha à le rencontrer chez lui rue d’Assas. Il réussit aussi à ce que son épouse Sophie Auvigne, fasse en sorte que jamais la radio, dans laquelle elle s’exprime régulièrement, n’aborde le cas Fievet.
Seuls Jean Henri Hoguet de la DNED, puis DNRED et Yves Bonnet, ex Directeur de la DST se sont clairement exprimés sur la situation de Marc Fievet, n’hésitant pas à clairement reprocher la lâcheté dont a fait preuve la Douane française.
Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.
Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.
Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.
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C’est l’histoire du lâchage de NS 55 de la #DNRED
Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et saisissent ou/et font saisir plus de 105 tonnes de stups
En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un brooker présumé de la Cosa Nostra. Fievet, se sentant en danger, demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais !
Le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.
Onze ans derrière les barreaux
Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» par la DGGDI, la direction générale de la Douane Française et en particulier par Francois Auvigne malgré l’intervention de Jean Puons, le patron de la DNRED.
Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» a réclamé un dédommagement à l’État français en vain, des énarques de Bercy ayant réécrit les faits pour dégager LA DOUANE FRANÇAISE de toutes responsabilités. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.
Le scénario original a été modifié suite aux pressions de Jérôme Fournel, alors DG de la Douane Française et les dialogues modifiés par Gilles Lellouche et Tahar Rahim.
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En septembre 2025, Vincent Thomazo, secrétaire général de l’AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones) a publié sur Facebook
FRANCE (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans
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🟥🟥 MARC FIÉVET : HÉROS TRAHI PAR L’ÉTAT FRANÇAIS 🟥🟥 UN SCANDALE D’ÉTAT ÉTOUFFÉ DEPUIS 30 ANS
Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises. Résultat :
✅ 23 opérations de haut niveau menées à bien ✅ Des tonnes de drogue saisies ✅ Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés
Mais en septembre 1994, tout bascule. Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès… … mais Marc Fiévet est brûlé.
🔻 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon. Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles. Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.
🔒 3888 jours de prison. Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État. Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.
Et aujourd’hui ? ➡️ À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre. ➡️ Aucune retraite. Aucune indemnisation. Aucun honneur. ➡️ Juste l’oubli organisé. L’invisibilisation volontaire.
🎬 Le film Gibraltar, diffusé cette semaine à la télévision, raconte son histoire sous le nom de “Marc Duval”, joué par Gilles Lellouche. Mais derrière la fiction, il y a un homme réel, brisé, trahi, mais debout.
🛑 Ce que l’État cherche à cacher, nous devons le crier.
📢 La France doit reconnaître Marc Fiévet. 📢 La Douane doit assumer ses responsabilités. 📢 Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.
➡️ On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie. ➡️ On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.
🔁 Partagez son histoire. Faites du bruit. Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.
Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire
La Direction Générale des Douanes ne serait-elle peuplée que de hauts fonctionnaires qui n’assument jamais la moindre responsabilité mais qui savent toujours mentir et sont des virtuoses dans la réécriture des faits.
Prenons l’exemple de Marc Fievet, l’agent infiltré « NS 55 DNRED », qualificatif et emploi pourtant reconnus par des Directeurs de la DNRED ou autres directeurs…désormais en retraite… mais qualificatif et emploi rejetés par des « seconds couteaux », des « énarques conseillers administrateurs » de Bercy et de Montreuil qui sont, comme toute la DNRED opérationnelle le sait, des gens qui ont la connaissance innée et absolue des opérations terrains. D’ailleurs, ils ont préféré réécrire l’histoire de Fievet sans s’informer de la réalité des faits auprès de Gérard Estavoyer (ex DI DNRED), Christian Gatard (ex DNRED Nantes) et Jean Henri Hoguet (Ex DI DNRED).
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Marc Fievet avait espéré que Jean Dominique Comolli…Mais non, lui était trop occupé à la SEITA pour brader la régie (des tabacs) et n’en avait vraiment rien à foutre, comme Jean Luc Viala d’ailleurs, qui n’avait qu’un seul souci, c’était d’améliorer son revers au tennis avec son entraîneur favori, qui avait été embauché à la douane !!!
Pourtant Jean Dominique Comolli qui lui fut présenté dans le bureau du ministre Charasse, quelques jours après sa nomination, aurait pu lever le petit doigt pour le sortir de la merde ‘juridico-administrative’ internationale dans laquelle il se trouvait par manque de réaction de son successeur, Jean Luc Viala…
Mais Jean Paul Garcia l’avait bien dit à Marc Fievet au centre de détention d’Alhaurin de la Torre en Espagne lors d’une visite qu’il lui rendit, quelques semaines après son arrestation par Interpol, pour l’assurer du soutien total des autorités françaises, en précisant toutefois que pour la DG, donc DG, administrateurs et autres conseillers, les opérations mises en route du temps de Michel Charasse, le ministre et Jean Henri Hoguet, le boss de la DNRED faisaient parties d’un passé révolu et seulement susceptibles d’être reniées.
Pourtant à la DNRED, on aurait dû bouger, mais pas de ‘bol’ pour Fievet, le ‘tout en rondeur’ Bernard Pouyanné, le papa de Patrick, qui n’ayant rencontré Fievet qu’une fois en présence de Christian Gatard, ne pouvait être d’un grand soutien.
Pierre Mathieu DUHAMEL tenta une approche auprès de Madame Strachan, la DG du Customs excise anglais, sans y mettre le paquet avant de partir pantoufler à New York chez LVMH et devenir amnésique. Restait donc Joseph Le Louarn qui aurait pu et dû intervenir. Mais pas de ‘bol’ non plus, Le Louarn, successeur de Hoguet à la DNRED n’était pas un patron au sens noble du terme mais un parasite du système douanier. Joseph Le Louarn avait démontré tout au long de sa carrière, un égo surdimensionné par rapport à ses qualités et son seul souci n’était que la recherche de postes importants tout en restant totalement soumis aux décisions d’abandon d’opérations engagées au mépris des responsabilités inhérentes à sa charge comme le soutien des ses agents ou de ceux considérés comme tels. C’est lui qui accepta la directive de Nicolas Sarkozy de suspendre toutes les opérations d’infiltration menées par la DNRED; il en oublia de prévenir les principaux intéressés et alla jusqu’à refuser à Christian Gatard, le boss de l’Échelon de Nantes, l’assistance pour couvrir une réunion importante à Paris de « narco-négociants » pour l’enlèvement de 80 tonnes de haschich du côté de Djibouti.
Nommé à la suite de Viala, arrive François AUVIGNE, qui après un passage à l’Inspection des finances à sa sortie de l’ENA, avait été chargé de mission à la Direction des relations économiques extérieures (DREE) de 1986 à 1988, puis conseiller technique aux cabinets de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense (1988-1991) puis de Philippe Marchand, au ministère de l’Intérieur. Il avait ensuite dirigé le cabinet de Jean-Noël Jeanneney au secrétariat d’Etat au Commerce extérieur puis à celui de la Communication entre 1991 et 1993. De retour à l’Inspection des finances, il en avait été chef de service adjoint de 1994 à 1997. Après le retour de la gauche au pouvoir en mai 1997, il avait été nommé chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie et des Finances, et de Christian Sautter, secrétaire d’Etat au Budget. C’est là que Francois Auvigne gère alors le courrier que Fievet a envoyé à DSK par la valise (diplomatique) du fond de sa cellule de Renous au Nouveau Brunswick. Francois Auvigne envoie immédiatement au Canada messieurs Christian Gatard et Bernard Roux, l’attaché douanier de Washington, accompagné du consul général de France Olivier Arribe pour dire à Fievet de plaider coupable alors que Bernard Pouyanné avait envoyé Philippe Galy, alors attaché à Londres, lui dire à Bellmarsh (prison à Londres) qu’il pouvait et devait plaider non coupable au Canada.
Donc François Auvigne connaissait le dossier de Fievet avant de devenir Directeur Général de la Douane française. Plus Ponce Pilate que Ponce Pilate, il refusera toutes interventions au mépris de la continuité du service de l’État.
C’est ce qu’on appelle en langage plébéien un salaud institutionnel !
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Quand à Alain CADIOU, ( deuxième en partant de la droite, accompagné de Jean-Yves Le Drian, député, (à gauche) et de la ministre Florence Parly au Budget à l’époque après une virée découverte de la côte à bord d’un des trois Cessna 406 de la base des douanes de Lann-Bihoué.). Alain CADIOU ne s’en occupera pas du tout et, maintenant, retiré au Touquet Paris-Plage, il s’en tape que Fievet soit resté 3.888 jours en taule!
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Mais comment ne pas relire l’interview donné par Jean Henri Hoguet lors d’une émission le Mardi 17 mai 2005 à 15 H 00, sur France Culture, dans l’émission « Le vif du sujet ».
Le Journaliste: mais vous, justement, vous étiez un de ses patrons; est-ce que lors de ses recours en grâce, vous avez été consulté par l’État?
Jean Henri Hoguet-Ex-Directeur de la DNRED:Jamais, jamais ! Non, Ce que je sais c’est que, quand Fiévet, alors il y a dû avoir, sans doute, une fausse manœuvre quand on lui a dit de plaider coupable au Canada, donc, il en a pris plein les gencives, perpétuité, et là, on a peut-être commis une erreur technique, je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr, c’est que, quand Fiévet alors est revenu et qu’on l’a, qu’il a été rejugé à Bobigny pour transformer la peine canadienne en peine française dans les geôles françaises, je pense qu’à ce moment là et avant, il fallait intervenir du ministère des Finances « dont dépend la douane » à la chancellerie, au Garde des sceaux, en lui expliquant qu’un type qui est rentré et que le procureur général, peut-être, devrait requérir une certaine indulgence pour ce type en faisant état de ce qu’il avait fait pour nous. Hors, au moment où il est rentré, il y a un nouveau directeur général qui est arrivé (C’était François Auvigne), qui avait jamais vu la douane, qui ne connaissait rien à la Douane, mais enfin, c’est pas grave puisqu’il est inspecteur des finances, il a dit au chef de la DNRED, et je le tiens du chef de la DNRED de l’époque (C’était Jean Puons) ces informations et je n’ai aucune raison de mettre en cause sa parole. Il lui a répondu : « Monsieur, je ne suis pas là pour assumer les décisions prises par d’autres » et comme le chef de la DNRED de l’époque insistait en disant, mais Monsieur le directeur général, on peut pas laisser une affaire comme ça etc. il lui a répondu : » je ne veux plus entendre parler de cette affaire. » Et la conversation s’est arrêtée là, et moi je trouve inadmissible qu’un haut responsable de l’administration, un haut fonctionnaire tienne ce raisonnement, parce que… si il a accepté d’être directeur général des douanes, ça veut dire qu’il doit assurer la continuité de la responsabilité de l’Etat; hors en se lavant les mains, il ressemble à Ponce Pilate, mais pas à un haut fonctionnaire responsable.
Jean Henri Hoguet qui a écrit un livre sur sa vie au service de l’État ne pourra que constater que ce livre n’est pas présenté au musée de la Douane à Bordeaux.
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Avec le témoignage de Jean Henri Hoguet (EX DI DNRED° et Yves Bonnet ex DST
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Puis arriva l’onctueux François Mongin de 2002 à 2007, comme directeur général des Douanes et droits indirects et parallèlement secrétaire général de Tracfin. Lui aussi sera d’une totale discrétion sur l’affaire Fievet.
Ses « sbires administrateurs énarques et autres conseillers », agissant pour le convaincre que Fievet est un narco !
Depuis il officie chez HSBC, les gangsters de la finance !
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Jérome Fournel, le DG qui fit voler les millions mais pas les avions
Après c’est Jérôme Fournel , ( Il nous a régalés de ses exploits!) qui à peine arrivé à Montreuil, interdit à Fievet l’entrée de la DG, ukase transmis par Jean Paul Garcia qui était alors en charge de l’A2. Reçu longuement dans le hall d’accueil par Garcia, Fievet ne put rencontrer Corinne CLEOSTRATE qui l’évitât savamment et refusa même le fanzine qu’avait préparé Fievet pour le distribuer devant la DG.
Gérard Schoen, le sprinter courageux !
En fin de journée, Fievet ne put réussir à rattraper l’administrateur civil Gérard SCHOEN qui se sauva à sa vue!
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Lucien AIME-BLANC et Gérard SCHOEN sur le plateau de Pièces à conviction avec Elise LUCET dans Retour sur l’affaire FIEVET-NS55 de la DNRED de la douane française
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Jérôme Fournel quand il apprit de la bouche de Jean Paul Garcia qu’un film était en préparation, lui rétorqua; « Ça aussi, il va falloir que je m’en occupe!«
Jérôme Fournel a pu compter sur Erwan Guilmin, (photo à gauche) énarque et administrateur civil pour répondre par la négative à toutes demandes d’indemnisation formulées par Fievet en répétant jusqu’à l’orgasme que Fievet s’était mis à son compte. Erwan Guilmin qui est un magouilleur le démontrera officiellement quelques années plus tard lorsqu’il sera pris et confondu d’avoir pratiquer le caviardage sur un document classé « SECRET DÉFENSE » alors qu’il avait rejoint la DNRED comme DOD (Directeur des opérations douanières).
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Quand à Hélène Crocquevielle, il est impossible d’en dire la moindre chose, vue son insignifiance au poste de DG qu’elle occupa durant 4 ans, exception faite de sa facilité à jeter l’agent du contribuable par la fenêtre.
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L’espoir restait intact qu’enfin un DG assume la responsabilité de ce lâchage et ce DG c’était Rodolphe Gintz!
Lui n’a rien fait !
Ah, si, courageusement, il a bloqué Fievet sur Twitter, indiquant qu’il ne voulait être complice de diffamations.
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Isabelle Braun-Lemaire…n’a rien fait !
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Reste aujourd’hui , Florian Colas
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Sans oublier ces seconds couteaux, car ils méritent de figurer dans ce trombinoscope.
Durant mes actions d’infiltration pour le compte de la #DNRED de 1988 à 1994, j’ai pu constaté que des avocats, agents immobiliers, banquiers, dockers, douaniers, magistrats, pêcheurs, plaisanciers, policiers, politiques, services de l’État et toutes catégories de fonctionnaires pouvaient être mêlés, directement ou indirectement, à des opérations de narcotrafic.
La DGDDI et ses Directeurs généraux ont préféré ne pas assumer les opérations menées et ont laissé croupir plus de 3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays (Espagne, Angleterre, Canada et France), 23 prisons et 392 cellules, un aviseur considéré comme agent infiltré par sa hiérarchie dont la production d’actions et d’informations a permis de saisir 110 tonnes de stupéfiants, des navires en quantité et l’arrestation de nombreux narcos.
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Opérations de la DNRED : navires utilisés par NS 55 dans les années 1990
Motor Yacht Windarra
Enregistré à Gibraltar – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et opérations de la DNRED
A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon de 900 kilos) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre #Cazet et Michel #Ribatet 300 kilos ont disparu dans les mains des douaniers.
Sur demande pressante du Ministre Michel Charasse, Marc Fievet a vendu en cassant le prix, ce yacht perdant au passage l’équivalent de 150.000 euros qui devaient être réglés par la DG de la Douane en compensation. Ordre donné à JD #Comolli dans le bureau du ministre mais jamais exécuté.
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General cargo ships MELOR
Enregistré à Gibraltar – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet
Financé en cash à 50 % par le trésor public français et 50 % en cash par John Short, un des lieutenants de Tony White
En escale à Cagliari, la « Guardia di Finanza » avait demandé des informations à la DNRED sur ce navire. La réponse fut immédiate: nous ne connaissons pas ce navire, ni d’ailleurs Marc Fievet !
A réalisé plusieurs opérations, aussi bien pour le HM Customs excise anglais que le dernier pour la DNRED: l’enlèvement de 32 tonnes de cannabis au large de Djibouti entraînant « fortuitement » les saisies de 27 tonnes au Canada et de 5 tonnes en Angleterre.
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MV Poseidon
Enregistré à Saint Vincent – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar
Financé par Locatelli en cash sortie de Suisse, via ABN AMRO
Enregistré à Chypre – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico de Gibraltar
Saisie de 5 tonnes 400 de cocaine
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MY Sea Harmony
Enregistré à Jersey – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55
Financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico – Gibraltar
Ce yacht devait réaliser le transfert de 10 tonnes de cocaïne sur Propiano en Corse et un douanier de l’echelon DNRED de Nantes s’était rendu à Jersey pour faire noircir la photo de Fievet sur ce passeport pour éviter qu’il soit reconnu une fois le navire saisi!
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Cliquez ici, pour voir le visage des véritables salauds institutionnels qui ont laissé tomber NS55
Lors de la présentation du bilan annuel des douanes à La Seyne-sur-Mer (Var), la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin a rappelé le rôle de la Douane.
« L’année 2024 a été marquée par une mobilisation exemplaire ! Je tiens à exprimer toute ma gratitude aux douanières et douaniers de Bercy pour leur engagement sans faille et ces résultats remarquables. Une fois de plus, la douane a répondu présente pour protéger notre Nation et servir nos concitoyens. « Agir pour protéger » n’est pas qu’une devise, c’est une mission que la douane a incarnée avec détermination tout au long de l’année.«
« Elle a de nouveau montré qu’elle est en première ligne contre ceux qui veulent gangréner notre société par le narcotrafic », ajoutant que le trafic submerge un peu les services douaniers.
Du coup Gilbert Beltran, le taulier des douaniers de Paris-Aéroports en remet une couche: « Dire qu’on n’est pas un peu submergé par le phénomène serait mentir« .
C’est vrai, vendredi matin, les douaniers ont tapé à CDG 4,8 kilos dans les valises d’une brésilienne, en transit depuis Sao Paulo pour rejoindre Hambourg. La « blanche » était habilement dissimulée dans les bagages, compressée en deux plaques enroulées de film plastique noir et placées dans le double fond des valises, explique Philippe Rafi, chef divisionnaire à la tête de deux terminaux de l’aéroport.
Si les gabelous sont débordés, il faut du renfort… Si Amélie de Montchalin ne décide pas d’un grand plan de recrutement, on pourrait penser qu’elle se contente des saisies douanières, très faibles par rapport au volume des cargaisons importées.
Alors Amélie de Montchalin, un grand plan?
Avec de quoi scanner sérieusement les conteneurs qui entrent en Europe via les ports français, avec des brigades renforcées, avec la DNRED et surtout en repassant en priorité absolue la lutte contre le narcotrafic et ses boss. C’est l’intérêt général qui vous l’ordonne !
Allez, du courage Amélie, pour succéder dignement à Michel Charasse.
C’est Narcodiario qui nous rapporte que l’enquête menée par l’Unité des Affaires Intérieures de la Policia Nacional, en coordination avec l’UDYCO ( Direction Centrale de la Police), sur les activités présumées illicites de l’inspecteur Óscar S., chef de l’UDEF à la Direction Générale de la Police de Madrid, qui cachait 20 millions d’euros derrière un mur de son domicile, a servi à focaliser l’attention sur Alejandro S., alias El Tigre, comme l’a rapporté NARCODIARIO il y a quelques semaines.
Óscar S., chef de l’UDEF
Au fur et à mesure que l’enquête progresse, on sait désormais que les actions clandestines de l’inspecteur (qui est en prison depuis fin 2024) ont permis d’introduire en Europe via l’Espagne au moins 100 000 kilos de cocaïne, de loin la plus grande quantité de drogue jamais attribuée à un trafiquant de drogue sur le continent.
A gauche le policier corrompu et son contact
C’est le chiffre suggéré par les meilleurs experts anti-drogue après avoir analysé les données de l’enquête susmentionnée, qui révèle que le policier a « effectivement » mis la main sur au moins 550 conteneurs en provenance d’Amérique du Sud sur une période de cinq ans, depuis son arrivée au Haut Commandement susmentionné. Les enquêtes pointent, en remontant l’échelle criminelle, vers le lien entre Alejandro S., né à Madrid et basé à Dubaï, et la direction du Cartel des Balkans, basé dans l’émirat même, propriétaire ultime de la majeure partie des cargaisons de drogue. Le policier corrompu, qui commandait trois groupes d’enquête (l’un axé sur la fraude, l’autre sur le blanchiment d’argent et le dernier sur la lutte contre la corruption), a obtenu ce statut mi-2020. Depuis, il utilisait sa technique pour permettre le passage de conteneurs contenant de la cocaïne : l’utilisation frauduleuse des bases de données du renseignement policier.
Óscar S. contrôla au moins 550 conteneurs qui, selon les calculs des enquêteurs, ont permis l’entrée en Espagne d’au moins 100 000 kilos de cocaïne, qui, convertis en espèces, atteindraient une valeur minimale de 3 milliards d’euros sur le marché illicite : à titre de comparaison, trois fois le budget annuel du Real Madrid.
Parallèlement à son contrôle sur les conteneurs et pour sécuriser le reste des personnes qui, selon l’enquête, faisaient partie du réseau en Espagne, l’inspecteur en chef a enregistré Ignacio T. et Juan Ángel C.M. comme collaborateurs sous sa protection. et José Luis L.R. Au moins les deux premiers se rendaient fréquemment à Dubaï, probablement pour rendre compte des opérations aux supérieurs. Parmi toutes les actions dans lesquelles l’inspecteur en chef enquêté est intervenu, plusieurs cas ont émergé dans lesquels l’UDYCO Central, par l’intermédiaire de la Brigade Centrale des Narcotiques, a réussi, grâce à ses propres systèmes d’enquête, à obtenir des données sur les conteneurs que le fonctionnaire corrompu avait l’intention de jeter. C’est ce qui s’est produit, par exemple, en 2021, avec la détection de plus de 1 600 kilos destinés à l’une des sociétés contrôlées par les anciens « collaborateurs », Trapani Export.
La drogue était contenue dans un conteneur d’ananas. La même source colombienne qui a fourni à la police des informations sur le bateau transportant la drogue qui devait entrer en Espagne grâce au système conçu par l’inspecteur en chef a déclaré que derrière tout cela se trouvait « un Espagnol nommé Alejandro, connu sous le pseudonyme « El Tigre », qui dirige les opérations criminelles depuis Dubaï ». En avançant dans le temps et en arrivant en octobre 2024, lorsqu’on a appris que 13 062 kilos de cocaïne étaient arrivés à Algésiras en provenance d’Équateur – les années précédentes, il y avait eu d’autres coïncidences entre les conteneurs surveillés par l’inspecteur corrompu et ceux enquêtés par l’Udyco, qui avaient donné lieu à des saisies de cocaïne – les personnes qui devaient recevoir la drogue (des hommes d’affaires basés à Alicante) étaient en sécurité. L’inspecteur Oscar savait qu’Udyco Central était derrière l’enquête, car il avait lui-même été impliqué dans l’opération en utilisant son modus operandi habituel pour traiter de telles informations.
La Galice est revenue sur le devant de la scène en précisant que l’Andalousie rivalise déjà avec elle en tant que porte d’entrée majeure. Les drogues colombiennes n’ont jamais été aussi bon marché. Derrière ce boom, outre la surproduction en Amérique latine et la demande brutale de stupéfiants en Europe, se cache un système alimenté par l’argent noir et dirigé par des criminels en col blanc qui protègent les narco-organisateurs des poursuites de la police.
L’année 2023 a marqué des records historiques en matière de saisies de cocaïne en Espagne
Plus de 140 tonnes, selon les données fournies par la Sécurité intérieure à l’époque. Cependant, les prix ont continué à baisser. Quelque chose n’allait pas. La police a localisé le plus grand laboratoire de production de drogue colombien jamais découvert en Europe, à Cerdedo-Cotobade, mais, au même moment, des trafiquants de drogue transportaient en douce 5 000 kilos de cocaïne dans un narco-sous-marin. L’année s’est terminée par d’importantes saisies de conteneurs, tant à Algésiras (9,5 tonnes) qu’à La Corogne (7,5 tonnes). Aux tables de négociation des grands patrons, le prix de la reine des drogues a cependant continué de baisser.
En 2024, les chiffres des saisies ont diminué, mais sont restés très élevés
Les autorités ont réussi à atteindre certains des prétendus barons de la drogue « invisibles » en Galice et dans d’autres régions d’Espagne, dans le cadre d’opérations qui, cependant, sont restées inachevées. Les images de millions d’euros entre les mains de trafiquants de drogue ont attiré l’attention, d’abord dans les Rías Baixas, puis, plus encore, à Madrid.
Les 20 millions d’euros trouvés dans la maison de Óscar Sánchez Gil, un policier qui collaborait avec des trafiquants de drogue auraient pu servir d’avertissement, tout comme les 13 000 kilos de cocaïne saisis en novembre dans la plus grande cargaison de drogue jamais vue en Espagne.
Les narcos continuent de travailler et ils le font partout
Le déchargement de drogue en plein jour, sécurisé par des tueurs à gages armés de kalachnikovs, sur le quai de Las Carabelas à Huelva, en est l’exemple le plus clair.
Les forces de l’ordre continuent d’obtenir des résultats, certains trafiquants de drogue finissent en prison, mais le commerce continue de prospérer, peut-être plus fort que jamais.
Pour comprendre les causes de ce qui se passe, au-delà de la surproduction déjà éculée en Amérique latine et de la demande extrêmement forte en Europe, il faut analyser un nouveau scénario, largement révélé par le décryptage des communications des principaux trafiquants de drogue à travers les plateformes Sky-ECC, Encrochat et Anom, et, plus récemment, d’autres comme Ghost. Dans le monde du crime organisé, les criminels en col blanc ont proliféré, jouant un rôle crucial dans le maintien de l’activité et l’augmentation de leurs profits : ceux qui se livrent à la tromperie, à la corruption et à la fraude, faisant des victimes partout où ils vont, aussi bien parmi les personnes honnêtes que parmi les trafiquants de drogue eux-mêmes.
Des accords avec les autorités judiciaires
Les forces de sécurité et le Bureau du Procureur général, conscients de ce qui se passe, ont mis en place des mécanismes d’alerte pour faire face à un ennemi qui reste souvent sans visage, ou qui a de nombreux visages différents. Certains d’entre eux sont des avocats, selon des sources policières très fiables, mais dans d’autres cas, il s’agit simplement d’individus offrant leurs services à diverses organisations criminelles. Ils assurent la sécurité et la solvabilité des trafiquants de drogue, allant jusqu’à conclure des accords avec les autorités judiciaires qui aboutiraient à des réductions de peine. Et ils citent comme exemple des situations vécues en Galice et en Andalousie, principalement, mais aussi à Madrid, au Levant et en Catalogne : des arrestations et des saisies sont réalisées, mais de grands barons de la drogue, certains n’ont jamais été condamnés, d’autres continuent de faire passer en contrebande de la cocaïne ou du haschisch en quantités sans précédent. Et ils semblent intouchables…
En 2025, en Galice, des proches des barons de la drogue proposent de « remettre » un narco-sous-marin en échange de faveurs dans la phase procédurale d’autres affaires
En Andalousie, le cas de l’ancien chef de l’OCON Sur, l’unité d’élite de la Guardia civil, continue de perturber la scène. La vérité est que les fleuves Guadiana et Guadalquivir sont devenus une importante autoroute de la cocaïne, et alias Yeyo, l’auteur présumé d’une grande partie du trafic de drogue dans cette région, est toujours en liberté. Son nom apparaît en première page des cibles du groupe de travail anti-drogue. Plusieurs sources indiquent que des déchargements comme celui du quai de Las Carabelas portent son sceau. Ancien pilote de bateau à moteur, la Formule 1 des mers, il aurait utilisé ces compétences pour se faire un nom, d’abord comme batelier et maintenant comme patron présumé. On voit également à l’arrière-plan « Le Messi du haschisch », qui se trouve à Tanger et tire les ficelles. On dit qu’il aurait livré l’auteur du crime de Barbate en échange d’être laissé tranquille. Et ce n’est pas exclu. Et puis il y a Dubaï. Les vols aller-retour de l’aéroport de Barajas vers les Émirats arabes unis reçoivent un flux constant de ces individus offrant des services qui profitent à quelques-uns et nuisent à beaucoup d’autres. Ils cherchent à atteindre les plus hauts niveaux possibles, les échelons supérieurs des organisations internationales, pour leur « vendre » l’immunité dont ils bénéficient déjà de facto. Dans ces affaires, les criminels de moindre envergure s’en sortent souvent mal et sont eux-mêmes arrêtés. Et pendant ce temps, ils réalisent des bénéfices dans différents scénarios.
Le policier avec les 20 millions d’euros chez lui
Derrière le trafic international de drogue, un seul élément compte pour les grandes mafias : l’argent qu’elles peuvent gagner. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser tous les moyens à leur disposition pour maintenir leur entreprise à flot et, si possible, la faire croître de jour en jour. Un exemple très illustratif de l’ampleur avec laquelle ce réseau de tromperies et de mensonges a influencé l’escalade des envois de cocaïne non seulement en Espagne, mais dans tout le monde occidental, a été la chute de Óscar Sánchez Gil, l’inspecteur responsable du blanchiment d’argent à la Direction Générale de la Police de Madrid. Son arrestation, dans le cadre d’une opération conjointe entre les Affaires intérieures et la Brigade centrale des narcotrafiquants de l’Udyco Central, fait suite à la saisie de 13 000 kilos de drogue colombienne dans un conteneur au port d’Algésiras, la plus grande cargaison jamais saisie sur le sol espagnol à ce jour.
Ce policier, qui a caché les fameux 20 millions d’euros dans le mur de sa maison, était depuis longtemps employé par diverses organisations criminelles. La tromperie et les mensonges ont permis à ces cargaisons d’entrer dans le pays.
Les experts : « C’est un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment et de vols qui vont et viennent. »
Après avoir rencontré des experts en application de la loi qui reconnaissent la capacité de divers acteurs à tirer les ficelles en coulisses, ce qui, dans la plupart des cas, aboutit à tromper les autorités, à l’emprisonnement de certains trafiquants et à l’impunité d’autres. « Ils fournissent rarement des informations sur les drogues. C’est juste un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment, de vols qui vont et viennent », expliquent les experts.
Les rencontres en face à face à Madrid, Marbella, en Galice et surtout à Dubaï font partie de la routine des personnes liées au trafic de drogue.
Dans la plupart des cas, il s’agit d’avocats ou de professionnels qui se rendent légalement à un endroit ou à un autre pour exercer leur profession conformément au cadre juridique en vigueur. Mais certains opèrent sur la fine ligne entre le bien et le mal, en profitant toujours à ceux qui ont le plus d’argent : les grands patrons, ceux qui continuent d’opérer dans les zones susmentionnées sans offrir aucune opportunité aux forces de sécurité.
« Souvent, ce ne sont que des mensonges que les procureurs et la police ne croient généralement pas », soulignent les autorités, qui avertissent que « ces avances en espèces ne débouchent souvent sur rien de concret. Les trafiquants de drogue qui ne veulent pas aller en prison paient pour garder espoir, même s’il est limpide. »
Dans ce contexte, le commerce de la cocaïne continue de prospérer avec très peu de surveillance.
Des sous-marins de la drogue arrivent en Galice et déchargent de la drogue en toute impunité, des bateaux de la drogue remontent les fleuves Guadiana et Guadalquivir, et toute cette drogue finit dans des endroits aussi éloignés que Murcia, Madrid, Hendaye, Paris et Rome en quelques heures.
Pour Marc Fievet, dans le même temps, en France, les autorités (Douane – Gendarmerie – Police) subliment désormais en matière de communications destinées à tromper les citoyens sur les moyens qu’elles mettent en œuvre pour lutter réellement contre le fléau de la drogue.
Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafiade Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan
Sur l’Autoroute A9, dans le sens Espagne France, plus précisément au péage du Boulou, une patrouille de douaniers a été intriguée par un tracteur routier, avec à son bord, un chauffeur et un passager.
C’est lors du contrôle du véhicule, indique un communiqué du service des douanes, que les agents ont découvert dans la cabine cinq cartons de déménagement remplis de 165 kilos de cocaïne.
Les deux occupants de la cabine, de nationalité italienne, ont été placés en retenue administrative douanière avant d’être remis à l’antenne de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) de Perpignan.