FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : lorsque Jean Henri Hoguet rencontrait Michel Charasse

La politique anti-stups était au programme des conversations et les résultats des saisies obtenues par l’action de l’agent infiltré NS 55 provoquaient les félicitations que Michel Charasse ne manquaient d’adresser à Jean Henri Hoguet, le patron de la DNRED.

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FRANCE 🇫🇷 : Hommage à Jean-Henri HOGUET

par Éric de Verdelhan

« J’avais un camarade. De meilleur il n’en est pas/… Nous allions comme deux frères, marchant d’un même pas.} Bis » (Chant de marche de la Légion Étrangère)

En ce jour de la commémoration de la bataille de Camerone (30 avril 1863), je ne vais pas écrire un de mes articles vachards habituels. Je ne vais pas fustiger la bande d’incapables qui entoure Macron, l’insécurité, le diktat des minorités, l’immigration-invasion, les matamores qui appellent à la guerre contre Poutine ou contre les mollahs iraniens (au risque de déclencher un conflit mondial), le terrorisme écologique, les LGBT++ qui voudraient nous imposer leurs mœurs, la mort programmée de nos industries, l’effondrement de notre pauvre pays qui fut jadis une grande nation, etc.

Oublions quelques instants la médiocrité de notre époque décadente. Aujourd’hui, date anniversaire de Camerone, je veux parler d’un officier de Légion Étrangère, un ami, décédé il y a plus d’une semaine mais dont je n’ai appris la disparition que très récemment par mes amis Légionnaires. Ce camarade est mort à un âge respectable et même canonique, 94 ou 95 ans, après une vie bien remplie durant laquelle il aura su prendre tous les risques. Il s’appelait Jean-Henri Hoguet et son nom n’est connu que dans le milieu des Douanes. C’est lui qui est, entre autres, à l’origine du corps des OPJ (1) chez les gabelous. C’est encore lui qui a créé le Musée de la Douane de Bordeaux. Il est aussi l’auteur d’un livre sur son engagement au service de la nation (2), car Jean-Henri Hoguet – que nous appelions simplement Jean – était d’abord et avant tout un grand commis de l’État, un haut fonctionnaire exemplaire qui ne confondait pas « servir » et « se servir ». Il était officier de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, décoré de la Croix de la Valeur Militaire en Algérie, des Palmes Académiques, et de quelques autres décorations.

Jean-Henri Hoguet est né en Indochine où son père était, je crois, administrateur colonial. Après des études de droit, il entre sur concours dans l’inspection des Douanes. Jeune marié au début de la guerre d’Algérie, il est appelé sous les drapeaux et, compte tenu de son niveau, on l’envoie faire un peloton d’EOR à Saint-Maixent-l’École. À sa sortie, sous-lieutenant, il est affecté dans la « biffe » en Allemagne, mais lui, il veut défendre son pays. Il fait des pieds et des mains pour partir en Algérie. Ce sera dans la Légion Étrangère où, comme chef de section, ce petit homme qui avait un physique (et des colères) à la Louis de Funès, saura en imposer aux vieux Légionnaires avec l’autorité naturelle et le charisme des vrais chefs. Après son temps de service, la Légion voudra le garder mais il aspire à retrouver sa jeune épouse et son poste d’inspecteur dans les Douanes. Dans le corps des Douanes, il gravira tous les échelons jusqu’au poste de directeur régional « sans me prostituer et sans être franc-maçon » aimait-il dire. En fin de carrière, son grade dans la hiérarchie des Douanes était l’équivalent de général de division ou de corps d’armée. Avec nous, il était lieutenant de la Légion Étrangère.

J’ai connu Jean Hoguet il y a… bien longtemps. À l’époque où mon camarade, mon « presque frère », le lieutenant-colonel Bernard Jean, était président de la section départementale de l’« Union Nationale des Parachutistes », il avait réuni, en marge de la section, un petit groupe d’amis qu’il avait baptisé « les vieilles suspentes ». Cette fine équipe se réunissait au moins une fois par mois, chez l’un ou l’autre, parfois aussi au restaurant, autour d’agapes bien arrosées. Notre doyen était Jean Hoguet. Venait ensuite, en ordre d’âge décroissant, Guy, ingénieur agronome, directeur de coopérative, qui avait servi en Algérie comme sergent appelé dans l’Armée de l’Air. Puis Jean-Pierre, parachutiste au 3e RPC de Bigeard en Algérie ; décoré de la Médaille Militaire comme grenadier-voltigeur de 1re classe. Autodidacte, il avait exercé de nombreux métiers avant de monter sa propre boite, une auto-école, et de s’initier au pilotage au sein d’un aéroclub. Puis Bernard, l’élément fédérateur de notre groupe, lieutenant-colonel para, moniteur de « chuteurs-ops » (3). Avec plus d’une dizaine d’Opex et deux blessures à son actif, il était l’un des officiers supérieurs les plus décorés de sa génération. Puis Alain, patron d’une entreprise du bâtiment, qui avait fait son service militaire comme caporal-chef ou sergent chez les paras, et qui était trésorier de notre section quand Bernard en était le président.

Alain, c’était un seigneur : marié trois fois, il avait construit trois maisons sur le même terrain ; une pour chacune de ses femmes, comme les trois petits cochons de Disney. Le sixième et dernier membre de cette fine équipe de joyeux drilles, le plus jeune (ou le moins vieux ?), c’était moi. Nous avions eu des parcours très différents ; nous étions de milieux sociaux et de grades différents, mais nous partagions les mêmes valeurs, avec cependant quelques nuances : Jean et Jean-Pierre étaient gaullistes purs et durs, les quatre autres n’avaient pas, tant s’en faut, le culte du Grand Charles. Lors de nos rencontres, Bernard et moi nous chantions « Maréchal nous voilà ! » quand Jean arrivait, et à chaque fois il éclatait de rire et nous disait : « Taisez-vous donc, bande de cons ! ».

À l’heure où j’écris ces lignes, mes camarades ont tous « rejoint l’Archange » (4) comme on dit chez les paras. La camarde n’aura respecté ni la chronologie ni l’ordre hiérarchique puisque Jean était « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Le crabe et le coronavirus en ont tué quatre ; Jean Hoguet, lui, est mort de vieillesse. Je reste seul et je pense à eux ; mes amis ne meurent jamais. Ma mémoire est sélective et je pense aussi, souvent, aux bons moments vécus ensemble. Quand j’ai appris le décès de Jean Hoguet, j’ai levé mon verre aux hommes libres ; à ceux qui, tout au long d’une vie, n’ont pas levé le doigt mouillé de la prudence pour savoir d’où vient le vent ; à ceux qui ont traversé les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant ; à ceux qui traitent les « élites », les gens de pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, de la même manière qu’on traite le vulgum pecus ; à ceux qui ont choisi de porter le béret vert de la Légion ou le béret rouge des parachutistes, par idéal  ou par goût de l’aventure ; à ceux qui savent chanter « Eugénie », « Fanchon », « Être et durer », « les Lansquenets », ou « J’avais un camarade » à la fin d’agapes ou de beuveries en hommage à leurs camarades disparus.

Depuis deux ans, Jean Hoguet avait quitté la région. Il vivait dans un EHPAD près de Toulouse. Sa fille m’avait demandé de ne plus lui envoyer de mails car il perdait la tête et voyait mal. On ne pouvait plus lui téléphoner, il n’entendait plus rien. Je ne sais pas si sa fin a été pénible mais je sais, il me l’avait dit, qu’il n’avait plus envie de vivre. Il était l’archétype – presque caricatural – de l’homme d’action or, dans notre monde aseptisé, il y a deux sortes de gens : ceux qui vont faire les choses et ceux qui les font. Jean, c’était aussi une grande culture, un attachement viscéral à son pays et un humour parfois féroce. Une capacité à rire qui cachait peut-être, sans doute, la tristesse de voir disparaître un monde qu’il avait aimé, le désarroi de vivre la fin d’une civilisation. En évoquant sa mémoire, je pense à cette citation de Chris Marker – qu’on attribue souvent à Victor Hugo, Oscar Wilde, Boris Vian, Paul Valéry, voire Winston Churchill : « L’humour est la politesse du désespoir ».

Éric de Verdelhan

1) OPJ : Officier de Police Judiciaire
2) « Au service de l’État à travers la Douane – 1954-1996 », de Jean-Henri Hoguet ; L’Harmattan ; 2004.
3) « Chuteurs Ops », chuteurs opérationnels en jargon militaire
4) Il s’agit de l’Archange Saint-Michel, le saint patron des parachutistes.

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FRANCE 🇫🇷 : Justice hebdo avec Marc Fievet, AKA NS 55 de la #DNRED de la #DGDDI

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FRANCE 🇫🇷 (indics, informateurs et infiltrés) : dans ‘les eaux profondes’

Des témoignages, des flics et Marc Fievet AKA NS55 de la #DNRED

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FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : quand Marc Fievet parlait du #DGDDI François Auvigne

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FRANCE 🇫🇷 (Bordeaux) : le prochain ‘bal des tartuffes’ s’ouvre demain

L’ancien grand patron des stups parmi les prévenus : on vous explique ce procès hors norme qui se tient pendant un mois à Bordeaux

C’est un procès d’ampleur qui s’ouvre ce lundi 2 mars à Bordeaux. Pendant un mois, François Thierry, l’ex patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant (OCRTIS) comparaît pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves. Aux cotés de son principal informateur, le baron de la drogue Sophiane Hambli et de seize autres prévenus. Un dispositif spécial a été mis en place par le parquet de Bordeaux.

Demande d’accréditation, dossier de presse de onze pages envoyé aux rédactions régionales, nationales et internationales, le parquet ne veut rien laisser au hasard pour la couverture d’une affaire considérée comme le plus gros scandale d’État de la lutte anti-drogue en France. Un mois d’audience, soixante-dix tomes de procédures et, à la barre, dix-huit prévenus, dont deux qui retiennent particulièrement l’attention.

L’ancien patron des stups poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant

Au centre de toutes les attentions, le commissaire divisionnaire François Thierry, 57 ans. Il fut l’un des plus grands spécialistes de la lutte anti-drogue française, nommé à la tête de l’OCRTIS (l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant) en 2010. Remercié en 2016, il est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves.

François Thierry en 2012, alors patron de l'OCRTIS
François Thierry en 2012, alors patron de l’OCRTIS • © PATRICK KOVARIK / AFP

Le deuxième grand nom du procès est Sophiane Hambli, 51 ans, originaire de Mulhouse, et principal informateur du commissaire. Considéré dans les années 2000-2015 comme le numéro un de l’importation de haschisch en France, voire en Europe. Actuellement incarcéré au Maroc, pour deux peines de prison d’une trentaine d’années au total, sa présence à l’audience est incertaine, suspendue à l’accord des autorités judiciaires marocaines.

La fiche Interpol de Sophiane Hambli
La fiche Interpol de Sophiane Hambli • © Interpol

Quel véritable lien entre le flic et le voyou ?

C’est en 2009 que les deux hommes signent un pacte. Le flic propose au voyou de devenir son indic, en échange d’une réduction de peine conséquente, alors que l’Alsacien est condamné à dix-huit ans de prison en Espagne où il s’était établi pour son fructueux business. Affaire conclue. La peine sera finalement réduite à cinq années. Et Sophiane Hambli permettra à son protecteur de démanteler des dizaines de réseaux, d’arrêter une centaine de trafiquants et de saisir plusieurs tonnes de résine de cannabis. Un exploit inédit pour la police française.
« On s’appuie sur lui pour faire rentrer des cargaisons de cannabis très importantes et essayer d’identifier les réseaux qui en bénéficient sur le territoire français, c’est ce qu’on a appelé l’opération Myrmidon » explique Eric Pelletier, spécialiste police – justice de France Télévisions. Cette fructueuse coopération durera six ans, jusqu’en octobre 2015. Ce week-end là, une « livraison surveillée » (suivie et infiltrée par les agents de l’OCRTIS dans l’objectif de faire tomber les commanditaires) est court-circuitée par les douanes.

7,1 tonnes de cannabis ont été découverts dans des camionnettes stationnées au pied de cet immeuble, Hambli y louait le dernier étage, avec piscine
7,1 tonnes de cannabis ont été découverts dans des camionnettes stationnées au pied de cet immeuble, Hambli y louait le dernier étage, avec piscine • © FTV

7,1 tonnes de cannabis sont découvertes dans trois fourgonnettes stationnées au pied de l’immeuble d’Hambli, dans le 16e arrondissement de Paris où il loue un appartement de 300 m2 avec piscine. Interpellé, le trafiquant expliquera qu’il agissait sous les ordres de l’Office antidrogue. Le commissaire divisionnaire François Thierry est alors inquiété. Cette opération met au grand jour ses méthodes, hors des clous.

Les "livraisons surveillées" sont soumises à un cadre très strict, en lien avec des magistrats, que n'a pas toujours respecté François Thierry
Les « livraisons surveillées » sont soumises à un cadre très strict, en lien avec des magistrats, que n’a pas toujours respecté François Thierry • © FTV

Le chef des stups omettait parfois, dans les « livraisons surveillées » pilotées en collaboration avec Hambli, de préciser des noms, des montants ou certaines quantités de drogue échangées, alors que les règles en la matière sont très strictes. Tout doit être scrupuleusement répertorié et préparé en amont avec les autorités judiciaires. Le policier agissait souvent en solo pour, explique-t-il, plus d’efficacité.

Hors des clous

Problème : a-t-il fermé les yeux sur une partie du trafic, permettant ainsi à son informateur de s’enrichir ? Était-ce une façon d’obtenir de meilleures informations et de faire briller son service et sa propre personne ? C’est toute la question. Sur les différents comptes d’Hambli, des dizaines de millions d’euros ont été trouvés. Plutôt intrigant.

Hambli était devenu quasi intouchable, il continuait son trafic avec l’accord tacite de François Thierry, ou bien dans son dos

Eric Pelletier. spécialiste police – justice FTV

Thierry est rapidement démis de ses fonctions, même si, côté police, on défend fermement l’ancien grand patron des stups. Le directeur général de la Police Nationale de l’époque le décrit comme un homme droit, loyal, à l’engagement exceptionnel, qui aurait simplement « manqué de discernement« . François Thierry admet des entorses « inévitables » au règlement. En 2017 il est mis en examen pour complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée et destruction de preuves, puis son habilitation d’officier de police judiciaire lui est retirée. C’est la descente aux enfers. L’OCRTIS est dissoute, remplacée par l’office national anti stupéfiant (Ofast).

François Thierry est aujourd'hui responsable de la tranformation numérique de la police
François Thierry est aujourd’hui responsable de la transormation numérique de la police • © FTV

En 2024, devenu responsable de la transformation numérique de la police, et jugé dans une affaire annexe pour faux en écriture publique destiné à protéger un indicateur, un crime aux yeux de la loi, il est acquitté.

Un procès médiatique

Ce 2 mars, il comparaîtra de nouveau, à Bordeaux cette fois, devant la première chambre du tribunal correctionnel pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves. Le procès se tiendra dans les locaux de la cour d’appel où une salle de presse a été aménagée. Des dizaines de journalistes sont attendus pour couvrir cette affaire hors norme, qui met en question l’éthique, l’ensemble de l’organisation de la lutte antidrogue en France et les frontières de la légalité. Affaire qui a inspiré un livre, « l’Infiltré » de H. Avoine et E. Fansten, et un film, « Enquête sur un scandale d’Etat » (de T. de Peretti – 2021).

source

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Souvenons-nous !

ET AUSSI

Avec la réaction du secretaire générale de l’ AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones)

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française #DGDDI) : 20 ans plus tard… c’est toujours le silence à Montreuil et Bercy

Avec Gérard Schoen, l’envoyé spécial de Jérôme Fournel, qui racontait des conneries sur le plateau de « Pièces à conviction ».

Quelques semaines après sa prestation sur ce plateau de TV, Gérard Schoen se sauvera en m’apercevant et ira se planquer derrière une porte cochère accueillante !

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : les  » gardiens du territoire  » insuffisamment reconnus

Clotilde Champeyrache, chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dans le pôle sécurité, défense, renseignement, fut récemment auditionnée par une commission sénatoriale sur le financement de la criminalité organisée.

Voici quelques questions et ses réponses lues dans Marine et Océans

Derrière les saisies record, l’activité des douaniers est-elle suffisamment connue?

Oui, les douaniers manquent de reconnaissance, c’est clair. On les entend peu et c’est un regret que j’avais eu au moment de la commission sénatoriale, quand on cherchait à mieux orienter la lutte contre les trafics et à casser l’offre, on ne mentionnait pas les douanes. Ils ont été eux aussi auditionnés par la commission, mais on avait d’abord pensé à police, gendarmerie ou Ofast (Office anti-stupéfiants). Les douaniers ont une position qui est dans les faits très importante et qui n’est pas suffisamment reconnue. On ne voit pas toujours que la grande majorité des saisies de stupéfiants, de 50 à 80%, ce sont eux. Ce qui est important aussi, ce sont les armes, la contrefaçon, ils sont présents sur une multitude d’activités. Ce sont les gardiens de la frontière, du territoire. »

Payent-ils un cliché de saisies par chance?

« Tomber par hasard sur un conteneur avec des marchandises prohibées, ce n’est quasiment jamais le cas. On ne se rend pas compte que, déjà, il y a toute une politique de ciblage en amont. Dans un contexte extrêmement contraint en termes budgétaires, on ne peut pas mener des contrôles systématiques sur toutes les marchandises. Et on ne peut pas perdre de temps à faire de l’aléatoire. »

Quelle est la partie invisible de leur travail?

« Il y a un travail de renseignement du premier cercle, donc vraiment accès à des sources confidentielles en lien avec d’autres services pour faire de grosses saisies, pas de petites saisies au niveau du trafiquant, du dealer. Là on essaie d’intercepter les cargaisons et ce travail de collaboration à l’international permet aux douanes françaises d’avoir des informations venues de pays exportateurs de stupéfiants. Et en retour, les douanes communiquent à d’autres services pour permettre ces fameuses saisies en haute mer qui sont impressionnantes en termes de volume. Ce travail de renseignement, c’est un peu l’opposé de l’opération +place nette+ qui va être mise en scène. Là, au contraire, on est plutôt sur des logiques d’infiltration à long terme, de livraisons surveillées, tous ces processus qui impliquent les personnes parfois au risque de leur vie. C’est du travail de l’ombre. Ils mériteraient d’avoir plus d’effectifs pour articuler encore mieux l’approche marchandise et l’approche filière criminelle. »

Quels sont les obstacles?

« Le contrôle dans les ports est complexe à mener. Il y a des pressions économiques, parfois un peu d’intimidation. Les douaniers ne sont pas forcément les bienvenus quand ils doivent travailler, donc ce n’est pas un métier facile. Il y a une problématique montante aussi dans le trafic de stupéfiants, c’est l’envoi par colis postaux. Et il y a des dispositions économiques qui sont prises au détriment de la sécurité. La Poste a obligation de se soumettre au contrôle douanier, mais tout ce qui est prestataire de services qu’on appelle les +expressistes+ (colis express du privé, ndlr), eux, ne sont pas assujettis à ces mêmes obligations. Donc, on crée des prestations qui sont problématiques par rapport à ces flux de produits prohibés. »

Mais il n’y a pas que les douaniers qui soient insuffisamment reconnus, les agents infiltrés et les aviseurs, indispensables sources de nombreuses opérations importantes, sont également insuffisamment reconnus, lorsqu’ils ne sont pas totalement oubliés,  voire même lâchés par la haute hiérarchie douanière.

L’exemple de Marc Fievet,  AKA NS 55 en est un des meilleurs exemples où l’on constate le refus d’assurer des engagements pris par les dirigeants de la DNRED, Jean Paul Garcia, l’attaché DGDDI à Madrid, Bernard Pouyanné #DNRED, Jean Puons DNRED, Philippe Galy, l’attaché DGDDI à Londres, Christian Gatard et Bernard ROUX, l’attaché de la #DGDDI à Washington D.C. lors des innombrables visites qu’ils rendirent à Fievet, aussi bien en Espagne, en Angleterre,  au Canada et en France, pour lui demander de plaider coupable et de taire sa qualité d’infiltré pour ne pas déranger les opérations menées par HM Customs excise et RCMP/GRC.

N’hésitant pas à pratiquer un chantage inacceptable de la part de fonctionnaires et allant jusqu’à demander aux témoins de cette période et de leurs conseiller de se taire et que tout s’arrangerait dès le retour de Fievet en France.

François AUVIGNE

C’est  François Auvigne, un DG de la DGDDI, de passage, qui déclara qu’il n’avait pas à assumer les décisions de ses prédécesseurs ne réussissant qu’à démontrer sa lâcheté,  allant jusqu’à se planquer derrière ses jeunes enfants lorsque Fievet chercha à le rencontrer chez lui rue d’Assas. Il réussit aussi à ce que son épouse Sophie Auvigne, fasse en sorte que jamais la radio, dans laquelle elle s’exprime régulièrement, n’aborde le cas Fievet.

Seuls Jean Henri Hoguet de la DNED, puis DNRED et Yves Bonnet, ex Directeur de la DST se sont clairement exprimés sur la situation de Marc Fievet, n’hésitant pas à clairement reprocher la lâcheté dont a fait preuve la Douane française.

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FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : bis repetita placent

Plus de quinze ans après les faits et huit ans après la fin d’une enquête qualifiée d’«hors norme», sept agents de la prestigieuse DNRED (Direction nationale des recherches et des enquêtes douanières), dont deux anciens cadres, viennent d’être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour«trafic de stupéfiants» et «complicité de trafic de stupéfiants», aux côtés de quatre de leurs informateurs. Un délai «inhabituellement long», concède la magistrate, tant ce scandale «emblématique» questionne en profondeur les pratiques de ce service, «du côté des agents de terrain, de leur hiérarchie et de l’autorité judiciaire qui dirige les enquêtes».

Cargaisons de cocaïne et résine de cannabis

Plusieurs saisies suspectes mettent en cause les mêmes protagonistes, qui appartenaient tous aux deux groupes «stups» de la Direction des opérations douanières (DOD) de Paris, une des unités opérationnelles de la DNRED.

Ces affaires démarrent fin 2009 et aux manettes, coté administration, la DOD (Direction des opérations douanières) qui a pour directeur Vincent Sauvalère

Et dans tout ce grand merdier, on retrouve Zoran Petrovic, qui est capable de refourguer n’importe quelle « came » à la demande !

Et même qu’à l’issue d’une réunion de crise entre responsables de la DOD, la décision est alors prise de conserver un reliquat de10 kilos de coke dans le coffre du directeur, sans en aviser les magistrats.

Mais de tout cela, ni les magistrats, ni la haute hiérarchie douanière ne reconnaitront qu’ils savaient !

Quant aux écoutes, elles ont été permises grâce à des IMSI-catchers !

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Détournement de drogue, indics en roue libre… Les vieilles «magouilles» douanières rattrapées par la justice

Pour en savoir plus, allez sur Libé

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Lors d’une intervention sur le plateau de LCP

FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur l’affaire Fievet aka NS55

A l’attention des DG de la DGDDI Jean Dominique COMOLLI, Jean Luc VIALA, Pierre Mathieu DUHAMEL, François AUVIGNE, Alain CADIOU, François MONGIN, Jérôme FOURNEL, Hélène CROCQUEVIELLE, Rodolphe GINTZ, Isabelle Braun-Lemaire et Florian COLAS

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FRANCE 🇫🇷 (NARCOS) : pourquoi AVISEUR INTERNATIONAL ?

Renseigner sur la problématique de la drogue, du narco-business, sur l’OFAST, la DNRED, la Gendarmerie, les régaliennes dédiées à cette lutte, et sur les politiques mises en œuvre par les différents États

Dénoncer cette guerre insensée qui perdure depuis des décennies qui n’a jamais réussi à atteindre l’objectif premier qui était de faire baisser la demande. Mais y a t-il une véritable volonté de faire diminuer cette partie non négligeable de nos économies ? N’a t-on pas déjà réincorporé le chiffre de ces produits illicites dans le PIB ? Cannabis, cocaïne et autres drogues génèrent en France une activité économique qu’on peut estimer à 7 OU 8 milliards d’euros en 2024. Dans ce cas précis, les stups, tant combattus, deviennent un chiffre d’affaires reconnues et acceptées par l’Insee.

Dénoncer nos grandes banques, plus vertueuses les unes que les autres qui, lorsqu’elles se trouvent dans l’obligation d’alerter des mouvements suspects au TRACFIN, n’hésitent pas, pour mieux s’en dispenser, d’ouvrir succursales et autres filiales dans tous les territoires considérés comme paradis fiscaux qui ne servent pas qu’a blanchir les gains du narco-business, mais aussi les détournements et retours sur commissions de la corruption institutionnelle que nous découvrons chaque jour davantage.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : l’effarante genèse d’un trafic de coke piloté par les flics

Opération Trident (1/4) 

Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles.

Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires.

Une série de Libération en quatre épisodes.

A lire assurément

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FRANCE 🇫🇷 (narco-business) : retour sur deux affaires emblématiques

Fausto Cattaneo et la «flic connection»

1992 est une année record.

Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.

Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.

Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.

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C’est l’histoire du lâchage de NS 55 de la #DNRED

Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et saisissent ou/et font saisir plus de 105 tonnes de stups

En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un brooker présumé de la Cosa Nostra. Fievet, se sentant en danger, demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais !

Le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.


Onze ans derrière les barreaux

Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» par la DGGDI, la direction générale de la Douane Française et en particulier par Francois Auvigne malgré l’intervention de Jean Puons, le patron de la DNRED.

Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» a réclamé un dédommagement à l’État français en vain, des énarques de Bercy ayant réécrit les faits pour dégager LA DOUANE FRANÇAISE de toutes responsabilités. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.

Le scénario original a été modifié suite aux pressions de Jérôme Fournel, alors DG de la Douane Française et les dialogues modifiés par Gilles Lellouche et Tahar Rahim.

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En septembre 2025, Vincent Thomazo, secrétaire général de l’AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones) a publié sur Facebook

FRANCE (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans

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🟥🟥 MARC FIÉVET : HÉROS TRAHI PAR L’ÉTAT FRANÇAIS 🟥🟥
UN SCANDALE D’ÉTAT ÉTOUFFÉ DEPUIS 30 ANS

Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises.
Résultat :

✅ 23 opérations de haut niveau menées à bien
✅ Des tonnes de drogue saisies
✅ Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés

Mais en septembre 1994, tout bascule.
Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès…
… mais Marc Fiévet est brûlé.

🔻 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon.
Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles.
Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.

🔒 3888 jours de prison.
Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État.
Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.

Et aujourd’hui ?
➡️ À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre.
➡️ Aucune retraite. Aucune indemnisation. Aucun honneur.
➡️ Juste l’oubli organisé. L’invisibilisation volontaire.

🎬 Le film Gibraltar, diffusé cette semaine à la télévision, raconte son histoire sous le nom de “Marc Duval”, joué par Gilles Lellouche.
Mais derrière la fiction, il y a un homme réel, brisé, trahi, mais debout.

🛑 Ce que l’État cherche à cacher, nous devons le crier.

📢 La France doit reconnaître Marc Fiévet.
📢 La Douane doit assumer ses responsabilités.
📢 Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.

➡️ On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie.
➡️ On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.

🔁 Partagez son histoire. Faites du bruit.
Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.

#JusticePourMarcFiévet #ScandaleDÉtat #DouanesFrançaises #IndemnisationMaintenant #HérosTrahi #NS55 #Gibraltar

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (Washington) : la DEA cible les réseaux du cartel de Sinaloa


WASHINGTON – Aujourd’hui, la DEA a annoncé les résultats d’une opération d’une semaine visant à démanteler le cartel de Sinaloa, l’un des cartels de la drogue les plus violents et les plus puissants au monde, responsable de l’inondation des États-Unis par le fentanyl, la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne.

En février, l’administration Trump a désigné le cartel de Sinaloa, ainsi que sept autres groupes, comme organisation terroriste étrangère

Le cartel de Sinaloa demeure l’une des menaces les plus importantes pour la sécurité publique, la santé publique et notre sécurité nationale. La DEA s’engage à démanteler ses réseaux de commandement, de contrôle et de distribution.

Du 25 au 29 août 2025, les agents de la DEA, répartis dans 23 divisions nationales et sept régions étrangères, ont mené des actions de répression coordonnées qui ont abouti à :

Arrestations : 617
Saisies de drogue :
480 kilogrammes de poudre de fentanyl,
714 707 comprimés contrefaits,
2 209 kilogrammes de méthamphétamine,
7 469 kilogrammes de cocaïne et
55 kilogrammes d’héroïne
Saisies de devises : 11 111 483 $
Biens saisis : 1 697 313 $
Armes à feu : 420

« Ces résultats démontrent toute l’importance de l’engagement de la DEA à protéger le peuple américain », a déclaré Terrance Cole, administrateur de la DEA. « Chaque kilogramme de poison saisi, chaque dollar retiré aux cartels et chaque arrestation que nous effectuons représentent des vies sauvées et des communautés défendues. La DEA ne relâchera pas ses efforts tant que le cartel de Sinaloa ne sera pas démantelé de fond en comble. »

“These results demonstrate the full weight of DEA’s commitment to protecting the American people,” said DEA Administrator Terrance Cole. “Every kilogram of poison seized, every dollar stripped from the cartels, and every arrest we make represents lives saved and communities defended. DEA will not relent until the Sinaloa Cartel is dismantled from top to bottom. »



Des dizaines de milliers de membres, d’associés et de facilitateurs de Sinaloa opèrent dans le monde entier, dans au moins 40 pays, et sont responsables de la production, de la fabrication, de la distribution et des opérations liées au trafic de drogues synthétiques dangereuses et mortelles.

Cette action coordonnée est le fruit d’une concentration accrue de la DEA sur la répression, le renseignement et la collaboration nationale et internationale, utilisant toutes les ressources à sa disposition pour affaiblir le commandement et le contrôle du cartel de Sinaloa.

Cette augmentation témoigne de l’engagement indéfectible de la DEA à lutter contre la crise du fentanyl et à démanteler les cartels qui en sont responsables. La DEA continue de prendre des mesures décisives pour protéger les familles et les communautés américaines. Dans le cadre d’une approche pangouvernementale plus vaste visant à démanteler le cartel de Sinaloa et à protéger les populations américaines, la DEA s’engage à collaborer avec la Homeland Security Task Force (HSTF) et d’autres partenaires fédéraux pour garantir que les opérations actuelles et futures contribuent aux efforts plus vastes des États-Unis pour lutter contre les organisations terroristes désignées et le crime organisé transnational.

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FRANCE 1988 🇨🇵 (Douane française) : de la DNED à la DNRED avec Jean Henri Hoguet

Jean Henri Hoguet m’a offert son livre en novembre 2019 lors d’une des visites que je lui rendais lors de mes passages du côté de Saintes non loin de son domicile.

Relisant ces jours derniers « Au service de l’Etat – A travers la Douane « , j’ai relu la dédicace qu’il me fit.

Qui mieux que lui pouvait confirmer l’injustice de l’administration des Douanes ?

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Dans le cadre de notre rétrospective de l’histoire des services d’enquêtes, de recherche et de renseignement de l’institution douanière française, le passage de la « DNED » à la « DNRED » constitue un séquence déterminante. C’est en 1988 que voit le jour une véritable direction du renseignement au sein du service.

Pour relater cette séquence, Nous reproduisons ici l’éclairage apporté par Jean-Henri Hoguet, promoteur de cette mesure novatrice et chef du service à cette époque. Son témoignage est extrait – avec son aimable autorisation – de son ouvrage « Au service de L’Etat à travers la douane – 1954-1996 ».

L’équipe de rédaction 


La Direction du renseignement

L’année 1988 a d’abord été celle de l’adjonction d’un pôle Renseignement à la D.N.E.D., devenue de ce fait D.N.R.E.D., suite à la parution d’un arrêté ministériel du 1er mars 1988 et de 1’Instruction Cadre du 19 mai. Comme proposé par le G.P.A. (Groupe Prospective et Action), le Centre de Documentation et d’Evaluation (C.D.E.), créé quelques années auparavant et qui, faute d’une doctrine bien établie et appliquée avec des moyens correspondant aux objectifs à atteindre, devait disparaître. Les moyens de l’ex -C.D.E, étaient transférés, au moins en partie, à la Direction du Renseignement. La partie Evaluation du C.D.E. était reprise, au niveau des principes, par la Direction générale et l’application pratique des règles relatives à la Valeur en douane relevait des Directions régionales à travers les bureaux de douane et les C.E.R.D.O.C.

Le C.D.E. avait été dirigé jusqu’ici par un directeur, flanqué de deux adjoints cadres supérieurs qui régnaient sur un effectif d’environ 70 agents. Le personnel, livré à des tâches peu exaltantes et mal encadré, relevait plus de la réserve indienne que de la troupe d’élite. Je reçus carte blanche de la D.G. – ce qui est rare – pour ne conserver que les agents que j’estimerais convenir à l’accomplissement des nouvelles tâches de renseignement. Ce contrat prévoyait toutefois que je devais garder le directeur. Je n’ai conservé qu’environ la moitié de l’effectif du C.D.E..

Pour faire fonctionner la nouvelle Direction du Renseignement, il fallait certes des « petites mains » non expertes, mais surtout un encadrement de spécialistes de la lutte contre la fraude. Or, où les trouver sinon chez les enquêteurs de la D.N.E.D. ? Je fis le tour des cinq divisions parisiennes de la Direction des Enquêtes et Recherches en expliquant aux agents ce que je voulais faire avec cette nouvelle Direction du Renseignement et de la Documentation, et les moyens que j’entendais y consacrer, y compris à l’étranger. Je demandais que chaque Division – sur la base du volontariat – me « prête » pour un an ses deux meilleurs agents, libre à eux si l’aventure leur plaisait, de rester un temps plus long à la D.R.D. Si cette expérience ne les satisfaisait pas, ils étaient assurés de retourner, au bout d’un an, dans leurs unités d’origine. Le pari était risqué – un enquêteur de classe n’aime rien plus que de faire des enquêtes avec un résultat probant au bout. Un enquêteur c’est avant tout un chasseur. S’asseoir derrière un bureau ou un ordinateur, peloter des listings ou confronter des séries de données n’a rien de très passionnant, encore que tout enquêteur prépare souvent son enquête de la sorte. Devant la réticence des enquêteurs à venir à la D.R.D., je leur racontais que j’avais rencontré à Londres, au siège de 1’Investigation Division, un enquêteur réputé qui, antérieurement, avait battu moult fois la campagne dans le cadre de ses investigations et qui maintenant se contentait de recueillir des informations, de les analyser et de lancer ses jeunes collègues sur les routes. Cet agent me disait qu’assis derrière son ordinateur, il éprouvait « une véritable jouissance chaque fois qu’il avait réuni le faisceau d’informations qui ferait tomber son client ». L’homme derrière l’ordinateur ajoutait : « avant je me déplaçais, maintenant j’envoie les autres et ça marche ». C’est ainsi qu’avec un peu de persuasion j’ai pu débaucher une petite dizaine (9 au départ) d’enquêteurs qui ont fait démarrer la D.R.D. Quelques-uns y sont restés plus d’un an. Je n’ai pas été ensuite ingrat avec ces agents qui m’ont cru et ont eu le courage de tenter l’aventure.

(…)


La mise en place de la nouvelle D.N.R.E.D.

Concernant le fonctionnement du service, on peut dire que 1988 a vu la mise en marche de la D.R.D. et le début de rapports nouveaux entre cette Direction et celle des Enquêtes Douanières. Nous revenions de loin car, au début, les enquêteurs de la D.E.D., soucieux de conserver leurs enquêtes d’initiative, niaient la nécessité, l’utilité et même la viabilité d’une Direction du Renseignement. Pour les enquêteurs, la Direction du Renseignement ne pouvait avoir qu’une tendance monopolistique et confiscatoire au regard de l’information opérationnelle.

A la D.E.D., on avait également innové. On avait monté des opérations faisant intervenir soit plusieurs échelons, soit une division parisienne et plusieurs échelons. Ces opérations concernaient des livraisons surveillées de stupéfiants naissant à la frontière espagnole et se terminant àMarseille, Lyon ou dans le nord, mais aussi d’autres opérations plus classiquement douanières relatives à un produit importé mais ayant des points de chute disséminés sur tout le territoire. L’importance de ces opérations amenait naturellement à évaluer leur coût en hommes, en matériel et en frais de déplacement et à tirer de cette évaluation des conséquences au regard de la rentabilité

(…)

La D.N.R.E.D. en 1989

Les 14 et 15 mars, je me rendis, en passant par Lille où je pris Bardu avec moi, à Anvers. Le but du voyage était d’examiner avec nos collègues douaniers belges les possibilités d’échanges de renseignements en matière de conteneurs arrivant dans ce grand port et dont une bonne partie était ensuite acheminée sur la France. Je m’aperçus qu’en Belgique la Douane a d’abord pour directive du gouvernement de ne pas freiner le commerce afin que le bon renom du port d’Anvers ne soit pas altéré. La vitesse du dédouanement primait donc la recherche de la fraude.

Les échanges internationaux de renseignements sur la fraude ne s’en développèrent pas moins en 1989. Le nombre des dossiers traités augmenta de 14% par rapport à 1988 et de 67% par rapport à 1985. Compte tenu des facilités que i’avais obtenues pour envoyer des agents en mission à l’étranger, le nombre des missionnaires passa de 26 en 1987 à 51 en 1989. Certaines de ces missions donnèrent d’excellents résultats sur le plan contentieux. Pour la première fois, une permanence H 24 fut instituée dans le secteur de l’assistance mutuelle avec l’étranger, en raison du développement de celle-ci et de la nécessité, dans certains cas, de réagir très vite. En 1989 également un système international de surveillance des navires suspects a été mis sur pied – Mar-Info – et une partie de la gestion du système fut confiée à la D.R.D. par nos collègues étrangers, Pour la première fois, un pays gérait en temps réel un fichier douanier et le mettait à la disposition des autres.

La D.R.D. commençait à être victime de son succès, car si les besoins en informatique pouvaient à peu près être satisfaits, il n’en allait pas de même pour ce qui concerne le renfort en personnel. Cette mēme pénurie nous empêchait de nous lancer dans l’élaboration d’une structure apte à traiter l’information en matière de blanchiment.

A partir de septembre, la D.R.D. eut un nouveau patron. En remplacement de Pla, j’avais pu, en insistant beaucoup, faire nommer sur ce poste de directeur le chef d’échelon de Lille, Jacques Bardu. Tout son passé, y compris lorsqu’il était chef de subdivision dans l’Est, montrait qu’il savait recueillir l’information, développer des réseaux d’informateurs et faire des affaires sur renseignements. Son efficacité était même dérangeante pour certains, d’autant qu’il agissait et rendait compte après, chaque fois qu’il pressentait que la diffusion préalable de I’information était susceptible de retarder ou d’arrêter l’action. De plus, sa notoriété auprès de ses collėgues chefs d’échelon était de nature à donner une crédibilité accrue à la jeune D.R.D.. Dès son arrivée, il mit sur pied un nouveau système de diffusion mensuel de l’information sur la fraude qui incitait les services destinataires à faire du retour d’information et créait 1’émulation entre ces services en publiant leurs résultats. Ce bulletin était en outre présenté sous une forme attractive, relevant plus de la bande dessinée que de la note administrative. Yvon Pelafigue, directeur interrégional à Lille, nous donna un très sérieux coup de main en mettant pendant plusieurs mois à notre disposition le dessinateur-douanier qui illustrait si bien notre document mensuel.

La D.E.D. quant à elle, si elle avait achevé sa reconversion du Change vers la Douane, n’en avait pas moins deux problèmes à résoudre pour s’adapter aux évolutions en cours. Alors qu’elle fonctionnait auparavant en circuit fermé concernant le renseignement qu’elle recueillait et exploitait directement, il lui fallait maintenant, non seulement admettre l’existence de la D.R.D., mais aussi participer à son fonctionnement en la pourvoyant en informations. Des progrès restaient à faire, spécialement pour les recherches, car le changement des habitudes mentales ne se réalise pas immédiatement à la suite d’une injonction, même forte. Le dexièeme problème pour la D.E.D. était que ses unités apprennent à travailler entre elles compte tenu des dimensions nationales et internationales prises par la fraude, qu’il s’agisse de stupéfiants ou de fraudes commerciales communautaires. Devant la complexité ou la difficulté des dossiers à traiter, les agents se rendaient compte que la matière était en train de changer de nature et de dimension et que, pour mener à bien les enquêtes, il fallait mettre en jeu des moyens juridiques, techniques et matériels dont certains faisaient encore défaut (écoutes légales, coopération judiciaire internationale, mesures conservatoires sur les biens situés à l’étranger, etc.).

Jean Henri Hoguet

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FRANCE 🇫🇷 (Clermont Ferrand) : Bruno Retailleau s’engage à faire la guerre aux narcotrafiquants, mais en aura t-il le temps ?

Le ministre de l’Intérieur était en déplacement à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme ce vendredi.

Bruno Retailleau est sur place alors que la ville est le théâtre de violences liées au narcotrafic, il a notamment annoncé des renforts policiers et le déploiement d’une brigade de CRS mobile.

« Nous leur ferons la guerre et sans doute qu’elle sera longue »

Bruno Retailleau s’est rendu ce vendredi matin sur le terrain, avenue Charras près de la gare SNCF, un secteur touché par des violences récurrentes liées au narcotrafic, « ces gens-là nous font la guerre, se font la guerre, nous leur ferons la guerre (…) et sans doute qu’elle sera longue » a déclaré le ministre en évoquant les trafiquants de drogue. « Nous avons commencé, nous allons continuer avec des moyens plus importants, avec une stratégie qui nous permettra d’avoir d’autres résultats » espère Bruno Retailleau.

SOURCE ET PLUS

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FRANCE 🇫🇷 (Opérations anti-stups) : l’interview de J.H. Hoguet, ex directeur de la #DNRED

EXTRAIT

Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?

Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics, etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

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WORLDWIDE 🇨🇳 🇫🇷 🇷🇺 🇬🇧 🇺🇸 (Drugwar) : l’échec se confirme jours après jours

Consommateurs parqués dans des zones réservées * ou élimination pure et simple ?

Après l’option retenue par les forces américaines d’expédier ‘ad patres’ 11 membres d’équipage d’un bateau rapide lesté, sans aucun doute, de cocaïne sans autre forme de procès, que sera bientôt les options retenues pour règlementer le futur de millions de consommateurs addicts de stupéfiants diverses et variés ?

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Résultats de cette guerre insensée et évolution

Maintenir cette option de guerre à outrance ne pénalise en rien les revenus directs et indirects générés par le narco-business. La première conséquence due à l’insécurité grandissante va amener des lois liberticides pour le plus grand nombre sans pour autant mettre fin à cette lutte Anti-stups décidée par le pouvoir en place.

La reconversion de faits de contrebande en crime de narcotrafic puis désormais en narcoterrorisme démontre, si besoin était, la totale incapacité de nos dirigeants (politiques, hauts fonctionnaires et conseillers) a développer une politique anti-stups efficace.

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La prohibition

Le prohibition est un échec total, et les rodomontades des communicants des grandes régaliennes sur leurs exploits journaliers savamment rapportés par les services de presses ne cherchent qu’à manipuler les opinions.

Quand tous ces services se glorifient d’avoir intercepté 100 tonnes, il faut savoir que ce sont 900 tonnes qui sont passées sous leur nez.

Les fortunes accumulées sont bien réelles et les paradis fiscaux ne pourraient le démentir.

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La corruption endémique est une réalité

La corruption endémique fait référence à une situation où la corruption est profondément enracinée et répandue dans une société, une institution ou un système, souvent de manière systémique et structurelle. Elle peut prendre diverses formes, telles que la corruption politique, la corruption administrative, la corruption économique, etc.

La corruption endémique se caractérise souvent par une généralisation de la corruption : elle est présente à tous les niveaux de la société ou de l’institution. Une acceptation tacite : la corruption est souvent considérée comme une pratique normale ou acceptable. Une impunité : les personnes corrompues ne sont pas ou trés rarement sanctionnées ou poursuivies.

La corruption endémique peut entraîner des pertes économiques, des inégalités sociales, une perte de confiance dans les institutions, etc.

La corruption endémique est souvent difficile à éradiquer car elle est profondément ancrée dans les structures et les mentalités. Il faut souvent une approche globale et des réformes structurelles pour la combattre efficacement.

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Le côut

Les budgets démentiels qui sont consacrés à cette lutte permettraient , s’ils étaient affectés à la prévention, d’obtenir enfin des résultats pour que la consommation diminue.

Il n’en est rien malheureusement.

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  • L’intérêt d’Escape From New York est ailleurs, même si cet arrière-plan socio-politique apporte indéniablement une saveur particulière. Comme dans tout futur sorti de l’imaginaire des années 80, la technologie s’accompagne de gros boutons qui clignotent, d’écrans-radars tout pixelisés ; les armes sont sophistiquées, les pantalons moulants ; les biceps sont de sortie pour les messieurs, les décolletés pour les dames ; on fume des cigarettes avec un regard menaçant et on parle avec une voix bien grave, parce que ça fait viril. Puis les rues sont sales, les carcasses de voitures obstruent les routes, les ponts sont jonchés de mines, le dernier chauffeur de Taxi est à moitié alcoolique (ou en tout cas bien lunaire) et les bandits ressemblent à des sortes de motards punks qui s’égosillent devant des combats de catch improvisés. C’est la jungle, la décadence, la dépravation, et pourtant, tout ce que ce petit monde recherche : c’est la liberté.

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ESPANA 🇪🇸 (SVA – Agencia Tributaria) : las ultimas noticias

Notas de prensa

Interceptado un remolcador al oeste de Canarias que transportaba tres toneladas de cocaína

Operación conjunta de la Agencia Tributaria, Guardia Civil y DNRED de la Aduana francesa

El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han interceptado una embarcación tipo remolcador de nombre « Sky White », que transportaba en su interior unos 3.000 kilos de cocaína repartidos en 80 fardos de distintos tamaños.

Desde el verano de 2024 se sospechaba que esta embarcación era utilizada para el tráfico internacional a gran escala de estupefaciente y gracias a la cooperación internacional se ha podido interceptar. Sus tripulantes han sido detenidos.

La operación tiene su origen en un caso que la Dirección de Investigación e Inteligencia de la Aduana Francesa (DNRED) venía desarrollando junto a las autoridades de Marruecos sobre el grupo criminal que operaba con esta embarcación, que utilizaba el puerto de Dajla para eludir a las autoridades de países europeos.

Interceptado un remolcador al oeste de Canarias que transportaba tres toneladas de cocaína

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Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la DNRED de la Aduana francesa

29/julio/2025

Intervenidos 2.500 kilos de hachís a una red de transporte de droga por carretera con destino Francia y resto de Europa

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la Aduana francesa

  • Detenidas diez personas en Cataluña y el sur de Francia, incluidos los ‘cabecillas’, por su participación en cuatro envíos de estupefaciente en los últimos ocho meses
  • La droga salía de almacenes en Castellón oculta en camiones y furgonetas con dobles fondos y con la escolta de ‘coches lanzadera’ para alertar de posibles controles
  • La organización ya desmantelada tenía su base de operaciones en España y estaba formada por individuos de nacionalidad rumana y eslovaca

29 de julio de 2025.- Agentes del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y de la Aduana de Francia, en el marco de una operación conjunta desplegada en los últimos ocho meses, han intervenido 2.480 kilos de hachís a una red dedicada al transporte de droga por carretera desde España hasta Francia y resto de Europa, y han procedido a la detención de diez personas encargadas de llevar a cabo los envíos desde almacenes en la provincia de Castellón. La organización ocultaba la droga en camiones y furgonetas con dobles fondos que eran escoltadas por ‘coches lanzadera’ para alertar de posibles controles.

La operación, denominada ‘Sivarite’, da comienzo en octubre de 2024. En el marco de la intensificación de la actividad conjunta de Vigilancia Aduanera y la Aduana francesa contra el tráfico de drogas entre España, Francia y el resto de Europa, el intercambio de información entre la DNRED de la Aduana de Francia en Perpignan y Vigilancia Aduanera de la AEAT en Cataluña permite detectar las actividades de una organización criminal dedicada al tráfico de estupefacientes con sede en España.

Intervenidos 2.500 kilos de hachís a una red de transporte de droga por carretera con destino Francia y resto de Europa

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28/junio/2025

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil

Detenidas 44 personas e incautadas cerca de cinco toneladas de hachís en un operativo desde el Campo de Gibraltar hasta el río Guadiana

  • Han sido intervenidas 30 embarcaciones, más de 42.000 litros de carburante y 110.000€ en efectivo
  • Se han desmantelado varias organizaciones dedicadas al narcotráfico que operan en el sur peninsular

28 de junio de 2025.- La Agencia Tributaria y la Guardia Civil han detenido a 44 personas de organizaciones dedicadas al narcotráfico que operan en el sur peninsular durante un operativo desarrollado en Algeciras, Cádiz y Huelva especialmente entre el Campo de Gibraltar y el espacio fronterizo con Portugal del río Guadiana durante la última semana.

Detenidas 44 personas e incautadas cerca de cinco toneladas de hachís en un operativo desde el Campo de Gibraltar hasta el río Guadiana

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Operación de la Agencia Tributaria

21/julio/2025

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y Guardia Civil

  • El contenedor había sido marcado para inspección física por la Aduana y se contó con el apoyo de un can detector de drogas
  • La intervención se produjo durante el control fiscal, aduanero y de seguridad que se realiza durante el desembarque de vehículos procedentes de Marruecos
  • El conductor del camión ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes

21 de julio de 2025.- El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han incautado más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del semirremolque de un camión que procedía de Tánger-Med (Marruecos). El conductor del camión, un ciudadano marroquí de 57 años de edad, ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes.

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

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21/julio/2025

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y Guardia Civil

  • El contenedor había sido marcado para inspección física por la Aduana y se contó con el apoyo de un can detector de drogas
  • La intervención se produjo durante el control fiscal, aduanero y de seguridad que se realiza durante el desembarque de vehículos procedentes de Marruecos
  • El conductor del camión ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes

21 de julio de 2025.- El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han incautado más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del semirremolque de un camión que procedía de Tánger-Med (Marruecos). El conductor del camión, un ciudadano marroquí de 57 años de edad, ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes.

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10/julio/2025

Operación de la AEAT y Guardia Civil, dirigida por la Fiscalía Europea

Interceptado un velero con cocaína en aguas próximas a Canarias

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ILES CANARIES 🇪🇸 Lanzarote): la ‘Policia Nacional’ a saisi 55 kilos de cocaïne

La « Policia Nacional » a arrêté à Lanzarote trois hommes âgés de 44, 47 et 49 ans, tous trois avec un casier judiciaire lors d’une opération qui a permis la saisie de 55 kilos de cocaïne.

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