FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (DNRED) : lorsque le ministre du Budget ne faisait pas la guerre avec le code pĂ©nal dans la poche ou avec des priĂšres ou la bible ou le portrait de Mahomet

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l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

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Pour Michel Charasse, Â»On ne fait pas la guerre avec le code pĂ©nal dans la poche ou avec des priĂšres ou la bible ou le portrait de Mahomet Â»

Elise Lucet : Invité de PiÚces à conviction, Michel Charasse, bonsoir


Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous ĂȘtes l’ancien ministre du budget de 1988 Ă  1992 et sĂ©nateur du Puy de dĂŽme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au SĂ©nat pour rĂ©aliser cet interview
Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet
Est-ce que je peux vous demander quels Ă©taient vos rapports, lorsque vous Ă©tiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaitĂ© les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivĂ© au ministĂšre du budget en  mai
juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics 
de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an Ă  peu prĂšs 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quittĂ© le ministĂšre le 2 octobre 1992, nous Ă©tions Ă  35 tonnes par an. C’est Ă  dire multiplier par 5, par 7 pardon


Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans


..Vous pensez bien que tout ceci a nĂ©cessitĂ© une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une rĂ©organisation
.Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventĂ©, mais j’ai donnĂ© Ă  la douane beaucoup de moyens
avec l’argent du contribuable, pour en faire une vĂ©ritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues


Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs


Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisĂ©s, des relais mieux organisĂ©s par l’intermĂ©diaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir Ă  l’étranger sous couverture planquĂ©e ou officielle, attachĂ©s douaniers dans les ambassades etc. etc
Donc bien entendu, on a dĂ» beaucoup, enfin beaucoup a Ă©tĂ© dĂ» aux renseignements


Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps oĂč j’étais au ministĂšre, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrĂŽlĂ©es, c’est Ă  dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les rĂ©seaux de drogue 


Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les rĂ©seaux de drogue..Euh, qui a conduit à
  justement un incident grave. ..Euh
entre 90 et 92, qui s’est retrouvĂ© devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la lĂ©gislation française n’autorisait pas la livraison contrĂŽlĂ©e,
le code pĂ©nal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©s.

Michel Charasse : VoilĂ , donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli ĂȘtre condamnĂ© et ..euh, ils ne l’ont pas Ă©tĂ© que parce que d’une part j’ai fait voter la lĂ©galisation des livraisons contrĂŽlĂ©es
. Comme je l’ai dĂ©clarĂ© un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre


Elise Lucet : Oui

Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pĂ©nal dans la poche ou avec des priĂšres ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, trĂšs bien euh
Il faut utiliser leurs mĂ©thodes, il faut aller les chercher lĂ  oĂč ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin


Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse: Etc
 je parle, voilĂ , des gros. Ce sont des tueurs ! Par consĂ©quent, on va pas attraper les tueurs en leur rĂ©citant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient Ă  la situation actuelle, si vous le voulez bien


Miche Charasse : On tire d’abord et on discute aprĂšs








.

Elise Lucet :





.Euh, on va en venir Ă  la situation actuelle si vous le voulez bien


Michel Charasse : J’ai sur ce plan lĂ , quand on a affaire Ă  des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible


Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France 
 des aviseurs de la douane et lĂ  je parle pas forcĂ©ment du moment oĂč vous, vous y Ă©tiez, qu’on a laissĂ© tomber


Michel Charasse : 




..A mon Ă©poque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissĂ© tomber qui que ce soit


Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :


Mais, on laisse tomber personne 
Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous ĂȘtes  engagĂ© dans une bataille
.Euh, et ben
Euh
Euh, vous faites le nĂ©cessaire pour sauver tous vos soldats


Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser


Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les rĂ©sultats qu’on voit, il faut bien que
euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non Ă  ses activitĂ©s.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir rĂ©pondu Ă  nos questions.

La preuve par l’image Ă  partir de 6′

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Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusĂ© d’assumer les actions menĂ©es par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusĂ© le tĂ©moignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manquĂ© d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classĂ© « SECRET DÉFENSE Â»

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (BĂ©ziers) : une nuit de violences durant laquelle une cinquantaine d’individus s’en sont pris aux forces de l’ordre et aux pompiers

Ces Ă©vĂ©nements Ă  BĂ©ziers s’inscrivent dans un climat national de tensions urbaines rĂ©currentes. Selon vous, la France fait-elle face Ă  un problĂšme structurel de violences urbaines, et que faudrait-il changer au niveau national pour y rĂ©pondre efficacement ?

Oui et non. Les trafics de stupĂ©fiants sont Ă  l’origine de beaucoup de ces violences urbaines car on dĂ©range les gens quand on les arrĂȘte et qu’on saisit leur marchandise ; que ce soit cannabis, cocaĂŻne ou autre. Ce sont des gros rĂ©seaux structurĂ©s. Quand on les dĂ©range, ils rĂ©pondent et en gĂ©nĂ©ral cela se traduit par des violences urbaines. Il faut qu’on ait des moyens supplĂ©mentaires quand ce genre de violences arrivent. Il faut davantage d’OPJ (officiers de police judiciaire) pour pouvoir mener des enquĂȘtes et dĂ©manteler et dĂ©structurer les rĂ©seaux de stupĂ©fiants. Mais je reste persuadĂ©e qu’il faut aussi beaucoup travailler sur les consommateurs. Quand il ya a une augmentation du trafic c’est qu’il y a une augmentation du nombre de consommateurs, c’est aussi simple que ça et donc il faut travailler lĂ -dessus.

source

C’est le Figaro qui nous rapporte ce guet-apens tendu aux pompiers et aux forces de l’ordre qui a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© samedi soir dans un quartier gangrĂ©nĂ© par le trafic de stupĂ©fiants Ă  BĂ©ziers (HĂ©rault), faisant un blessĂ© parmi les policiers et provoquant l’incendie d’un appartement touchĂ© par un mortier d’artifice. La police comme le parquet parlent d’un piĂšge tendu aux forces de l’ordre, dans la nuit de samedi Ă  dimanche, dans le quartier paupĂ©risĂ© de la DevĂšze.

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EUROPE đŸ‡ȘđŸ‡ș : le trafic de cocaĂŻne explose sur l’autoroute mĂ©diterranĂ©enne entre l’Espagne et la France.

À Montpellier, Ă  Narbonne, Ă  Perpignan, les douaniers multiplient les saisies spectaculaires sur cet axe devenu stratĂ©gique.

Reportage sur une traque quotidienne, entre flair humain, coopération transfrontaliÚre, informations précises et des caches toujours plus sophistiquées.

Sur l’autoroute longeant le littoral mĂ©diterranĂ©en, les douaniers de Narbonne rabattent, sirĂšnes hurlantes, des vĂ©hicules suspects Ă  la recherche de trafiquants de cocaĂŻne qui empruntent toujours davantage cet axe majeur par lequel transitent les deux tiers des stupĂ©fiants entre Espagne et France.

« Ă€ chaque prise de service, on espĂšre en trouver« , explique Ă  l’AFP Julien Estrampes, adjoint au chef de la brigade des douanes de Narbonne. « Il y a quelques annĂ©es, si on faisait quinze kilos de cocaĂŻne sur l’annĂ©e, c’Ă©tait le bout du monde« . 

LIRE ce reportage propagande

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Avignon) : le policier vendait des renseignements pour financer sa consommation

Un policier du commissariat d’Avignon vient en effet d’ĂȘtre mis en examen pour avoir vendu des informations confidentielles auxquelles il avait accĂšs grĂące Ă  son statut.

Le fonctionnaire de police en question, un homme d’une cinquantaine d’annĂ©es, qui travaillait depuis plus d’une dizaine d’annĂ©es au sein du service police secours, la nuit, a Ă©tĂ© suspendu depuis plusieurs semaines de ses fonctions. Il est Ă©galement poursuivi pour avoir volĂ© de la drogue au commissariat pour la consommer ou bien la revendre.

La base des immatriculations, celle des personnes recherchées


« Il vendait des renseignements pour financer sa consommation« , rĂ©sume un responsable. L’homme a Ă©tĂ© mis en examen pour divulgation de fichiers, dĂ©tention, offre et cession de stupĂ©fiants et a Ă©tĂ© placĂ©, aprĂšs sa garde Ă  vue lors de laquelle il a reconnu les faits, sous contrĂŽle judiciaire.

source et plus

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (la guerre cachĂ©e contre le cannabis) : y a-t-il manipulation pour alimenter la prohibition ?

Ces derniĂšres semaines, le dĂ©bat Ă©ternel sur la lĂ©galisation du cannabis a refait surface, donnant lieu Ă  d’innombrables interviews et analyses.

Alors qu’un consensus croissant parmi les spĂ©cialistes souligne l’inefficacitĂ© de la prohibition, l’opinion publique et politique reste largement divisĂ©e. Le facteur le plus important pour ceux qui s’opposent Ă  la lĂ©galisation n’est pas l’impact Ă©conomique ou la lutte contre le trafic de drogue, mais plutĂŽt la perception du danger du cannabis.

Mais que se passerait-il si cette perception était fondamentalement erronée, voire délibérément façonnée ?

La vidĂ©o « ENQUÊTE : L’autre guerre cachĂ©e du cannabis » de la chaĂźne YouTube « L’Argumentarium » se penche sur ce qu’elle qualifie de « guerre scientico-politique » menĂ©e en coulisses, oĂč la science elle-mĂȘme serait « particuliĂšrement malmenĂ©e ».

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Tout en reconnaissant que le cannabis est effectivement une substance psychotrope dangereuse ayant des effets directs, en particulier sur les adolescents, notamment des troubles de la mĂ©moire, de l’anxiĂ©tĂ©, de la dĂ©pression, une dĂ©pendance et des liens avec la psychose ou la schizophrĂ©nie, en particulier en cas de consommation excessive, ainsi que des risques cardiovasculaires, pulmonaires et cancĂ©rigĂšnes dus Ă  la combustion, la vidĂ©o met en Ă©vidence une incohĂ©rence majeure.

source

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CANADA 🇹🇩 (GRC) – FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (DG de la Douane) – UK 🇬🇧 (HM Customs and Excise) : ces rĂ©galiennes ne seraient elles peuplĂ©es que de BAD GUYS *, de taiseux corrompus et de soumis au devoir de rĂ©serve imposĂ© ?

Les interviews du spectre de la DNRED

Sur les ondes canadiennes a été suppimé

et

sur les ondes françaises

Le dossier du spectre de la DNRED est classé secret défense
Pourquoi?

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  • BAD GUYS

Les synonymes en français :

Personne mĂ©prisable, dĂ©nuĂ©e de toute moralitĂ©, personne capable d’actes contraires Ă  tous les principes moraux, saligaud, salopard, sale type

Les synonymes en anglais :

bastards, assholes, motherfuckers, scumbags, fuckers, bastard, jerks, sons of bitches, scum, pigs, swine, cocksuckers, bitch, rotten

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Avec le tĂ©moignage de l’ex Boss de la DNRED, Monsieur Jean Henri Hoguet

La video

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Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire

avec

la mĂ©daille d’or pour l’énarque IGF François Auvigne

François Auvigne

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Lire aussi sur les magistrats magouilleurs canadiens et anglais

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Justice) : l’affaire Alexis Kohler oĂč l’on retrouve Jean Dominique Comolli, un ex DGDDI

Justice française : les parquets continuent de soutenir Alexis Kohler

Mercredi dernier, la Cour de cassation examinait de nouveau la demande de prescription des avocats de l’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e. La dĂ©cision sera rendue le 10 septembre.

par Marc Endeweld

mai 30, 2025

Ci-dessous, la couverture du magazine Bloomberg Businessweek du 19 dĂ©cembre 2022. Cette enquĂȘte porte sur le comportement de MSC, le numĂ©ro un mondial des armateurs, vis-Ă -vis du trafic de cocaĂŻne.

NARCO LOGISTIQUE : retour sur le ‘MSC GAYANNE’

AprĂšs une premiĂšre audience qui s’est tenue le 2 avril dernier, la chambre criminelle de la Cour de cassation examinait mercredi matin la demande de prescription dĂ©posĂ©e par les avocats d’Alexis Kohler dans le dossier MSC, dans lequel il est mis en examen pour prise illĂ©gale d’intĂ©rĂȘt pour avoir participĂ© entre 2009 et 2016, d’abord comme haut fonctionnaire puis comme collaborateur de cabinet de Pierre Moscovici et d’Emmanuel Macron, Ă  plusieurs dĂ©cisions relatives au numĂ©ro un mondial des armateurs, groupe tentaculaire dirigĂ© par les cousins de sa mĂšre, la famille Aponte.

À la bourse mĂ©diatique, il y a des dossiers qui font les gros titres, et d’autres qu’on prĂ©fĂšre oublier opportunĂ©ment. Manifestement, « l’affaire Kohler » est Ă  classer dans ce dernier cas. Nouvel exemple cette semaine : si l’AFP a publiĂ© une dĂ©pĂȘche relatant les dĂ©bats entre avocats Ă  la chambre criminelle de la Cour de cassation, bien peu de mĂ©dias l’ont repris. Au niveau de la presse nationale, seul Le Figaro et le Bulletin Quotidien y ont consacrĂ© un article. Pas d’articles pour le moment dans Le Monde, LibĂ©ration, Marianne,ou mĂȘme Mediapart qui avait pourtant lancĂ© l’affaire en 2018 en publiant de nombreux articles de la journaliste Ă©conomique Martine Orange.

L’avocat gĂ©nĂ©ral prend la dĂ©fense de Kohler

On sait dĂ©sormais que la justice rendra finalement sa dĂ©cision le 10 septembre prochain. Comme je le relatais dans un prĂ©cĂ©dent article, Alexis Kohler et ses dĂ©fenseurs savent dĂ©cidĂ©ment jouer la montre. Mais lors des derniers dĂ©bats Ă  la chambre criminelle de la Cour de cassation, bien d’autres Ă©lĂ©ments auraient mĂ©ritĂ© un Ă©clairage mĂ©diatique. En effet, une nouvelle fois, le parquet gĂ©nĂ©ral a pris fait et cause pour Alexis Kohler
 L’avocat gĂ©nĂ©ral a d’abord ironisĂ© sur le «pacte de silence» entre l’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e et ses collaborateurs directs de l’Ă©poque invoquĂ© par les juges d’instruction et l’arrĂȘt d’appel, une «notion juridique qui ne me paraĂźt pas forcĂ©ment bien rĂ©pertoriĂ©e». Le magistrat du parquet a ensuite indiquĂ© qu’il y avait peut-ĂȘtre eu « du silence » et de la « passivitĂ© » de M. Kohler, mais pas de volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de dissimuler son lien familial avec les Aponte, propriĂ©taires de MSC.

Jean Dominique Comolli

Au cƓur du dossier figure l’Ă©ventuelle dissimulation de ces liens familiaux, ce qui rend l’infraction «occulte» jusqu’Ă  sa rĂ©vĂ©lation publique et permet de poursuivre l’intĂ©gralitĂ© des faits, comme le soutiennent les juges d’instruction et la cour d’appel. Alexis Kohler, mis en examen pour prise illĂ©gale d’intĂ©rĂȘt, et deux hauts fonctionnaires, Bruno BĂ©zard et Jean-Dominique Comolli, pour complicitĂ©, arguent au contraire de la connaissance collective de ces liens et donc de la prescription des faits antĂ©rieurs Ă  mars 2014.

FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (royaume des magouilleurs) : quand on reparle de Jean Dominique Comolli, l’ex DG de la Douane

La cour d’appel de Paris leur avait donnĂ© tort en novembre alors que lors des dĂ©bats le parquet s’était rangĂ© en grande partie derriĂšre les conclusions des avocats d’Alexis Kohler.

L’association Anticor est « la seule Ă  soutenir l’accusation »

Mercredi matin, devant la plus haute juridiction judiciaire, Me FrĂ©dĂ©ric Rocheteau, avocat d’Anticor, a estimĂ© que «des intĂ©rĂȘts publics sont lĂ©sĂ©s» et s’est donc Ă©tonnĂ© que l’association anticorruption soit «la seule Ă  soutenir l’accusation», quand le ministĂšre public Ă  tous les niveaux depuis 2018 a toujours dĂ©fendu la prescription.

Le conseil de l’association a alors Ă©numĂ©rĂ© de nombreux Ă©pisodes, entre 2009 et 2016, oĂč l’ancien secrĂ©taire aurait pris part Ă  des dĂ©cisions relatives Ă  MSC, caractĂ©risant une situation «lourdement conflictuelle». «M. Kohler a exercĂ© des fonctions qu’il n’aurait pas dĂ» exercer, il n’a mĂȘme pas songĂ© Ă  se dĂ©porter (…), et plus grave encore, il n’a mĂȘme pas informĂ© les organes oĂč il siĂ©geait», a assĂ©nĂ© Me Rocheteau.

L’avocat a ensuite demandĂ© Ă  la Cour de cassation, juge de la rĂ©gularitĂ© de l’application du droit mais non du fond, d’Ă©viter toute «nouvelle apprĂ©ciation» de la rĂ©alitĂ© de cette dissimulation et de constater que la cour d’appel a suffisamment et correctement motivĂ© son arrĂȘt. En cas de cassation, la pĂ©riode des faits reprochĂ©s Ă  Alexis Kohler serait trĂšs nettement rabotĂ©e.

Et si la justice justifiait « à peu prÚs tout » ?

En fin d’audience, les dĂ©bats se sont tendus lorsque Me Claire Waquet, avocate au conseil d’Alexis Kohler, a dĂ©noncĂ© des propos « inadmissibles » de Me Rocheteau « salissant » son client, avant de lancer : « M. Kohler, sur ordre de sa hiĂ©rarchie, a prĂ©servĂ© essentiellement les intĂ©rĂȘts de l’État ».

De son cĂŽtĂ©, l’avocat gĂ©nĂ©ral (encore lui) a estimĂ© que si l’État n’a pas signalĂ© Ă  la justice ce lien familial, « c’est que son intĂ©rĂȘt n’était pas de se priver de la manne financiĂšre que reprĂ©sentait » la commande de MSC auprĂšs des chantiers navals de STX Ă  Saint-Nazaire, alors en grande difficultĂ© financiĂšre, ce qui inquiĂ©tait les pouvoirs publics. Face Ă  ce qui s’apparente Ă  des excuses, Me Rocheteau a prĂ©fĂ©rĂ© ironiser : « Ces commandes passĂ©es justifieraient-elles Ă  peu prĂšs tout ? »

DĂ©cidĂ©ment, justifier Ă  peu prĂšs tout dĂšs qu’il s’agit de l’ancien principal collaborateur d’Emmanuel Macron semble ĂȘtre devenu une habitude pour les magistrats des parquets. Il y a deux semaines, on apprenait ainsi que le parquet de Paris avait dĂ©cidĂ© de classer sans suite la non-comparution d’Alexis Kohler Ă  la commission d’enquĂȘte sur le dĂ©rapage budgĂ©taire.

Auto-immunité pour les collaborateurs du président

La commission des finances de l’AssemblĂ©e nationale avait en effet souhaitĂ© entendre Alexis Kohler dans le cadre de l’enquĂȘte sur le dĂ©rapage budgĂ©taire en 2023 et en 2024. L’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ElysĂ©e avait invoquĂ© dans un premier temps des problĂšmes d’agenda, puis « le principe de sĂ©paration des pouvoirs ». Et le parquet lui a finalement donnĂ© raison ! « La combinaison » de diffĂ©rents articles de la Constitution « est analysĂ©e comme prĂ©voyant que le Parlement contrĂŽle le gouvernement, mais non l’exĂ©cutif dans son ensemble », selon le magistrat qui a classĂ© sans suite le signalement.

Cela « empĂȘche de considĂ©rer comme une infraction le fait de ne pas comparaĂźtre devant la commission d’enquĂȘte, pour le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence convoquĂ© en tant que tel et pour rĂ©pondre sur des prĂ©rogatives du chef de l’Etat [en l’espĂšce, des dĂ©cisions du prĂ©sident de la RĂ©publique ou la participation de ses services Ă  des rĂ©unions dans le cadre de ses attributions] », insiste Ă©galement le ministĂšre public. Autant dire qu’avec cette dĂ©cision, un haut fonctionnaire comme Alexis Kohler s’arroge presque l’immunitĂ© prĂ©sidentielle1 au nom de la sĂ©paration des pouvoirs. L’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e et ses avocats ont donc inventĂ© l’auto-immunitĂ© pour les collaborateurs de la prĂ©sidence face aux parlementaires.

Une coutume dommageable en terme de contre-pouvoir. D’ailleurs, il a suffi de quelques semaines pour voir une nouvelle fois Alexis Kohler refuser de venir devant une commission d’enquĂȘte du Parlement, cette fois-ci au sujet du scandale des eaux NestlĂ©. Et une nouvelle fois, les parlementaires n’ont pu qu’exprimer leur surprise devant une telle morgue et un tel sentiment d’impunitĂ© comme on peut le voir sur cette vidĂ©o :

Soupçons de trafic d’influence au sujet de la fusion avortĂ©e Fincantieri-STX

Enfin, n’oublions pas que sur le dossier MSC, si Alexis Kohler est mis en examen pour prise illĂ©gale d’intĂ©rĂȘt, il reste aussi tĂ©moin assistĂ© pour l’autre volet de l’instruction, qui porte sur des soupçons de trafic d’influence au sujet de la fusion avortĂ©e entre le groupe italien Fincantieri et les chantiers navals STX-Saint-Nazaire, un projet contre lequel le groupe MSC s’était mobilisĂ© auprĂšs des pouvoirs publics français entre 2015 et 2017, comme je le rappelais dans un entretien donnĂ© au MĂ©dia :

Cette affaire Fincantieri semble aujourd’hui ressortir en Italie alors que les tensions se multiplient entre les gouvernements français et italiens, notamment sur l’avenir de STMicroelectronics comme je le soulignais le mois dernier. C’est ainsi que le quotidien milanais conservateur La VeritĂ  a rappelĂ© rĂ©cemment dans un article acerbe que le choix d’un patron français Ă  la tĂȘte de STMicroelectronics avait fait l’objet de nombreuses tractations entre 2017 et 2018, des discussions liĂ©es au projet de fusion entre Fincantieri et les chantiers de l’Atlantique (appartenant alors au groupe corĂ©en STX) : « Comment les Français nous ont trompĂ© deux fois », titre La VeritĂ .

« L’Italie a Ă©tĂ© dupĂ©e et Fincantieri flouĂ© »

L’article en question est particuliĂšrement prĂ©cis : « L’ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e, Alexis Kohler, devenu ensuite cadre dirigeant de la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, et faisant l’objet d’une enquĂȘte sur ses fonctions publiques pour une affaire liĂ©e Ă  l’armateur Aponte, a jouĂ© un rĂŽle clĂ©. Cette affaire Ă©tait liĂ©e Ă  une autre nĂ©gociation franco-italienne : la tentative d’acquisition des chantiers de l’Atlantique par Ficantieri. Ce dĂ©tail n’est pas anodin. Pendant que le feu vert Ă©tait donnĂ© Ă  Jean-Marc ChĂ©ry [pour devenir PDG de STMicroelectronics, ndlr], Guiseppe Bono [patron de Fincantieri, ndlr] menait sa bataille pour la construction navale française. Les deux dossiers ont Ă©tĂ© mis en balance entre Paris et Rome. La nĂ©gociation, menĂ©e personnellement par le conseiller Pagani (
) a consacrĂ© l’échange : STMicroelectronics sous direction française et STX (les chantiers navals) aux Italiens. Le rĂ©sultat ? À partir de la seconde moitiĂ© de 2018, le gouvernement français est revenu sur l’accord, puis avec le soutien de l’AutoritĂ© europĂ©enne de la concurrence (dont le chef de cabinet, comme par hasard, venait Ă©galement de l’ÉlysĂ©e), a fait Ă©chouer l’opĂ©ration en 2021. L’Italie a Ă©tĂ© dupĂ©e et Fincantieri flouĂ© ». On le voit, ce second volet de l’affaire Kohler, qui porte sur le lobbying de MSC auprĂšs des pouvoirs publics français contre la fusion entre Fincantieri et les chantiers de Saint-Nazaire, a de multiples consĂ©quences, y compris diplomatiques. VoilĂ  peut-ĂȘtre pourquoi la justice française semble encore moins motivĂ©e Ă  creuser de ce cĂŽtĂ©-lĂ  d’une affaire dont la presse se dĂ©sintĂ©resse.

D’ailleurs, pour Ă©largir ce dossier aux multiples rebondissements, je vous conseille de (re)lire l’enquĂȘte publiĂ©e par Bloomberg dans son magazine hebdomadaire du 19 dĂ©cembre 2022, et dont la couverture illustre mon article d’aujourd’hui, sur l’ampleur des trafics de drogue qui touchent les activitĂ©s de MSC (il suffit de cliquer ici)

1 : La rĂ©vision constitutionnelle de 2007 a confirmĂ© le principe de l’irresponsabilitĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique. Aucune action ne peut ĂȘtre engagĂ©e contre lui pour des actes accomplis en sa qualitĂ© de PrĂ©sident, mĂȘme aprĂšs la fin de son mandat. Cette immunitĂ© est valable Ă  la fois dans les domaines pĂ©nal, civil et administratif. Elle vise Ă  protĂ©ger la fonction prĂ©sidentielle et non son titulaire.

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Plus sur Jean Dominique Comolli

Plus sur MSC

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (DNRED – Direction Nationale du Renseignement et des EnquĂȘtes DouaniĂšres) : 20 ans que Marc Fievet a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© !

RAPPEL DES FAITS

La Direction GĂ©nĂ©rale des Douanes ne serait-elle peuplĂ©e que de hauts fonctionnaires qui n’assument jamais la moindre responsabilitĂ© mais qui savent toujours mentir et sont des virtuoses dans la réécriture des faits.

Prenons l’exemple de Marc Fievet, l’agent infiltrĂ© « NS 55 DNRED Â», qualificatif et emploi pourtant reconnus par des Directeurs de la DNRED ou autres directeurs
dĂ©sormais en retraite
 mais qualificatif et emploi rejetĂ©s par des « seconds couteaux Â», des « Ă©narques conseillers administrateurs Â» de Bercy et de Montreuil qui sont, comme toute la DNRED opĂ©rationnelle le sait, des gens qui ont la connaissance innĂ©e et absolue des opĂ©rations terrains. D’ailleurs, ils ont prĂ©fĂ©rĂ© réécrire l’histoire de Fievet sans s’informer de la rĂ©alitĂ© des faits auprĂšs de GĂ©rard Estavoyer (ex DI DNRED), Christian Gatard (ex DNRED Nantes) et Jean Henri Hoguet (Ex DI DNRED).

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Marc Fievet avait espĂ©rĂ© que Jean Dominique Comolli
Mais non, lui Ă©tait trop occupĂ© Ă  la SEITA pour brader la rĂ©gie (des tabacs) et n’en avait vraiment rien Ă  foutre, comme Jean Luc Viala d’ailleurs, qui n’avait qu’un seul souci, c’était d’amĂ©liorer son revers au tennis avec son entraĂźneur favori, qui avait Ă©tĂ© embauchĂ© Ă  la douane !!!

Pourtant Jean Dominique Comolli qui lui fut prĂ©sentĂ© dans le bureau du ministre Charasse, quelques jours aprĂšs sa nomination, aurait pu lever le petit doigt pour le sortir de la merde ‘juridico-administrative’ internationale dans laquelle il se trouvait par manque de rĂ©action de son successeur, Jean Luc Viala


Mais Jean Paul Garcia l’avait bien dit Ă  Marc Fievet au centre de dĂ©tention d’Alhaurin de la Torre en Espagne lors d’une visite qu’il lui rendit, quelques semaines aprĂšs son arrestation par Interpol, pour l’assurer du soutien total des autoritĂ©s françaises, en prĂ©cisant toutefois que pour la DG, donc DG, administrateurs et autres conseillers, les opĂ©rations mises en route du temps de Michel Charasse, le ministre et Jean Henri Hoguet, le boss de la DNRED faisaient parties d’un passĂ© rĂ©volu et seulement susceptibles d’ĂȘtre reniĂ©es.

Pourtant Ă  la DNRED, on aurait dĂ» bouger, mais pas de ‘bol’ pour Fievet, le ‘tout en rondeur’ Bernard PouyannĂ©, le papa de Patrick, qui n’ayant rencontrĂ© Fievet qu’une fois en prĂ©sence de Christian Gatard, ne pouvait ĂȘtre d’un grand soutien.

Pierre Mathieu DUHAMEL tenta une approche auprĂšs de Madame Strachan, la DG du Customs excise anglais, sans y mettre le paquet avant de partir pantoufler Ă  New York chez LVMH et devenir amnĂ©sique. Restait donc Joseph Le Louarn qui aurait pu et dĂ» intervenir. Mais pas de ‘bol’ non plus, Le Louarn, successeur de Hoguet Ă  la DNRED n’était pas un patron au sens noble du terme mais un parasite du systĂšme douanier. Joseph Le Louarn avait dĂ©montrĂ© tout au long de sa carriĂšre, un Ă©go surdimensionnĂ© par rapport Ă  ses qualitĂ©s et son seul souci n’était que la recherche de postes importants tout en restant totalement soumis aux dĂ©cisions d’abandon d’opĂ©rations engagĂ©es au mĂ©pris des responsabilitĂ©s inhĂ©rentes Ă  sa charge comme le soutien des ses agents ou de ceux considĂ©rĂ©s comme tels. C’est lui qui accepta la directive de Nicolas Sarkozy de suspendre toutes les opĂ©rations d’infiltration menĂ©es par la DNRED; il en oublia de prĂ©venir les principaux intĂ©ressĂ©s et alla jusqu’à refuser Ă  Christian Gatard, le boss de l’Échelon de Nantes, l’assistance pour couvrir une rĂ©union importante Ă  Paris de « narco-nĂ©gociants Â» pour l’enlĂšvement de 80 tonnes de haschich du cĂŽtĂ© de Djibouti.

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NommĂ© Ă  la suite de Viala, arrive François AUVIGNE, qui aprĂšs un passage Ă  l’Inspection des finances Ă  sa sortie de l’ENA, avait Ă©tĂ© chargĂ© de mission Ă  la Direction des relations Ă©conomiques extĂ©rieures (DREE) de 1986 Ă  1988, puis conseiller technique aux cabinets de Jean-Pierre ChevĂšnement, alors ministre de la DĂ©fense (1988-1991) puis de Philippe Marchand, au ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Il avait ensuite dirigĂ© le cabinet de Jean-NoĂ«l Jeanneney au secrĂ©tariat d’Etat au Commerce extĂ©rieur puis Ă  celui de la Communication entre 1991 et 1993. De retour Ă  l’Inspection des finances, il en avait Ă©tĂ© chef de service adjoint de 1994 Ă  1997. AprĂšs le retour de la gauche au pouvoir en mai 1997, il avait Ă©tĂ© nommĂ© chargĂ© de mission auprĂšs de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie et des Finances, et de Christian Sautter, secrĂ©taire d’Etat au Budget. C’est lĂ  que Francois Auvigne gĂšre alors le courrier que Fievet a envoyĂ© Ă  DSK par la valise (diplomatique) du fond de sa cellule de Renous au Nouveau Brunswick. Francois Auvigne envoie immĂ©diatement au Canada messieurs Christian Gatard et Bernard Roux, l’attachĂ© douanier de Washington, accompagnĂ© du consul gĂ©nĂ©ral de France Olivier Arribe pour dire Ă  Fievet de plaider coupable alors que Bernard PouyannĂ© avait envoyĂ© Philippe Galy, alors attachĂ© Ă  Londres, lui dire Ă  Bellmarsh (prison Ă  Londres) qu’il pouvait et devait plaider non coupable au Canada.

Donc François Auvigne connaissait le dossier de Fievet avant de devenir Directeur GĂ©nĂ©ral de la Douane française. Plus Ponce Pilate que Ponce Pilate, il refusera toutes interventions au mĂ©pris de la continuitĂ© du service de l’État.

C’est ce qu’on appelle en langage plĂ©bĂ©ien un salaud institutionnel !

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Quand Ă  Alain CADIOU, ( deuxiĂšme en partant de la droite, accompagnĂ© de Jean-Yves Le Drian, dĂ©putĂ©, (Ă  gauche) et de la ministre Florence Parly au Budget Ă  l’époque aprĂšs une virĂ©e dĂ©couverte de la cĂŽte Ă  bord d’un des trois Cessna 406 de la base des douanes de Lann-BihouĂ©.). Alain CADIOU ne s’en occupera pas du tout et, maintenant, retirĂ© au Touquet Paris-Plage, il s’en tape que Fievet soit restĂ© 3.888 jours en taule!

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Mais comment ne pas relire l’interview donnĂ© par Jean Henri Hoguet lors d’une Ă©mission le Mardi 17 mai 2005 Ă  15 H 00, sur France Culture, dans l’émission « Le vif du sujet ».

Le Journaliste: mais vous, justement, vous Ă©tiez un de ses patrons; est-ce que lors de ses recours en grĂące, vous avez Ă©tĂ© consultĂ© par l’État?

Jean Henri Hoguet-Ex-Directeur de la DNRED: Jamais, jamais ! Non, Ce que je sais c’est que, quand FiĂ©vet, alors il y a dĂ» avoir, sans doute, une fausse manƓuvre quand on lui a dit de plaider coupable au Canada, donc, il en a pris plein les gencives, perpĂ©tuitĂ©, et lĂ , on a peut-ĂȘtre commis une erreur technique, je n’en sais rien, mais ce dont je suis sĂ»r, c’est que, quand FiĂ©vet alors est revenu et qu’on l’a, qu’il a Ă©tĂ© rejugĂ© Ă  Bobigny pour transformer la peine canadienne en peine française dans les geĂŽles françaises, je pense qu’à ce moment lĂ  et avant, il fallait intervenir du ministĂšre des Finances « dont dĂ©pend la douane Â» Ă  la chancellerie, au Garde des sceaux, en lui expliquant qu’un type qui est rentrĂ© et que le procureur gĂ©nĂ©ral, peut-ĂȘtre, devrait requĂ©rir une certaine indulgence pour ce type en faisant Ă©tat de ce qu’il avait fait pour nous. Hors, au moment oĂč il est rentrĂ©, il y a un nouveau directeur gĂ©nĂ©ral qui est arrivĂ© (C’était François Auvigne), qui avait jamais vu la douane, qui ne connaissait rien Ă  la Douane, mais enfin, c’est pas grave puisqu’il est inspecteur des finances, il a dit au chef de la DNRED, et je le tiens du chef de la DNRED de l’époque (C’était Jean Puons) ces informations et je n’ai aucune raison de mettre en cause sa parole. Il lui a rĂ©pondu : « Monsieur, je ne suis pas lĂ  pour assumer les dĂ©cisions prises par d’autres Â» et comme le chef de la DNRED de l’époque insistait en disant, mais Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral, on peut pas laisser une affaire comme ça etc. il lui a rĂ©pondu : Â» je ne veux plus entendre parler de cette affaire. Â» Et la conversation s’est arrĂȘtĂ©e lĂ , et moi je trouve inadmissible qu’un haut responsable de l’administration, un haut fonctionnaire tienne ce raisonnement, parce que
 si il a acceptĂ© d’ĂȘtre directeur gĂ©nĂ©ral des douanes, ça veut dire qu’il doit assurer la continuitĂ© de la responsabilitĂ© de l’Etat; hors en se lavant les mains, il ressemble Ă  Ponce Pilate, mais pas Ă  un haut fonctionnaire responsable.

Jean Henri Hoguet qui a Ă©crit un livre sur sa vie au service de l’État ne pourra que constater que ce livre n’est pas prĂ©sentĂ© au musĂ©e de la Douane Ă  Bordeaux.

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Avec le témoignage de Jean Henri Hoguet (EX DI DNRED° et Yves Bonnet ex DST

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Puis arriva l’onctueux François Mongin de 2002 Ă  2007, comme directeur gĂ©nĂ©ral des Douanes et droits indirects et parallĂšlement secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de Tracfin. Lui aussi sera d’une totale discrĂ©tion sur l’affaire Fievet.

Ses « sbires administrateurs Ă©narques et autres conseillers Â», agissant pour le convaincre que Fievet est un narco !

Depuis il officie chez HSBC, les gangsters de la finance !

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Jérome Fournel, le DG qui fit voler les millions mais pas les avions

AprĂšs c’est JĂ©rĂŽme Fournel , ( Il nous a rĂ©galĂ©s de ses exploits!) qui Ă  peine arrivĂ© Ă  Montreuil, interdit Ă  Fievet l’entrĂ©e de la DG, ukase transmis par Jean Paul Garcia qui Ă©tait alors en charge de l’A2. Reçu longuement dans le hall d’accueil par Garcia, Fievet ne put rencontrer Corinne CLEOSTRATE qui l’évitĂąt savamment et refusa mĂȘme le fanzine qu’avait prĂ©parĂ© Fievet pour le distribuer devant la DG.

Gérard Schoen, le sprinter courageux !

En fin de journĂ©e, Fievet ne put rĂ©ussir Ă  rattraper l’administrateur civil GĂ©rard SCHOEN qui se sauva Ă  sa vue!

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Lucien AIME-BLANC et GĂ©rard SCHOEN sur le plateau de PiĂšces Ă  conviction avec Elise LUCET dans Retour sur l’affaire FIEVET-NS55 de la DNRED de la douane française

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JĂ©rĂŽme Fournel quand il apprit de la bouche de Jean Paul Garcia qu’un film Ă©tait en prĂ©paration, lui rĂ©torqua; « Ă‡a aussi, il va falloir que je m’en occupe!« 

JĂ©rĂŽme Fournel a pu compter sur Erwan Guilmin, (photo Ă  gauche) Ă©narque et administrateur civil pour rĂ©pondre par la nĂ©gative Ă  toutes demandes d’indemnisation formulĂ©es par Fievet en rĂ©pĂ©tant jusqu’à l’orgasme que Fievet s’était mis Ă  son compte. Erwan Guilmin qui est un magouilleur le dĂ©montrera officiellement quelques annĂ©es plus tard lorsqu’il sera pris et confondu d’avoir pratiquer le caviardage sur un document classĂ© « SECRET DÉFENSE » alors qu’il avait rejoint la DNRED comme DOD (Directeur des opĂ©rations douaniĂšres).

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Quand Ă  HĂ©lĂšne Crocquevielle, il est impossible d’en dire la moindre chose, vue son insignifiance au poste de DG qu’elle occupa durant 4 ans, exception faite de sa facilitĂ© Ă  jeter l’agent du contribuable par la fenĂȘtre.

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L’espoir restait intact qu’enfin un DG assume la responsabilitĂ© de ce lĂąchage et ce DG c’était Rodolphe Gintz!

Lui n’a rien fait !

Ah, si, courageusement, il a bloquĂ© Fievet sur Twitter, indiquant qu’il ne voulait ĂȘtre complice de diffamations.

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Isabelle Braun-Lemaire
n’a rien fait !

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Reste aujourd’hui , Florian Colas

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Sans oublier ces seconds couteaux, car ils méritent de figurer dans ce trombinoscope.

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Erwan Guilmin

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Gérard Schoen

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Thomas Charvet

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Pas de photo

Elizabeth Melscoet

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (AssemblĂ©e nationale) : pochtronnes et pochtrons et celles et ceux qui sniffent; ce sont eux qui votent nos lois

Drogue et alcool chez les parlementaires, le retour.

Ces derniĂšres annĂ©es, les mĂ©dias français ont multipliĂ© les rĂ©vĂ©lations sur le sujet. Ă€ la volĂ©e, on peut citer quelques affaires marquantes : comme la consommation de cocaĂŻne de l’ancien dĂ©putĂ© Renaissance des Hauts-de-Seine Emmanuel Pellerin, en retrait du groupe depuis 2023. Jusqu’au dĂ©putĂ© LFI Andy Kerbrat, surpris dans le mĂ©tro en train d’acheter de la 3MMC Ă  l’automne dernier.

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Et la présidente Yaël Braun-Pivet, qui ne peut ignorer les faits, reste totalement silencieuse !

Et pas un seul contrÎle de mis en place; la hiérarchie policiÚre serait elle de mÚche ?

Quant aux duettistes de la place Beauvau et de la place VendĂŽme,
j’ai nommĂ©e GĂ©rald Darmanin et Bruno Retailleau, ils sont ailleurs,
trop occupés à préparer 2027
!

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (opĂ©ration « NARCOPS ») : les douaniers de la brigade garde-cĂŽtes de SĂšte (vedette DF26) saisissent 58 kilos de cocaĂŻne en mer MĂ©diterranĂ©e Ă  bord d’un navire de commerce au large de SĂšte (HĂ©rault)

Opération menée par les douaniers et la Gendarmerie maritime

La saisie a eu lieu le 13 mai dernier, Ă  bord d’un vraquier en provenance de Paranagua au BrĂ©sil et Ă  destination de SĂšte.

La cocaïne était dissimulée dans le puits de jaumiÚre, une piÚce immergée faisant partie du gouvernail du navire.

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CARAÏBES (Martinique) : la « Force FrontiĂšre », dans le cadre de l’opĂ©ration Scotopelia, lance le 100% contrĂŽle des passagers Ă  l’aĂ©roport AimĂ© CĂ©saire

Au dĂ©part des Antilles françaises vers l’Hexagone via l’aĂ©roport Martinique-AimĂ© CĂ©saire, un vol entier a Ă©tĂ© contrĂŽlĂ© mercredi dernier par les douaniers, les agents de la Police aux frontiĂšres (PAF), personnels de sĂ©curitĂ© de l’aĂ©roport et un encadrement prĂ©fectoral. Ils ont procĂ©dĂ© Ă  un contrĂŽle exhaustif de tous les passagers sur un vol de la compagnie aĂ©rienne Corsair au dĂ©part de Fort-de-France Ă  destination de Paris. Des palpations de sĂ©curitĂ© pour tous, fouilles approfondies de tous les bagages cabine, et contrĂŽle intĂ©gral de tous les bagages de soute.

Comme l’explique le site France-Antilles, citant les forces de l’ordre, jusqu’ici les contrĂŽles Ă©taient ciblĂ©s, individualisĂ©s Ă  Martinique-AimĂ© CĂ©saire. DĂ©sormais, les fouilles sont portĂ©es sur tous les passagers d’un vol, sans aucune exception.

ALÉATOIRE

« Il faut que les trafiquants sachent qu’à tout moment, un vol entier peut ĂȘtre contrĂŽlĂ© », a dĂ©clarĂ© Ă  France-Antilles Étienne Desplanques, prĂ©fet de Martinique, prĂ©sent sur place aux cĂŽtĂ©s des services engagĂ©s. Ce dernier a pu constater, en direct et aux cĂŽtĂ©s des forces de l’ordre, le dĂ©ploiement du nouveau dispositif de contrĂŽle qui n’a pas entraĂźnĂ© de retard du vol visĂ©.


A l aéroport Martinique-Aimé Césaire, un vol entier a été contrÎlé mercredi dernier par les forces de l ordre dans le cadr

@Direction générale des douanes

source

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· : le conseil d’État se dit peuplĂ© de sages…

FRANCE đŸ‡šđŸ‡” (DNRED) : aux gabelous enquĂȘteurs, renseignĂ©s et avisĂ©s

Pour mémoire, ce MESSAGE du 5 février 2002

Origine : NS55 – Marc F. X. FiĂ©vet

Salut !

Votre grande administration, les Douanes Françaises, permet d’apporter une contribution non nĂ©gligeable Ă  l’action internationale menĂ©e contre le narcotrafic. C’est un fait et je suis heureux de vous fĂ©liciter pour votre appartenance Ă  ce grand service de l’État.

Toutefois, je reste surpris de votre profond silence face Ă  l’immobilisme dĂ©montrĂ©e par votre directeur gĂ©nĂ©ral, l’excellent Alain CADIOU qui, pour rĂ©soudre la situation de l’agent infiltrĂ© que je fus pour votre service, ne fait strictement rien d’efficace. J’ai pensĂ© pendant quelques semaines qu’il avait Ă©tĂ© un champion de poursuites cyclistes sur piste oĂč l’art du surplace est une des qualitĂ©s majeures requises. Non, aprĂšs enquĂȘtes approfondies, l’immobilisme n’est provoquĂ© que par une tĂ©tanie devant une justice de classe, qui se permet encore aujourd’hui de considĂ©rer le justiciable comme un excrĂ©ment!

Ces fonctionnaires-magistrats, seraient-ils devenus INACCESSIBLES, pour rĂ©soudre humainement l’anomalie juridique que je suis devenu!

Les tergiversations de Monsieur CADIOU pour ne pas solutionner rapidement et définitivement mon dossier sont vraiment difficiles à comprendre.

Je prie Dieu chaque jour que vous n’ayez jamais Ă  rĂ©pondre d’un Ă©garement pour le bien du service qui ne serait pas couvert par le saint Dalloz, car vous risqueriez alors de connaĂźtre les geĂŽles de la rĂ©publique, le froid des bancs de cĂ©ramique des cachots policiers et les affres de la garde Ă  vue, sans parler de l’incarcĂ©ration qui traumatise et balaye tout sur son passage. Votre direction gĂ©nĂ©rale, mise Ă  part une attitude totalement irresponsable, due en grande partie Ă  la distance, se chiffrant en annĂ©es-lumiĂšre, qui la sĂ©pare des rĂ©alitĂ©s du terrain ne ferait rien pour vous sortir d’une impasse oĂč votre hiĂ©rarchie pourrait vous avoir pousser pour satisfaire l’atteinte de rĂ©sultats.

Surtout, mes chers gabelous, pas de vagues, pas de zĂšle, pas de bruit et surtout pas d’initiative. Profitez de vos 35 heures, et durant vos heures de prĂ©sence au service de la nation, soyez sur la plus grande rĂ©serve, ….. Cultivez l’art de l’expectative!

Je sais pouvoir compter sur votre intelligence pour que jamais, vous ne soyez dans une situation similaire Ă  la mienne.

Courage, fonctionnaires gabelous, l’important n’est-il pas d’atteindre la retraite, intacts et nantis.

Votre toujours dévoué, NS 552674Úme jours de détention

P.S: La grĂące prĂ©sidentielle qui m’avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme la solution par Jean PUONS ne servirait-elle qu’Ă  gracier les copains du locataire de l’ÉlysĂ©e. A ce jour, seul l’avocat RPR, Alex URSULET, gendre de Bernard PONS a pu en bĂ©nĂ©ficier !

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En 2006, la juge d’instruction Sophie ClĂ©ment rendit un non-lieu et, dans ses conclusions, elle reconnaissait que Marc FiĂ©vet ne s’était pas livrĂ© Ă  un trafic de stupĂ©fiants, puisqu’il Ă©tait chargĂ© d’infiltrer un rĂ©seau.

Blanchi donc par cette dĂ©cision de la justice française en 2006, Bercy et Montreuil feront la sourde oreille et n’hĂ©siteront pas Ă  faire réécrire les faits par les meilleurs Ă©narques, valets de plume, pour se dĂ©douaner.

Le premier Ă  utiliser sa plume fut l’Ă©narque Erwan Guilmin, suivi par Michel Baron, et Thomas Charvet

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WORLWIDE (Kohler, MSC et la coke) : comment des trafiquants infiltrent la compagnie maritime de ses cousins

Alors que MSC devenait une force dominante du commerce mondial, elle est également devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans.

SoupçonnĂ© de l’avoir favorisĂ©e depuis le ministĂšre des finances, Ă  Bercy, voire depuis le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’ÉlysĂ©e, Alexis Kohler (qui s’était mis Ă  son service comme directeur financier en 2016-2017), a Ă©tĂ© mis en examen en septembre dernier pour « prise illĂ©gale d’intĂ©rĂȘt ». Nous reproduisons ci dessous (en accĂšs libre) une remarquable enquĂȘte de l’agence amĂ©ricaine Bloomberg du 16 dĂ©cembre dernier qui explorait l’infiltration de la compagnie maritime Italo-Suisse des cousins d’Alexis Kohler par des trafiquants de cocaĂŻne.

Source

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Corruption, concussion, prĂ©varication) : passive ou participative, liĂ©e directement ou indirectement au « narco-buisness »

L’article 40-1 qui prĂ©cise que « Toute autoritĂ© constituĂ©e, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un dĂ©lit est tenu d’en donner avis sans dĂ©lai au procureur de la RĂ©publique et de transmettre Ă  ce magistrat tous les renseignements, procĂšs-verbaux et actes qui y sont relatifs. » semble ne pas rĂ©ussir Ă  rĂ©colter des dĂ©clarations de personnes qui craignent pour le bon dĂ©roulement de leurs carriĂšres professionnelles, Ă  moins que le classement vertical ait fait son Ɠuvre.

Aviseur international peut s’en charger Ă  votre place, vous dĂ©gageant alors de toutes responsabilitĂ©s qui pourraient entraĂźner des mesures de rĂ©torsion, bien connues dans la fonction publique.

Alors, décidez vous à libérer votre conscience !

Que vous soyez administrateur civil, ambassadeur, archevĂȘque, attachĂ©(e) parlementaire, avocat, banquier, cardinal, chanoine, chirurgien, chercheur, commissaire de police, conseiller rĂ©gional, consul, curĂ©, dentiste, dĂ©putĂ©, douanier, Ă©lu rĂ©gional, Ă©narque, enseignant, Ă©vĂȘque, facteur, gendarme, gardien d’immeuble, haut fonctionnaire, huissier de justice, inspecteur des finances, issu de Sciences Po, journaliste, magistrat, maire, maĂźtre de confĂ©rence, mĂ©decin, militaire, navigateur, notaire, officier, sous-officier, ouvrier, pantouflard, Pdg,  policier, prĂ©fet, prĂȘtre, retraitĂ©, routier, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, sĂ©nateur, SDF, sous-prĂ©fet, vicaire gĂ©nĂ©ral ou vicaire de paroisse
 agent secret ou simple citoyen, n’hĂ©sitez pas Ă  me faire parvenir tous types de documents inĂ©dits et, ou toutes informations « sensibles » que vous pourriez dĂ©tenir sur le blanchiment, la corruption et la concussion et toutes formes de prĂ©varication et autres exactions ayant un lien direct ou indirect avec le narcotrafic

Naturellement, votre anonymat sera garanti.

Premier contact: WhatsApp: 33 (0) 6 84 30 31 81

ou

ns55dnred@outlook.fr

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CORSE (Bastia) : les nationalistes corses contre la drogue

Les indépendantistes corses de Nazione, mouvement né il y a un an des cendres de Corsica Libera, étaient rassemblés ce samedi 15 mars à Lupinu, un quartier chaud de Bastia pour une opération anti-drogue.

Sous le slogan « A Droga Fora », les militants ont dénoncé un trafic de drogue persistant à Lupinu.

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡·  (Dijon) : lundi 17 mars, Ă  18h30, une confĂ©rence publique sur le narco-business Ă  Chalon-sur-SaĂŽne

PrĂ©sident de la commission d’enquĂȘte sur l’impact du narcotrafic en France et les mesures Ă  prendre pour y remĂ©dier ; mais aussi co-auteur de la proposition de loi visant Ă  sortir la France du piĂšge du narcotrafic, le SĂ©nateur JĂ©rĂŽme Durain coanimera avec Patrice Guigon, procureur de la RĂ©publique, lundi 17 mars, Ă  18h30, une confĂ©rence publique.
Une confĂ©rence qui de toute Ă©vidence passionne, puisqu’elle se dĂ©roulera en prĂ©sence, notamment de :

  • Olivier TAINTURIER, Sous-prĂ©fet de l’arrondissement de Chalon-sur-SaĂŽne
  • Eric PLANTIER, PrĂ©sident du tribunal
  • Thomas KIEFFER, Directeur dĂ©partemental de la Police Nationale
  • Ange LHADI, Capitaine – chef du service dĂ©partemental de la Police Judiciaire
  • Colonel Tomica LUKIC, Groupement gendarmerie de S&L
  • Commandant Estelle BOYER CHOSSON, CPN Chalon-sur-SaĂŽne
  • Jean-Philippe LABATTUT, Chef de l’Ă©chelon de Lyon de la DNRED / futur directeur rĂ©gional des douanes Ă  Dijon
  • Elodie BONAVITA, Directrice du Centre pĂ©nitentiaire de Varennes-le-Grand

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DNRED đŸ‡«đŸ‡· (opĂ©rations anti-stups internationales đŸ‡ȘđŸ‡ș 🇬🇼 đŸ‡Ș🇾 đŸ‡čđŸ‡· 🇼đŸ‡č 🇬đŸ‡č 🇧đŸ‡ȘđŸ‡šđŸ‡­đŸ‡©đŸ‡Ż 🇬🇧 🇹🇩 đŸ‡šđŸ‡ŽđŸ‡±đŸ‡ź đŸ‡łđŸ‡± đŸ‡”đŸ‡č đŸ‡»đŸ‡Ș đŸ‡ș🇾 đŸ‡Ș🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recrutĂ© » Marc FiĂ©vet.

Sans fioritures:

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-Ă -vis de FiĂ©vet ?

Les dits « responsables » se sentent Ă©ventuellement concernĂ©s par les actions qu’ils ont conduites ou autorisĂ©es ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des annĂ©es auparavant. A fortiori lorsque la majoritĂ© politique a changĂ©.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le systĂšme des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, FiĂ©vet Ă©tait un infiltrĂ©. Il est clair que ne pas soutenir un infiltrĂ© ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre Ă  une protection particuliĂšre. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un rĂ©sultat il sera rĂ©munĂ©rĂ© en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc FiĂ©vet estime que certains de ses signalements n’ont pas dĂ©bouchĂ© sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiĂ©rarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur mĂ©tĂ©o, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et rĂ©aliser une affaire sont deux choses diffĂ©rentes.


Comment se situe la France, en matiĂšre de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de mĂȘme savoir que l’on estime que l’on n’arrĂȘte que 5 Ă  10% de la drogue et qu’il a Ă©tĂ© jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problĂšme de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on rĂšglera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on rĂ©soudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroütre l’action des douanes en la matiùre ?

Le problĂšme ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut dĂ©velopper le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte Ă  de nombreuses difficultĂ©s : Ă©goĂŻsme des services qui travaillent d’abord pour eux mĂȘmes, rivalitĂ©s entre services, confidentialitĂ© des sources, rĂ©munĂ©ration des indics,etc.

AprĂšs le triste exemple FiĂ©vet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrĂ©s, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considĂ©rables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts Ă  consentir ne peuvent ĂȘtre garantis au niveau des rĂ©sultats Ă  en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltrĂ© au cƓur de la mafia de Marc FiĂ©vet et Oliver-Jourdan Roulot, Ă©ditions Hugodoc

Au service de l’État Ă  travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, Ă©ditions l’Harmattan

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· : l’autoroute Barcelone-Perpignan, l’autre porte d’entrĂ©e pour la cocaĂŻne en France

Rien de bien nouveau, c’était dĂ©jĂ  la porte d’entrĂ©e de cargaisons importantes de stupĂ©fiants dans les annĂ©es 80 du temps des ex SAC devenus sicaires du GAL et qui se payaient avec le narcotrafic couvert par la Policia et la Guardia civil sur ordres de Felipe Gonzalez, JosĂ© Barrionuevo, JosĂ© Luis Corcuera et Rafael Vera.

Et que David Cugnetti, le directeur rĂ©gional des douanes de Perpignan, prĂ©cise que la cocaĂŻne expĂ©diĂ©e depuis des pays d’AmĂ©rique latine est dissimulĂ©e dans du fret maritime. «Le port de Barcelone est un point d’entrĂ©e, mais pas le seul. [
] Le trafic de cocaĂŻne en provenance d’Espagne s’intensifie» semble un constat qui n’est vraiment pas un scoop.

Il est vrai qu’Ă  la Douane française, une des premiĂšres qualitĂ©s requises , c’est de souffrir d’amnĂ©sie sĂ©lective et opportune. Certes, ça facilite la carriĂšre, mais c’est pour le moins ennuyeux lorsqu’il s’agit de dĂ©fendre l’accĂšs sur le territoire français de produits illĂ©gaux et indĂ©sirables, puisque l’expĂ©rience acquise ne semble jamais faire progresser le pourcentage des quantitĂ©s saisies.

Pour ceux qui s’intĂ©ressent de prĂ©s Ă  l’activitĂ© du ‘narco-business’ en France et en Europe, cette dĂ©claration d’un cadre douanier français dĂ©montre que vraiment rien d’efficace n’a Ă©tĂ© mis en place depuis 40 ans et les quelques rares actions qui ont provoquĂ© des catastrophes juridico-administratives, n’ont permis que de constater la lĂąchetĂ© de certains directeurs gĂ©nĂ©raux de la Douane française ou une indiffĂ©rence injustifiable.

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FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (BSI du Perthus) : deux italiens dans le tracteur routier et… 165 kilos de cocaĂŻne.

Sur l’Autoroute A9, dans le sens Espagne France, plus prĂ©cisĂ©ment au pĂ©age du Boulou, une patrouille de douaniers a Ă©tĂ© intriguĂ©e par un tracteur routier, avec Ă  son bord, un chauffeur et un passager.

C’est lors du contrĂŽle du vĂ©hicule, indique un communiquĂ© du service des douanes, que les agents ont dĂ©couvert dans la cabine cinq cartons de dĂ©mĂ©nagement remplis de 165 kilos de cocaĂŻne.

Les deux occupants de la cabine, de nationalitĂ© italienne, ont Ă©tĂ© placĂ©s en retenue administrative douaniĂšre avant d’ĂȘtre remis Ă  l’antenne de l’Office anti-stupĂ©fiants (OFAST) de Perpignan.

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