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AERO-NARCO-BUSINESS : le petit monde des brokers et leurs adresses bidons
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Sin embargo, tras tres años prófugo, uno de los mayores distribuidores de cocaína de Sudamérica (¡Y Europa!) fue finalmente arrestado el 13 de marzo en Bolivia, donde se escondía… o mejor dicho, donde nadie quería verlo.
Casi ningún periódico francés lo mencionó (o lo hizo tardíamente), a pesar de que se le atribuían al menos 16 toneladas de cargamentos de cocaína a Europa (en realidad, la cantidad era mucho mayor). Marc tiene toda la razón: ¡No nos importa en absoluto!
A primera vista, este arresto parece una buena noticia para Bolivia. En realidad, corre el riesgo de convertirse en un desastre político en las próximas semanas… y probablemente ya se imaginan por qué… ¡El efecto bumerán del apoyo político del que gozó durante tanto tiempo seguramente será devastador!
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Nevertheless, after three years on the run, one of the biggest cocaine distributors in South America (and Europe!) was finally arrested the day March 13th, in Bolivia, where he was hiding… or rather, where no one wanted to see him. And almost none of the French newspapers mentioned it (or only belatedly), even though he was attributed with at least 16 tons of cocaine shipments to Europe (it’s much more in reality). Marc is quite right: we don’t really care!
At first glance, this arrest seems like good news for Bolivia. In reality, it risks turning into a political disaster in the coming weeks… and you can probably already imagine why… The boomerang effect of the political support he enjoyed for so long is likely to be devastating!
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Alors que MSC devenait une force dominante du commerce mondial, elle est également devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans.
Soupçonné de l’avoir favorisée depuis le ministère des finances, à Bercy, voire depuis le secrétariat général de l’Élysée, Alexis Kohler (qui s’était mis à son service comme directeur financier en 2016-2017), a été mis en examen en septembre dernier pour « prise illégale d’intérêt ». Nous reproduisons ci dessous (en accès libre) une remarquable enquête de l’agence américaine Bloomberg du 16 décembre dernier qui explorait l’infiltration de la compagnie maritime Italo-Suisse des cousins d’Alexis Kohler par des trafiquants de cocaïne.
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Le désintérêt manifeste pour le transport de la drogue par avions est hélas flagrant, la faute peut-être aux manques de connaissances aéronautiques des rédacteurs de la presse grand public, car combien de fois n’a-ton pas vu comme illustration d’article (exemple ici) un engin n’ayant aucun rapport avec l’avion original, ce qui à l’art d’agacer plus qu’autre chose (quand ça ne désinforme pas) !
On retrouve les mêmes « anomalies » lorsque ces grand médias affichent une saisie douanière avec la photo d’un gendarme ou d’un policier. Si pas sérieux, messieurs les subventionnés, prière de s’abstenir !
Notre rédacteur, Ghostofmomo, après 6 mois de recherches intenses dans un dossier consacré à l’aviation du « narco-business » , (Ici le premier chapitre de ce dossier qui en compte 27) a réussi à retrouver l’avion utilisé par le fugitif que recherchent toujours trois pays et Interpol depuis plus d’un an passé déjà.
Qu’une seule personne puisse faire davantage que les trois états réunis (Paraguay-Bolivie-Uruguay) et Interpol, lancés à sa poursuite, en dit long sur la volonté véritable de vouloir l’arrêter.
Sebastian Marset, assurément, bénéficie de soutiens en haut lieu lui permettant de déjouer les tentatives d’arrestation, à l’évidence.
Dans la chasse au requin, autant commencer par les poissons pilotes, qui vont bien finir par nous guider vers lui : c’est exactement ce que j’ai tenu comme raisonnement, et ce que j’ai fait ici, ce qui m’a pris au bas mot… plus de 6 mois intenses de recherches (le premier épisode est paru le 1er mai dernier, je vous rappelle avec comme hameçon principal un avion brésilien, le PR-NIB, devenu ce fameux « cas emblématique« ). Et puis, l’intuition aidant, le flair s’améliorant, les bons poissons-pilotes sont apparus, vous allez voir, très loin de là où on pouvait les attendre… un premier, tout d’abord, puis un second, et au bout… l’avion de l’homme le plus recherché à ce jour comme trafiquant, depuis que l’on sait que c’est bien lui qui a fait assassiner un juge admirable, qui était sur le point de le coincer !
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Oh lord, lord, lord …

« Ce qui rend cette enquête en cours délicate pour le gouvernement britannique, c’est que ces sociétés appartiennent à Lord Ashcroft, ancien vice-président du parti conservateur. En tant que l’un des donateurs les plus généreux du parti, il a fait plus que quiconque pour financer le chemin de David Cameron vers Downing Street en 2010. Cinq ans plus tôt, il a également injecté des fonds dans la campagne électorale de Theresa May alors qu’elle risquait de perdre son Maidenhead. siège ». «

« Il n’y a aucune allégation selon laquelle l’une des entreprises d’Ashcroft aurait éludé l’impôt ou aurait sciemment aidé d’autres personnes à le faire. Néanmoins, les enquêteurs américains disposent d’un épais dossier d’affaires passées impliquant des criminels, des fraudeurs fiscaux et leurs conseillers, qui auraient tous utilisé les sociétés béliziennes d’Ashcroft pour cacher des actifs et échapper à l’impôt. De nombreux services proposés par BBI et BCS, selon les enquêteurs, pourraient avoir séduit ceux qui cherchaient à cacher leurs avoirs. Dans sa brochure promotionnelle, par exemple, BBI fait la promotion des services bancaires offshore destinés aux clients internationaux, en mettant l’accent sur « la discrétion, la confidentialité et la simplicité ». là-bas, tout se fait comme dans un fauteuil… le secret bancaire bélizéen, plus cadenassé encore que le secret bancaire suisse (1)?

Un gars « sympa » (???), ce lord : il avait fouraillé en cour de justice pendant des années pour obtenir de l’état du Belize exsangue le reliquat de 78 millions de dollars qu’il lui devait pour avoir nationalisé son entreprise, alors qu’il avait pourtant déjà reçu 458,4 millions de dollars en compensation : il y a des gens comme ça qui préfèrent mettre des pays à genoux… pas le genre à lâcher une ristourne, le bougre ! En 2007 lorsque sa propre banque au Belize avait dû faire face à 80 accusations de non-respect des lois anti-blanchiment d’argent, l’affaire avait été vite enterrée, sous sa pression car la même banque en perdition aurait provoqué l’effondrement de toute l’économie bélizienne !

L’ancien Premier ministre, Dean Barrow, avait un jour déclaré que « les intérêts commerciaux prolifiques d’Ashcroft avaient « subjugué toute une nation », à la suite d’une dispute sur la nationalisation des société de télécommunications : les mots résonnent toujours là-bas !!! Comme preuve de son emprise, il y a le fait que c’est lui qui finance par exemple la Police, celle qui n’attrape jamais de trafiquants … Le maître du haut-château (2), à Belize, c’est lui !! Un maître qui tient mal en laisse son Falcon 50 :(VP-BZE, pour Belize bien sûr !) poussé par le vent, laissé sans cales, ce dernier était venu s’emplafonner un bâtiment en parpaings après avoir traversé un grillage fin décembre 2017.
BEAUCOUP PLUS
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La coke a été découverte sur le navire « Chemstar Sappire » qui avait quitté le port de San Lorenzo à Santa Fe en juillet.
Des recherches sont entreprises pour savoir si la cargaison de cocaïne a été chargée en Argentine ou au Brésil lors d’une escale.
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Mobilisation de 2 250 policiers et plus de 144 véhicules
Son nom est associé à l’assassinat en Colombie du procureur anti-mafia paraguayen Marcelo Pecci, en mai 2022, comme l’un des cerveaux du crime.
Selon Eduardo del Castillo, depuis samedi « une série de perquisitions » a eu lieu dans le département de Santa Cruz, à l’est du pays et à la frontière du Brésil et du Paraguay, dans le cadre des recherches de Sebastian Marset, « trafiquant de drogue de grande valeur ». En fin de journée, Eduardo del Castillo a indiqué que les perquisitions avaient notamment permis la saisie de 17 fusils, un pistolet, 1 915 munitions et de gilets pare-balles.
« Cet individu est recherché par Interpol, la DEA, par des pays de la région, tels que l’Uruguay, le Brésil et le Paraguay », a ajouté le ministre.
« Nous avons mobilisé plus de 2 250 policiers, plus de 144 véhicules, nous avons réalisé plus de 23 opérations, six perquisitions et procédé à l’arrestation de 12 personnes », a précisé Eduardo del Castillo.
Sebastian Marset Cabrera, « aux multiples nationalités », se trouve « toujours » dans le département de Santa Cruz, avec son épouse péruvienne et leurs trois enfants, a-t-il affirmé.

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El Juzgado Federal de Concordia concedió la extradición de un ciudadano argentino, oriundo de Concordia, que es requerido para ser juzgado por las autoridades judiciales en la República Oriental del Uruguay.

Está acusado de ser parte de una organización vinculada al tráfico de cocaína. Se trata del Piloto Comercial de Primera Clase y Flight Instructor, Francisco Emanuel Fogel, que piloteaba un avión propiedad de otro concordiense.
Tras 6 allanamientos acontecidos en Concordia, el 28 de septiembre de 2021, en el marco de la investigación de una triangulación de tráfico ilegal de drogas mediante vuelos irregulares que transportaban estupefacientes desde Paraguay hasta su destino en Uruguay, utilizando al territorio argentino como base de abastecimiento logístico aéreo, Fogel había desaparecido de la ciudad por el término de un mes al menos. El piloto que será extraditado al Uruguay fue detenido en diciembre pasado, pero no está imputado por la Justicia Argentina, al igual de quienes serían “socios” en la supuesta logística que brindaban en la ruta del narco desde Perú, pasando por Bolivia y Paraguay, hasta su destino Uruguay.
Las explicaciones de la fiscal federal, Josefina Minatta.
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La Direction générale des douanes argentines a créé un groupe de travail au sein de sa structure pour surveiller le trafic de drogue via le fleuve Uruguay, a-t-on annoncé vendredi. La nouvelle équipe renforcera les contrôles sur les transbordements régionaux, où plusieurs conteneurs de cocaïne ont récemment été détectés.

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Este sábado se formalizó a tres hombres, de 36, 24 y 20 años, por narcotráfico. Tras allanamientos, fueron incautados 444 kg de cocaína.
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Los puertos del Cono Sur han adquirido un rol cada vez más importante en el tráfico de cocaína hacia los mercados de consumo, tanto del Norte Global como de otros mercados emergentes. Sin embargo, existe una escasa producción académica que problematice sobre esta temática, y que contribuya a comprender cómo y por qué las organizaciones criminales han diversificado sus ‘modus operandi’ en relación con el uso de rutas y puertos que tradicionalmente no habían sido vinculados directamente con el tráfico de cocaína, especialmente por las autoridades y las Fuerzas de Seguridad.
Un aspecto relevante a considerar es que, en los últimos años, el tráfico de cocaína en Sudamérica ha ido cambiando. Más allá de la fragmentación de las organizaciones criminales, la incansablemente creciente producción de cocaína en la región ha forzado a las organizaciones criminales a buscar nuevas estrategias. Paralelamente, el aumento del control portuario y de las rutas tradicionales, especialmente en Colombia, Perú y Brasil, han provocado un desplazamiento de las rutas del narcotráfico hacia puertos no tradicionales ubicados en países de tránsito del Cono Sur. Los casos de los puertos de Buenos Aires, Montevideo y San Antonio ilustran este punto y demuestran que las organizaciones criminales cuentan con un variado elenco de métodos y rutas para reexportar cocaína hacia los mercados europeos.
La investigación realizada y publicada en la revista Trends in Organized Crime analiza estos casos y plantea que la elección de estos puertos y rutas no es azarosa. Por el contrario, responde a un cálculo racional y a las oportunidades que ven en ellos las organizaciones criminales. En este sentido, el uso de rutas contraintuitivas y puertos no tradicionales les permite reducir los riesgos y maximizar su rentabilidad. La estrategia consiste básicamente en utilizar puertos y rutas no típicamente asociados con el narcotráfico para lavar y disfrazar el origen de las drogas como re-exportación, valiéndose así de la imagen del país de salida.
Nuestra investigación demuestra que las rutas y puertos utilizados por las organizaciones criminales son una elección racional. Una mayor movilidad criminal refleja mayor selectividad y un alto nivel de planificación, además de permitir mayores retornos económicos. En este sentido,los puertos de Buenos Aires, Montevideo y San Antonio, pese a estar ubicados a gran distancia de los países productores de hoja de coca, proporcionan un entorno seguro. Esto se debe a que estos puertos están situados en países de tránsito que no han sido identificados, principalmente por la comunidad internacional, como espacios directamente involucrados en el narcotráfico, como sí es el caso de Brasil.
Asimismo, son países donde los gobiernos no reconocen el narcotráfico transnacional como un problema real, más allá de lo discursivo. Es decir, aunque existe una narrativa que busca combatir los problemas asociados al narcotráfico, muchas veces esa problemática se relaciona estrictamente al ‘narcomenudeo’ (es decir, la venta minorista de drogas, que suele estar anclada territorialmente) y deja de lado los grandes operativos vinculados al tráfico internacional y mayorista de cocaína.
La alta movilidad que requiere el uso de estos puertos implica también una gran diversificación de rutas. A ellas nos referimos como rutas contrarias a la intuición desde la perspectiva del Gobierno, ya que escapan a la lógica tradicional y no responden exclusivamente a la dinámica de menor costo-mayor beneficio. Más bien, las organizaciones criminales se benefician de los inconvenientes de rutas poco accesibles, ya sea por factores naturales, políticos o económicos, que si bien pueden implicar un mayor coste económico, brindan mayor seguridad, evitando controles policiales y aduaneros, tanto en los puertos de salida como en los de llegada.
Un incentivo adicional para utilizar puertos no tradicionales y rutas contraintuitivas es que estos países tienen una reputación consolidada en el comercio internacional. Esta reputación limpia permite la re-exportación de cocaína, que es una forma de blanquear el cargamento, disfrazando el origen real de las drogas. Argentina, Chile y Uruguay son países que tienen bandera verde y, por tanto, no encienden las alarmas, lo que reduce la posibilidad de controles en los puertos de destino.
La investigación demuestra también que en los tres puertos mencionados existen importantes debilidades en cuanto al control de carga y embarque. Esta situación se agrava en tanto existen jurisdicciones superpuestas donde no parece existir una fluida cooperación y/o coordinación inter-agencial, especialmente entre Aduanas y las Fuerzas de Seguridad. Además, el hecho de que los tres puertos se concentren en la exportación de productos primarios facilita la contaminación para los actores, ya sean organizaciones criminales o intermediarios que trabajan de forma independiente.
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Casi 400 kilos de droga fueron incautados por la Dirección Nacional Antidrogas en una camioneta sobra la ruta 8 a la altura del departamento de Treinta y Tres, informó Telemundo (Canal 12) y confirmaron fuentes policiales a Montevideo Portal.
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Según informó la Armada Nacional, en la mañana de este martes Jefatura de Policía de Rocha halló una embarcación dada vuelta en cercanías de la costa del balneario San Antonio, que contenía bolsos con cocaína que habrían caído al agua en la noche de este lunes.
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Antes de que una tonelada de cocaína partiera desde Montevideo hacia Barcelona, la Administración para el Control de Drogas (DEA, por sus siglas en inglés) había informado.
La policía uruguaya persiguió a un camión que contenía la droga, pero le perdieron la pista y la droga fue escondida en calderas industriales dentro del contenedor, indetectable para los radares. La fallida operación de la Policía Antinarcóticos provocó malestar y «asombro» en la DEA y en el gobierno catalán, agrega dicho medio.
La cocaïne qui était planquée dans deux chaudières industrielles, a voyagé par bateau de Montevideo en Uruguay jusqu’au port de Barcelone.
L’enquête se poursuit car derrière cette cargaison de cocaïne pourrait se trouver une organisation internationale bien structurée. La substance est d’une grande pureté et le conteneur a été scanné dans la capitale uruguayenne. Les agents se concentrent sur les entreprises à l’origine de l’expédition et déterminent à quoi ressemble le réseau de distribution.
Le navire transportant le conteneur a fait 5 escales dans différents ports avant d’arriver à Barcelone.
953 kilos de cocaïne ont été saisis mercredi dans cinq camionnettes neuves. Les véhicules neufs sont arrivés au port de Montevideo début mars en provenance du port de Santos, au Brésil, après s’être arrêtés au terminal portuaire de Zárate, en Argentine.
Le navire a transporté 900 véhicules et la cocaïne avait été cachée dans cinq d’entre eux.
Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019
Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique
Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.
Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.
En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.
Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.
Culture hybride
La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.
De producteur de cannabis à consommateurs de drogues
En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.
Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.
Violence et questions sanitaires
Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.
Business as usual
Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.
Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !
Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.
par Marc Fievet
Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?
Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.
En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.
L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.
Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.
La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.
Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.
Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.
Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…
Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !
En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!
AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues
L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.
L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».
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