USA  🇺🇸  #DEA – FRANCE 🇫🇷 #DNRED (opération DINERO) : Claudio Pasquale Locatelli alias ‘Diabolik’ présumé Boss de la Camorra

EXTRAIT de l’ARCHIPEL des SOUMIS

Le 8 juin  1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, au nord de Nantes. Christian Gatard ne pouvait pas venir, ce sont Jo LeSquere et Hervé Maignie qui nous reçoivent David May et moi. D’emblée l’attaché du DEA à Paris m’informe:

-Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelques heures, dans nos bureaux,  installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, (Claudio Locatelli de son vrai nom) et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci.

Une fois de plus je me tourne vers Jo LeSquere:

-Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ?  Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ?  Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

-Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignie renchérit:

-Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

-T’es cinglé…Mais t’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées par le Sea Harmony. Quand et comment, je ne sais pas encore mais je promets !

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvriront donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire.

Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome, qui m’informe avoir été en contact le jour même avec un Gilberto, un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poisson, puisque c’est lui le successeur de Pablo Escobar ! Les mecs du DEA sont satisfaits !

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Lorsque l’infiltré Marc Fievet, aka ‘NS55’, a demandé le témoignage de la DEA, celle-ci a refusé et David May, l’attaché de la DEA à Paris est devenu muet…

Au Canada, Carlos Hernandez Reumbaut, qui était l’organisateur de l’envoi de 5 tonnes 400 de cocaïne avec Locatelli a été acquitté.

Locatelli n’a jamais été poursuivi.

Le magistrat italien Catenacci a été renvoyé et s’est installé  comme avocat.

L’agent infiltré NS 55 à pris perpétuité…

Et les autorités françaises n’ont pas respecté les engagements pris, car le DG François Auvigne a refusé d’assurer la continuité du service de l’Etat par son administration.

Et un plus, avec des magistrats Anglais et Canadien, corrompus par le HM Customs et la RCMP GRC pour réussir une belle affaire. Qu’importe le mensonge pourvu qu’on obtienne une condamnation !

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FRANCE 🇫🇷 (BERCY) : détails de la passivité des ministres du Budget successifs face aux méthodes de la #DNRED

Michel Charasse

La passivité des ministres du Budget successifs sous la Vᵉ République face aux dérives de la DNRED repose sur un secret de polichinelle institutionnel : la protection d’une culture du chiffre politiquement rentable au détriment de la légalité des opérations. En tant que tutelle directe de la Direction générale des douanes, Bercy a longtemps fermé les yeux sur les zones grises entourant la gestion des aviseurs et les importations de stupéfiants.

Cette passivité s’est manifestée à travers trois mécanismes précis :

1. La complaisance face aux fausses saisies pour des motifs politiques

Pour un ministre du Budget, annoncer une saisie record de stupéfiants ou de marchandises de contrebande est une opportunité politique majeure. Elle permet de justifier l’efficacité des services douaniers et de valoriser l’action du gouvernement.

  • L’aveuglement volontaire : Les ministres successifs ont validé des bilans annuels triomphants sans jamais exiger d’audit strict sur la provenance des marchandises.
  • La réalité du terrain : Comme l’ont démontré les procès ultérieurs des cadres de la DOD (Direction des opérations douanières), de nombreuses saisies spectaculaires étaient en fait négociées et orchestrées à l’avance avec des indics-trafiquants. Bercy préférait se contenter du résultat statistique plutôt que d’enquêter sur les méthodes illégales (incitation à l’infraction, livraisons surveillées non déclarées aux magistrats) ayant permis ces saisies. [1]

2. Le parapluie hiérarchique et le refus d’assumer les agents infiltrés

Lorsqu’une opération clandestine de la DNRED tournait au fiasco judiciaire ou international, l’attitude des ministres du Budget a systématiquement consisté à couper les ponts pour protéger l’appareil d’État, appliquant une doctrine de déni institutionnel.

  • Dans l’affaire Marc Fiévet (NS 55), alors que l’infiltré avait agi sous la direction des douanes françaises, la tutelle ministérielle a refusé d’intervenir auprès de la justice canadienne pour confirmer son statut officiel, le laissant condamné à la prison à perpétuité. Pire, le ministère du Budget a envoyé Messieurs Bernard Roux, attaché DGDDI à Washington DC , et Christian Gatard pour le convaincre de plaider coupable pour éviter de perturber le déroulement des affaires judiciaires en cours au Canada.
  • Les directeurs successifs des douanes, couverts par leurs ministres, ont appliqué le principe selon lequel les engagements pris envers les aviseurs ou les agents dans l’illégalité n’engageaient pas l’administration, afin d’éviter que la responsabilité pénale ou politique ne remonte jusqu’aux bureaux de Bercy.

3. L’opacité budgétaire des caisses noires (Fonds de place)

La passivité des ministres s’est également traduite par une absence délibérée de contrôle sur les flux financiers internes de la DNRED.

  • Les rémunérations en liquide : Pendant des décennies, la gestion des « fonds de place » — les enveloppes de cash utilisées pour payer les aviseurs internationaux — s’est faite en dehors de tout contrôle parlementaire ou comptable classique.
  • La défaillance de la tutelle : Les ministres du Budget ont pérennisé ces lignes budgétaires opaques sans imposer de traçabilité, permettant à la DNRED de manipuler des millions de francs (puis d’euros) en espèces. Ce manque de transparence a favorisé le blanchiment occulte et le financement d’opérations hors cadre légal, jusqu’à ce que la Cour des comptes et des enquêtes judiciaires ne forcent la transparence des services de renseignement douanier.

Ce n’est qu’avec la multiplication des scandales judiciaires et les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic qu’un coup d’arrêt a été mis à cette passivité, obligeant le ministère des Comptes publics à encadrer strictement le statut des aviseurs et à judiciariser pleinement chaque procédure d’infiltration. [1]

David Amiel, l’actuel ministre

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FRANCE 🇫🇷  (#DGDDI) : autres affaires liées aux dérives de la #DNRED

L’affaire Marc Fiévet n’est pas un cas isolé. À partir des années 1990, la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) a opéré une véritable « révolution culturelle » axée sur la course aux chiffres et l’utilisation massive d’aviseurs. Cette stratégie a généré des saisies records, mais a également conduit à des dérives systémiques majeures où la frontière entre la légalité et le complicité de trafic s’est parfois estompée. [1]

Plusieurs autres affaires emblématiques mettent en lumière ces pratiques :

1. L’affaire du cargo Melor (1993)

Mentionné brièvement par Marc Fiévet lui-même, le cargo Melor est au cœur d’une autre opération trouble menée par la DNRED à la même période. En 1993, ce navire a transporté plus de 30 tonnes de cannabis afghan sous la supervision des douanes françaises. L’objectif officiel était de mener une livraison surveillée pour identifier les réseaux de distribution en Europe. Cependant, l’opération a mis en lumière l’opacité des canaux de communication de la DNRED (notamment via des lignes sur liste rouge dans le Var) et l’incapacité — ou le refus — des autorités de remonter jusqu’aux véritables donneurs d’ordres financiers et aux banques complices.

2. L’affaire Zoran Petrovic et les dérives de la DOD

Bien que le procès ait eu lieu plus tard (le jugement a été rendu en septembre 2022 par le tribunal correctionnel de Paris), cette affaire plonge ses racines directes dans les méthodes héritées des années 1990 et 2000. [1]

  • Le mécanisme : Plusieurs anciens hauts responsables de la DNRED et de sa branche opérationnelle, la DOD (Direction des opérations douanières), ont été jugés pour avoir fermé les yeux sur le trafic massif orchestré par leur aviseur vedette, le Serbe Zoran Petrovic. [1]
  • La dérive : Pour obtenir des saisies spectaculaires de marchandises (notamment de cigarettes et de stupéfiants) et gonfler artificiellement leurs statistiques de réussite, les douaniers laissaient l’informateur importer légalement d’immenses cargaisons tout en n’en saisissant qu’une partie. Les cadres de l’époque, dont Pascal Schmidt, ont été condamnés pour avoir agi en dehors de tout cadre légal. [1]

3. Le scandale de la saisie du Havre et l’affaire du café (2015)

Cette affaire a provoqué un séisme institutionnel, entraînant le limogeage du patron de la DNRED de l’époque, Jean-Paul Garcia (qui avait été l’attaché des douanes en poste à Madrid lors de l’affaire Fiévet). [1]

  • Les faits : Les douanes avaient mis en scène une saisie spectaculaire de 43 tonnes de café de contrebande dans le port du Havre.
  • La manipulation : L’enquête judiciaire a révélé que la marchandise avait en réalité été entièrement achetée, importée et acheminée par les douanes elles-mêmes, par l’intermédiaire d’un indicateur grassement rémunéré. L’opération n’avait pour but que de créer une fausse saisie pour valoriser le service, illustrant la persistance des pratiques d’incitation à l’infraction. [1, 2]

Une culture du résultat qui a forcé la réforme

Ces dérives à répétition reposaient toutes sur le même triptyque : la recherche effrénée de la saisie record, l’autonomie excessive des services d’enquête par rapport aux magistrats, et le recours à des indics-trafiquants intouchables. C’est précisément l’accumulation de ces scandales qui a poussé le législateur à cadenasser les pratiques de la DNRED, menant à la refonte globale de leur statut. [1]

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FRANCE 🇫🇷  (#DNRED – #DGDDI) : le statut juridique actuel des agents infiltrés et des aviseurs des douanes

Le statut juridique des agents infiltrés et des aviseurs des douanes en France a été profondément réformé pour éviter les dérives du passé. Le cadre légal actuel repose notamment sur la refonte globale issue de l’ordonnance n° 2026-265 du 8 avril 2026, entrée en vigueur le 1er mai 2026, qui codifie strictement ces pratiques de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). [1]

Voici l’état du droit applicable en 2026 :

1. Le statut des agents infiltrés (Douaniers)

Contrairement à l’époque de l’affaire Marc Fiévet, seuls des agents des douanes spécifiquement habilités peuvent mener des opérations d’infiltration. Un civil (comme un indicateur) ne peut pas être juridiquement qualifié d’« agent infiltré » doté de prérogatives de puissance publique. [1]

  • Identité d’emprunt et protection : L’infiltration consiste pour un douanier à utiliser une fausse identité pour surveiller des réseaux criminels en se faisant passer pour un complice. Selon l’article L427-25 du Code des douanes, l’identité réelle de l’agent infiltré ne doit apparaître à aucun stade de la procédure afin de garantir sa sécurité physique. [1, 2]
  • Irresponsabilité pénale encadrée : Les douaniers infiltrés bénéficient d’une immunité pénale pour certains actes indispensables à leur mission (acquérir, détenir, transporter ou livrer des produits frauduleux ou stupéfiants, ou mettre à disposition des moyens logistiques). [1]
  • Interdiction de la provocation à l’infraction : À peine de nullité de toute la procédure, les actes de l’agent infiltré ne doivent jamais constituer une incitation à commettre une infraction. Ils doivent se borner à constater ou intégrer une fraude déjà existante. [1]
  • Supervision stricte : L’opération doit être coordonnée par un agent douanier de catégorie A et s’effectue sous le contrôle rigoureux de l’autorité judiciaire (Procureur de la République ou Juge d’instruction). [1]

2. Le statut des « Aviseurs » (Indicateurs civils)

Un aviseur est une personne extérieure à l’administration (un civil) qui fournit des renseignements aux douanes en échange, généralement, d’une rémunération. Les règles fixées au Chapitre IV du Code des douanes (articles L614-1 et suivants) encadrent cette activité : [1, 2]

  • Secret absolu et anonymat : L’identité de l’aviseur est protégée par le secret le plus strict. L’administration conserve de façon hautement confidentielle les pièces établissant son identité ainsi que les modalités et montants de sa rétribution. Son nom n’apparaît jamais dans les dossiers transmis à la justice.
  • Exploitation des données d’origine illicite : Depuis le 1er mai 2026, la loi encadre strictement la manière dont les douanes exploitent les informations fournies. L’article L614-2 autorise l’administration à exploiter des renseignements douaniers même s’ils n’ont pas été régulièrement obtenus par l’aviseur lui-même (par exemple, des fuites de données ou des documents volés au sein d’une organisation), mais exclut cette utilisation pour certaines mesures de coercition particulièrement intrusives.
  • Absence de statut de « collaborateur de justice » automatique : Contrairement aux douaniers, l’aviseur civil ne bénéficie pas d’une immunité pénale générale s’il commet lui-même des délits de trafic. Il reste un simple informateur et ne peut en aucun cas se substituer aux forces de l’ordre pour mener des actes d’enquête ou des livraisons surveillées de son propre chef.

En résumé, la législation a mis fin au flou juridique des années 1990 : la frontière entre l’enquêteur de l’État (qui infiltre sous contrôle judiciaire) et l’informateur civil (qui apporte le renseignement) est désormais étanche et solidement verrouillée par le Code des douanes sur Légifrance.

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PAYS BAS 🇳🇱 : 2 millions d’euros offerts pour capturer Jos Leijdekkers possiblement caché en Sierra Leone 🇸🇱

Incapable d’arrêter Jos Leijdekkers, nos brillantes autorités ont recours aux citoyens pour faire le job pour lequel elles sont normalement rémunérées.

Dans un communiqué, le parquet néerlandais présente son arrestation comme « une priorité absolue ». La récompense, dont le montant a été multiplié par dix, a été fixée à 2 millions d’euros. Elle est promi se à toute personne qui pourrait permettre cette arrestation « en indiquant par exemple les déplacements du fugitif et les moments où il pourrait être arrêté, notamment lorsqu’il se trouve hors de la Sierra Leone ».

Les Néerlandais assurent que l’identité du ou des informateurs sera protégée.

SOURCE

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Croire en la parole des autorités… C’est dangereux !

Pour mémoire, ce qui est arrivé à un agent infiltré de la DNRED

FRANCE 🇫🇷 (#DGDDI) : une hiérarchie qui ne respecte pas les engagements de la  #DNRED

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FRANCE 🇨🇵 (opération #Corner): le blanchiment d’argent menace de « diluer la distinction entre économie légale et économie illégale », selon un rapport de la police judiciaire

Le document confidentiel, que « Le Monde » a pu consulter, alerte sur les menées de groupes criminels hautement spécialisés, souples, résilients et particulièrement efficaces.

L’opération, baptisée « Corner », a été menée discrètement au premier semestre. Sous l’égide d’une « task force narco-blanchiment », rien que ça, une liste de plusieurs dizaines de commerces de proximité suspectés de blanchiment a été établie puis contrôlée en deux vagues, en février et mai. Quel exploit !

Environ 80 contrôles se révèlent positifs à travers le pays, dans plus de 45 départements ; une dizaine de commerces sont aussitôt fermés, douze autres font l’objet d’une instruction en vue de leur fermeture…

Et le blanchiment via les compagnies Offshores, toujours pas d’opérations en vue!

Les deux sont du blanchiment – sauf que l’un a une cravate et l’autre un tablier.

Techniquement, c’est la même infraction pénale : Article 324-1 du Code pénal, 5 ans et 375 000€, pareil pour le petit kebab et la LTD aux Caïmans.

Mais dans la pratique, c’est deux mondes :

1. Le petit commerce en France (bar, kebab, salon de coiffure, car-wash)

  • Méthode : tu injectes du cash sale dans le chiffre d’affaires. Classique, manuel, risqué.
  • Montants : 10k à 200k€/an. Très vite repéré par TRACFIN si le ratio cash / CB explose.
  • Risque : contrôle URSSAF, fisc, voisin qui balance. Tu prends vite.
  • Dans l’imaginaire collectif : c’est « voyou », c’est visible.

2. L’offshore via compagnie écran

  • Méthode : société LTD à Malte, LLC au Delaware, fondation au Panama, à Monaco, au Liechtenstein ou Gibraltar. Factures de consulting bidons, prêts intra-groupe, trusts. L’argent est déjà « propre » sur le papier.
  • Montants : millions, milliards. C’est industriel.
  • Risque : quasi nul si bien fait, protégé par secret bancaire, avocats fiscalistes à 800€/h, et surtout… par les mêmes hauts fonctionnaires de Bercy qui font les allers-retours. Les joies du pantouflage !
  • Dans l’imaginaire collectif : c’est « optimisation », « ingénierie », on met un costume.

Plus honorable ?

Non. C’est même l’inverse moralement :

Le petit commerce blanchit souvent de la petite délinquance pour survivre, il paie quand même TVA, charges, il fait tourner un quartier.

L’offshore blanchit de la fraude fiscale massive, de la corruption, parfois de l’argent public détourné. Et c’est justement l’argent qui aurait dû financer les hôpitaux et les écoles que les ‘mecs’ de Bercy sont censés défendre. La Cour des comptes elle-même pointait que les rédacteurs des lois fiscales sont ceux qui connaissent les failles pour les vendre au privé après pantouflage.

Donc sur le plan pénal, pareil. Sur le plan de la dangerosité sociale, l’offshore est 1000x plus grave, mais 1000x moins puni. C’est tout le scandale des « Intouchables d’État ».

Quant au TRACFIN …

Pourquoi Tracfin chope le kebab à 30k€ et rate la LTD à 30M€ ?

1. Tracfin est aveugle à la base

  • TRACFIN ne fouille pas lui-même. Il attend des déclarations de soupçon des banques.
  • Les banques françaises sont obligées de balancer si tu déposes 10k€ cash d’un coup. Alerte au TRACFIN

2. Les montants qui ne font pas « sale »

  • Kebab qui fait +40% de cash en 3 mois : ça clignote rouge direct. Algorithme simple.
  • Société offshore qui facture 2M€ de « conseil en stratégie » à une filiale française : pour la banque française, c’est une facture normale, avec TVA, contrat. L’algorithme voit rien.

3. Les moyens humains

TRACFIN : ~ 200 agents pour toute la France

Un gros cabinet d’avocats fiscalistes à Paris : 300 avocats juste pour monter les structures des offshores.

Résultat, quand TRACFIN tombe sur un montage avec 3 trusts, 2 holdings au Luxembourg, une fondation au Panama ou ailleurs, les agents n’ont ni le temps, ni l’expertise pour exploiter. Ils classent ou refilent l’affaire au Parquet National Financier qui est déjà sous l’eau !

4. Le pantouflage

C’est le cœur du réacteur. Ceux qui écrivent les règles anti-blanchiment à Bercy sont les mêmes qui, 2 ans après, vont bosser à 20k€/mois dans le cabinet qui aide les clients à les contourner. Ils connaissent par cœur où sont les trous.

Exemple concret : la loi Sapin 2 anti-corruption de 2016. Très bien écrite. Sauf qu’elle prévoit que les « prêts intra-groupe internationaux » ne sont pas concernés par certains contrôles.

CONCLUSION

Petit commerce = cash visible en France et TRACFIN le voit !

Offshore = Tous documents en ordre hors de France et TRACFIN ne le voit pas

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C’est pas un bug du système, c’est le système.

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EUROPE 🇪🇺 : essor de la méthamphétamine dans l’ombre du marché unique

« Breaking Bad » en Europe centrale

Un reportage de Prune Antoine 

La drogue, miroir déformant des sociétés ? La méthamphétamine qui gangrène la Mitteleuropa n’ouvre pas les portes d’autres mondes possibles mais aide à supporter les cadences à l’usine, à oublier la dureté du présent, à repousser un avenir sinistre. Dans des zones frontalières, les laboratoires clandestins éclosent partout, la production se professionnalise et profite du grand marché européen.

Il est cinq heures du matin lorsque les gyrophares déchirent l’obscurité d’une zone industrielle à la périphérie d’Ostrava. Des hommes armés enfoncent une porte métallique. À l’intérieur, des fûts de précurseurs chimiques empilés jusqu’au plafond, des tuyaux de distillation, l’odeur âcre de l’éphédrine en cuisson. Un laboratoire clandestin démantelé de plus.

Cette descente de police illustre la guerre sans fin que mène la Tchéquie contre sa drogue nationale. Ici, on ne parle pas de crystal meth mais de pervitine, du nom du stimulant distribué massivement aux soldats de la Wehrmacht pendant la seconde guerre mondiale. Quatre-vingts ans plus tard, la molécule circule toujours largement dans les marges industrielles de l’Europe centrale. On l’appelle la « cocaïne du pauvre ». Un gramme de cocaïne coûte environ 150 euros dans la région ; un gramme de méthamphétamine, 30.

source

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ÉTATS UNIS 🇺🇸 (Floride) : ‘MIAMI VICE’ est de retour

Un avion qui atterrit sur une autoroute au Nigeria, ça vous intéresse bien sûr ! D’autant plus que l’aéronef en question était loué par un pasteur, à notre fameux broker Marc Didier.

Les voies du Seigneur sont vraiment diversifiées!

Aujourd’hui on va donc étudier ces riches pasteurs nigériens et leurs avions. Et constater que la plupart ne leur appartiennent pas, et sont au contraire, des engins venus en majorité de Floride : l’État, devenu l’annexe de la Maison Blanche, qui est un grand fournisseur d’avions douteux, engagés dans des trafics divers, dont celui de la cocaïne.

Et ces avions ,comme celui posé sur une autoroute, évoluent très souvent en Afrique, dans un pays le Nigeria, qui est objet d’une surveillance intensive aérienne de l’armée américaine. Encore un paradoxe Trumpien ?

Le rôle primordial de la Floride dans le trafic international de cocaïne en qualité de fournisseuse principale d’avions est constatée: ça fait vivre tout une industrie du jet privé !

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Nous revoici dans les années 70 !!  c’est Miami Vice de retour  (Deux Flics à Miami) ! 

FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : lorsque Jean Henri Hoguet rencontrait Michel Charasse

La politique anti-stups était au programme des conversations et les résultats des saisies obtenues par l’action de l’agent infiltré NS 55 provoquaient les félicitations que Michel Charasse ne manquaient d’adresser à Jean Henri Hoguet, le patron de la DNRED.

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FRANCE 🇫🇷 : Hommage à Jean-Henri HOGUET

par Éric de Verdelhan

« J’avais un camarade. De meilleur il n’en est pas/… Nous allions comme deux frères, marchant d’un même pas.} Bis » (Chant de marche de la Légion Étrangère)

En ce jour de la commémoration de la bataille de Camerone (30 avril 1863), je ne vais pas écrire un de mes articles vachards habituels. Je ne vais pas fustiger la bande d’incapables qui entoure Macron, l’insécurité, le diktat des minorités, l’immigration-invasion, les matamores qui appellent à la guerre contre Poutine ou contre les mollahs iraniens (au risque de déclencher un conflit mondial), le terrorisme écologique, les LGBT++ qui voudraient nous imposer leurs mœurs, la mort programmée de nos industries, l’effondrement de notre pauvre pays qui fut jadis une grande nation, etc.

Oublions quelques instants la médiocrité de notre époque décadente. Aujourd’hui, date anniversaire de Camerone, je veux parler d’un officier de Légion Étrangère, un ami, décédé il y a plus d’une semaine mais dont je n’ai appris la disparition que très récemment par mes amis Légionnaires. Ce camarade est mort à un âge respectable et même canonique, 94 ou 95 ans, après une vie bien remplie durant laquelle il aura su prendre tous les risques. Il s’appelait Jean-Henri Hoguet et son nom n’est connu que dans le milieu des Douanes. C’est lui qui est, entre autres, à l’origine du corps des OPJ (1) chez les gabelous. C’est encore lui qui a créé le Musée de la Douane de Bordeaux. Il est aussi l’auteur d’un livre sur son engagement au service de la nation (2), car Jean-Henri Hoguet – que nous appelions simplement Jean – était d’abord et avant tout un grand commis de l’État, un haut fonctionnaire exemplaire qui ne confondait pas « servir » et « se servir ». Il était officier de la Légion d’honneur, de l’Ordre National du Mérite, décoré de la Croix de la Valeur Militaire en Algérie, des Palmes Académiques, et de quelques autres décorations.

Jean-Henri Hoguet est né en Indochine où son père était, je crois, administrateur colonial. Après des études de droit, il entre sur concours dans l’inspection des Douanes. Jeune marié au début de la guerre d’Algérie, il est appelé sous les drapeaux et, compte tenu de son niveau, on l’envoie faire un peloton d’EOR à Saint-Maixent-l’École. À sa sortie, sous-lieutenant, il est affecté dans la « biffe » en Allemagne, mais lui, il veut défendre son pays. Il fait des pieds et des mains pour partir en Algérie. Ce sera dans la Légion Étrangère où, comme chef de section, ce petit homme qui avait un physique (et des colères) à la Louis de Funès, saura en imposer aux vieux Légionnaires avec l’autorité naturelle et le charisme des vrais chefs. Après son temps de service, la Légion voudra le garder mais il aspire à retrouver sa jeune épouse et son poste d’inspecteur dans les Douanes. Dans le corps des Douanes, il gravira tous les échelons jusqu’au poste de directeur régional « sans me prostituer et sans être franc-maçon » aimait-il dire. En fin de carrière, son grade dans la hiérarchie des Douanes était l’équivalent de général de division ou de corps d’armée. Avec nous, il était lieutenant de la Légion Étrangère.

J’ai connu Jean Hoguet il y a… bien longtemps. À l’époque où mon camarade, mon « presque frère », le lieutenant-colonel Bernard Jean, était président de la section départementale de l’« Union Nationale des Parachutistes », il avait réuni, en marge de la section, un petit groupe d’amis qu’il avait baptisé « les vieilles suspentes ». Cette fine équipe se réunissait au moins une fois par mois, chez l’un ou l’autre, parfois aussi au restaurant, autour d’agapes bien arrosées. Notre doyen était Jean Hoguet. Venait ensuite, en ordre d’âge décroissant, Guy, ingénieur agronome, directeur de coopérative, qui avait servi en Algérie comme sergent appelé dans l’Armée de l’Air. Puis Jean-Pierre, parachutiste au 3e RPC de Bigeard en Algérie ; décoré de la Médaille Militaire comme grenadier-voltigeur de 1re classe. Autodidacte, il avait exercé de nombreux métiers avant de monter sa propre boite, une auto-école, et de s’initier au pilotage au sein d’un aéroclub. Puis Bernard, l’élément fédérateur de notre groupe, lieutenant-colonel para, moniteur de « chuteurs-ops » (3). Avec plus d’une dizaine d’Opex et deux blessures à son actif, il était l’un des officiers supérieurs les plus décorés de sa génération. Puis Alain, patron d’une entreprise du bâtiment, qui avait fait son service militaire comme caporal-chef ou sergent chez les paras, et qui était trésorier de notre section quand Bernard en était le président.

Alain, c’était un seigneur : marié trois fois, il avait construit trois maisons sur le même terrain ; une pour chacune de ses femmes, comme les trois petits cochons de Disney. Le sixième et dernier membre de cette fine équipe de joyeux drilles, le plus jeune (ou le moins vieux ?), c’était moi. Nous avions eu des parcours très différents ; nous étions de milieux sociaux et de grades différents, mais nous partagions les mêmes valeurs, avec cependant quelques nuances : Jean et Jean-Pierre étaient gaullistes purs et durs, les quatre autres n’avaient pas, tant s’en faut, le culte du Grand Charles. Lors de nos rencontres, Bernard et moi nous chantions « Maréchal nous voilà ! » quand Jean arrivait, et à chaque fois il éclatait de rire et nous disait : « Taisez-vous donc, bande de cons ! ».

À l’heure où j’écris ces lignes, mes camarades ont tous « rejoint l’Archange » (4) comme on dit chez les paras. La camarde n’aura respecté ni la chronologie ni l’ordre hiérarchique puisque Jean était « le plus ancien dans le grade le plus élevé ». Le crabe et le coronavirus en ont tué quatre ; Jean Hoguet, lui, est mort de vieillesse. Je reste seul et je pense à eux ; mes amis ne meurent jamais. Ma mémoire est sélective et je pense aussi, souvent, aux bons moments vécus ensemble. Quand j’ai appris le décès de Jean Hoguet, j’ai levé mon verre aux hommes libres ; à ceux qui, tout au long d’une vie, n’ont pas levé le doigt mouillé de la prudence pour savoir d’où vient le vent ; à ceux qui ont traversé les fleuves de la vie sans jamais se préoccuper du sens du courant ; à ceux qui traitent les « élites », les gens de pouvoir, les gens titrés, décorés, cravatés, de la même manière qu’on traite le vulgum pecus ; à ceux qui ont choisi de porter le béret vert de la Légion ou le béret rouge des parachutistes, par idéal  ou par goût de l’aventure ; à ceux qui savent chanter « Eugénie », « Fanchon », « Être et durer », « les Lansquenets », ou « J’avais un camarade » à la fin d’agapes ou de beuveries en hommage à leurs camarades disparus.

Depuis deux ans, Jean Hoguet avait quitté la région. Il vivait dans un EHPAD près de Toulouse. Sa fille m’avait demandé de ne plus lui envoyer de mails car il perdait la tête et voyait mal. On ne pouvait plus lui téléphoner, il n’entendait plus rien. Je ne sais pas si sa fin a été pénible mais je sais, il me l’avait dit, qu’il n’avait plus envie de vivre. Il était l’archétype – presque caricatural – de l’homme d’action or, dans notre monde aseptisé, il y a deux sortes de gens : ceux qui vont faire les choses et ceux qui les font. Jean, c’était aussi une grande culture, un attachement viscéral à son pays et un humour parfois féroce. Une capacité à rire qui cachait peut-être, sans doute, la tristesse de voir disparaître un monde qu’il avait aimé, le désarroi de vivre la fin d’une civilisation. En évoquant sa mémoire, je pense à cette citation de Chris Marker – qu’on attribue souvent à Victor Hugo, Oscar Wilde, Boris Vian, Paul Valéry, voire Winston Churchill : « L’humour est la politesse du désespoir ».

Éric de Verdelhan

1) OPJ : Officier de Police Judiciaire
2) « Au service de l’État à travers la Douane – 1954-1996 », de Jean-Henri Hoguet ; L’Harmattan ; 2004.
3) « Chuteurs Ops », chuteurs opérationnels en jargon militaire
4) Il s’agit de l’Archange Saint-Michel, le saint patron des parachutistes.

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FRANCE 🇫🇷 (Scanner douanier) : 10 ans de retard. Je me gausse!

Des milliers de tonnes de marchandises transitent chaque jour par les ports français.

Le matin du tournage, les douaniers ont repéré plusieurs conteneurs suspects en provenance de Colombie. Une fois ciblés et extraits du chargement, un drôle de ballet commence autour d’eux. Le camion qui en fait lentement le tour est en fait un nouveau scanner mobile ultra-performant.

« En une minute trente, vous avez une image de l’intérieur. L’idée, c’est bien de passer un maximum de conteneurs au scan et de n’ouvrir que ceux pour lesquels on aura un doute, d’aller au but« , explique Pierre Laurent, le chef divisionnaire des Douanes de Dunkerque. 

Ce jour-là, rien d’anormal dans ces bidons de purée de banane. Mais en février dernier, grâce à ce même scanner, les douaniers avaient fait une saisie record. 13 tonnes de cocaïne cachées dans ces conteneurs, une première à Dunkerque. Le mois dernier, c’est au port du Havre, et grâce à la même technologie, qu’une saisie de 2,5 tonnes de cannabis a été opérée.

Les saisies de drogue ont bondi de 30% depuis le début de l’année. 

source

WORLWIDE (NARCOTRAFIC MARITIME) : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Le Havre) : des douaniers contrôlent un conteneur et découvrent 2.500 kilos de haschich

Des douaniers ont saisi fin juin 2,5 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans des caissons métalliques dans un conteneur qui transitait par le port du Havre ont annoncé vendredi les douanes.

C’est «l’itinéraire atypique» du conteneur qui a mis la puce à l’oreille des agents : en provenance du Sénégal 🇸🇳, il était à destination de la Libye 🇱🇾 et transportait «des machines-outils». Les images obtenues lors d’un contrôle au scanner ont révélé «des anomalies compatibles avec la présence de marchandises dissimulées dans des caches spécialement aménagées», poursuit le communiqué.

source et plus

Une question se pose: l’Échelon DNRED du Havre, spécialiste d’opérations parfois douteuses, se servirait-t-il de cette cargaison pour appâter des narcotrafiquants en capacité de redistribuer une telle quantité. A une certaine époque, c’était le café qui avait fait la une et provoqué une onde de choc dont je me souviens

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CANADA 🇨🇦 (Ministère de la Justice) : révision rejetée, il aurait fallu rembourser et reconnaitre les magouilles des magistrats canadiens

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CANADA 🇨🇦 (GRC – RCMP) : PARODIE de Justice à BATHURST (Nouveau Brunswick)

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FRANCE 🇫🇷 (Haute fonction publique) : ne serait-elle peuplée que d’irresponsables ?

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GIBRALTAR 🇬🇮, le film qui devait s’appeler « L’AVISEUR » : à voir ou à revoir la démonstration éclatante de la lâcheté démontrée des D.G. bonimenteurs de la #DGDDI 🇨🇵 (Direction Générale des Douanes)

Avec une pensée particulière pour François Auvigne et Jérôme Fournel qui obtint du producteur Dimitri Rassam la modification du scénario initialement écrit par Abdel Raouf Dafri avec Marc Fievet.

Il y a quelques semaines, Vincent Thomazo, le secrétaire générale de l’ #AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones), suite à une rencontre avec Marc Fievet, publiait sur facebook cette supplique.

FRANCE 🇨🇵 (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans

FRANCE 🇨🇵 (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans

Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises.


Résultat :

23 opérations de haut niveau menées à bien
Des tonnes de drogue saisies
Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés

Mais en septembre 1994, tout bascule.
Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès…
… mais Marc Fiévet est brûlé.

 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon.
Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles.
Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.

3888 jours de prison.
Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État.
Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.

Et aujourd’hui ?

À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre.
Aucune retraite.

Aucune indemnisation.

Aucun honneur.

Juste l’oubli organisé.

L’invisibilisation volontaire.


La Douane doit assumer ses responsabilités.
Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.

On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie.
On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.

Partagez son histoire. Faites du bruit.
Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.

#JusticePourMarcFiévet #ScandaleDÉtat #DouanesFrançaises #IndemnisationMaintenant #HérosTrahi #NS55 #Gibraltar

Source

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FRANCE 🇫🇷 : Justice hebdo avec Marc Fievet, AKA NS 55 de la #DNRED de la #DGDDI

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FRANCE 🇫🇷 (#DNRED) : quand Marc Fievet parlait du #DGDDI François Auvigne

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FRANCE 🇫🇷 (#DGDDI) : quand la Douane française fait sa pub

Chaque jour, 400 000 personnes transitent par Roissy, la première frontière de France. Ce documentaire de Police Action vous plonge au cœur de la guerre sans merci que livrent les 17 000 douaniers français contre les cartels.

Optimiste ! En réalité, seuls 7.500 douaniers sont sur le terrain, répartis sur l’ensemble de l’hexagone et des TOM et DOM. Ce qui fait que nos frontières ne sont que rarement contrôlées. Et comble de malchance, les contrôles se font parfois à la sortie du territoire.

Des doubles fonds de valises à Roissy aux interpellations tactiques de la #DOD de la #DNRED, découvrez les méthodes chocs des narcotrafiquants.

Suivez la traque sur la ligne Cayenne-Orly, où les mules tentent d’importer des kilos de cocaïne pure. Un combat quotidien entre flair canin, technologie de pointe et courage.

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FRANCE 🇫🇷 (Bordeaux) : le prochain ‘bal des tartuffes’ s’ouvre demain

L’ancien grand patron des stups parmi les prévenus : on vous explique ce procès hors norme qui se tient pendant un mois à Bordeaux

C’est un procès d’ampleur qui s’ouvre ce lundi 2 mars à Bordeaux. Pendant un mois, François Thierry, l’ex patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant (OCRTIS) comparaît pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves. Aux cotés de son principal informateur, le baron de la drogue Sophiane Hambli et de seize autres prévenus. Un dispositif spécial a été mis en place par le parquet de Bordeaux.

Demande d’accréditation, dossier de presse de onze pages envoyé aux rédactions régionales, nationales et internationales, le parquet ne veut rien laisser au hasard pour la couverture d’une affaire considérée comme le plus gros scandale d’État de la lutte anti-drogue en France. Un mois d’audience, soixante-dix tomes de procédures et, à la barre, dix-huit prévenus, dont deux qui retiennent particulièrement l’attention.

L’ancien patron des stups poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant

Au centre de toutes les attentions, le commissaire divisionnaire François Thierry, 57 ans. Il fut l’un des plus grands spécialistes de la lutte anti-drogue française, nommé à la tête de l’OCRTIS (l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant) en 2010. Remercié en 2016, il est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves.

François Thierry en 2012, alors patron de l'OCRTIS
François Thierry en 2012, alors patron de l’OCRTIS • © PATRICK KOVARIK / AFP

Le deuxième grand nom du procès est Sophiane Hambli, 51 ans, originaire de Mulhouse, et principal informateur du commissaire. Considéré dans les années 2000-2015 comme le numéro un de l’importation de haschisch en France, voire en Europe. Actuellement incarcéré au Maroc, pour deux peines de prison d’une trentaine d’années au total, sa présence à l’audience est incertaine, suspendue à l’accord des autorités judiciaires marocaines.

La fiche Interpol de Sophiane Hambli
La fiche Interpol de Sophiane Hambli • © Interpol

Quel véritable lien entre le flic et le voyou ?

C’est en 2009 que les deux hommes signent un pacte. Le flic propose au voyou de devenir son indic, en échange d’une réduction de peine conséquente, alors que l’Alsacien est condamné à dix-huit ans de prison en Espagne où il s’était établi pour son fructueux business. Affaire conclue. La peine sera finalement réduite à cinq années. Et Sophiane Hambli permettra à son protecteur de démanteler des dizaines de réseaux, d’arrêter une centaine de trafiquants et de saisir plusieurs tonnes de résine de cannabis. Un exploit inédit pour la police française.
« On s’appuie sur lui pour faire rentrer des cargaisons de cannabis très importantes et essayer d’identifier les réseaux qui en bénéficient sur le territoire français, c’est ce qu’on a appelé l’opération Myrmidon » explique Eric Pelletier, spécialiste police – justice de France Télévisions. Cette fructueuse coopération durera six ans, jusqu’en octobre 2015. Ce week-end là, une « livraison surveillée » (suivie et infiltrée par les agents de l’OCRTIS dans l’objectif de faire tomber les commanditaires) est court-circuitée par les douanes.

7,1 tonnes de cannabis ont été découverts dans des camionnettes stationnées au pied de cet immeuble, Hambli y louait le dernier étage, avec piscine
7,1 tonnes de cannabis ont été découverts dans des camionnettes stationnées au pied de cet immeuble, Hambli y louait le dernier étage, avec piscine • © FTV

7,1 tonnes de cannabis sont découvertes dans trois fourgonnettes stationnées au pied de l’immeuble d’Hambli, dans le 16e arrondissement de Paris où il loue un appartement de 300 m2 avec piscine. Interpellé, le trafiquant expliquera qu’il agissait sous les ordres de l’Office antidrogue. Le commissaire divisionnaire François Thierry est alors inquiété. Cette opération met au grand jour ses méthodes, hors des clous.

Les "livraisons surveillées" sont soumises à un cadre très strict, en lien avec des magistrats, que n'a pas toujours respecté François Thierry
Les « livraisons surveillées » sont soumises à un cadre très strict, en lien avec des magistrats, que n’a pas toujours respecté François Thierry • © FTV

Le chef des stups omettait parfois, dans les « livraisons surveillées » pilotées en collaboration avec Hambli, de préciser des noms, des montants ou certaines quantités de drogue échangées, alors que les règles en la matière sont très strictes. Tout doit être scrupuleusement répertorié et préparé en amont avec les autorités judiciaires. Le policier agissait souvent en solo pour, explique-t-il, plus d’efficacité.

Hors des clous

Problème : a-t-il fermé les yeux sur une partie du trafic, permettant ainsi à son informateur de s’enrichir ? Était-ce une façon d’obtenir de meilleures informations et de faire briller son service et sa propre personne ? C’est toute la question. Sur les différents comptes d’Hambli, des dizaines de millions d’euros ont été trouvés. Plutôt intrigant.

Hambli était devenu quasi intouchable, il continuait son trafic avec l’accord tacite de François Thierry, ou bien dans son dos

Eric Pelletier. spécialiste police – justice FTV

Thierry est rapidement démis de ses fonctions, même si, côté police, on défend fermement l’ancien grand patron des stups. Le directeur général de la Police Nationale de l’époque le décrit comme un homme droit, loyal, à l’engagement exceptionnel, qui aurait simplement « manqué de discernement« . François Thierry admet des entorses « inévitables » au règlement. En 2017 il est mis en examen pour complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée et destruction de preuves, puis son habilitation d’officier de police judiciaire lui est retirée. C’est la descente aux enfers. L’OCRTIS est dissoute, remplacée par l’office national anti stupéfiant (Ofast).

François Thierry est aujourd'hui responsable de la tranformation numérique de la police
François Thierry est aujourd’hui responsable de la transormation numérique de la police • © FTV

En 2024, devenu responsable de la transformation numérique de la police, et jugé dans une affaire annexe pour faux en écriture publique destiné à protéger un indicateur, un crime aux yeux de la loi, il est acquitté.

Un procès médiatique

Ce 2 mars, il comparaîtra de nouveau, à Bordeaux cette fois, devant la première chambre du tribunal correctionnel pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves. Le procès se tiendra dans les locaux de la cour d’appel où une salle de presse a été aménagée. Des dizaines de journalistes sont attendus pour couvrir cette affaire hors norme, qui met en question l’éthique, l’ensemble de l’organisation de la lutte antidrogue en France et les frontières de la légalité. Affaire qui a inspiré un livre, « l’Infiltré » de H. Avoine et E. Fansten, et un film, « Enquête sur un scandale d’Etat » (de T. de Peretti – 2021).

source

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Souvenons-nous !

ET AUSSI

Avec la réaction du secretaire générale de l’ AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones)

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