FRANCE 🇨🇵 (front intérieur) : quand la guerre de la drogue frappe l’état-major


Ils savaient. Ils ont continué. Mais ils n’ont jamais cru que la guerre viendrait jusque dans leur bureau.

Selon une source au sein d’un ministère, la campagne de dépistage de drogues voulue par Sébastien Lecornu sème aujourd’hui la panique, tant chez les hauts fonctionnaires que chez les conseillers des ministres. L’arroseur arrosé. La guerre de la drogue à la française vient de trouver son tournant.

L’information, confirmée en off, agit comme un révélateur. Ceux qui ont pensé et mené pendant 50 ans une guerre répressive ingagnable découvrent qu’ils peuvent, eux aussi, être mobilisés sur le front. Et l’idée les tétanise.

C’est le syndrome de Saïgon, 29 avril 1975. Le dernier hélicoptère quitte le toit de l’ambassade américaine. La guerre du Vietnam est perdue. Washington mettra des années à l’admettre.

Paris, 2026. La France mène sa propre guerre sans fin. Contre la drogue. Sans hélicoptère, sans ambassade à évacuer, mais avec le même déni stratégique. Et surtout : avec des généraux qui savent.

L’irresponsabilité des régaliens : des pompiers pyromanes
C’est ici que le déni devient faute. Les ministères régaliens – Intérieur, Justice, Bercy – savent.

Leurs directions centrales produisent les notes. Leurs statisticiens mesurent l’échec. Leurs préfets voient les points de deal rouvrir sous leurs fenêtres. Les officiers de police judiciaire vous le diront off : « On vide l’océan à la petite cuillère ».

Ces administrations ont une réactivité tactique reconnue. Une fusillade ? 200 hommes en 20 minutes. Un réseau ? 18 mois d’écoutes, 50 gardes à vue. Elles savent réagir au feu.

Mais elles sont structurellement incapables de proactivité stratégique. Penser la paix, changer de doctrine, assumer que l’outil militaire est inadapté à un marché : voilà l’angle mort. La haute fonction publique régalienne préfère gérer l’échec que risquer la réforme. C’est plus sûr pour une carrière. C’est désastreux pour un pays.

Et aujourd’hui, cette inertie se fissure. La panique qui saisit les cabinets devant un simple test salivaire prouve une chose : ils n’ont jamais cru à leur propre guerre. On traque le consommateur dans la rue, mais l’idée d’être contrôlé soi-même devient insupportable. Le dogme ne tient que s’il s’applique aux autres.

L’opacité budgétaire : le « secret défense » économique
Quelle est la facture annuelle de cette guerre ? L’État refuse la consolidation.
Aviseur International estime le coût répressif à plus de 5 Md€/an : police, justice, pénitentiaire pour les seuls délits liés aux stups. Soit 1,5€ dépensé pour 1€ de chiffre d’affaires du trafic, estimé à 3,5 Md€. Aucun conseil d’administration ne validerait ce business plan.

Pourquoi cette opacité ? Parce que la transparence imposerait le constat d’échec. Le « secret défense » budgétaire n’est pas celui des opérations : c’est celui du bilan comptable.

« On ne gagne pas une guerre contre un marché. On le régule ou on le subit. La France a choisi de le subir en faisant croire qu’elle le combat, avec des administrations qui comptent les coups plutôt que de changer de ring. »
David Weinberger, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des politiques de sécurité.

L’alternative portugaise : le traité qui manque à Paris
Le Portugal a signé son armistice en 2001. Dépénalisation de l’usage, traitement sanitaire, ciblage du trafic.
25 ans plus tard : overdoses -60%, VIH liés à la drogue -80%. Lisbonne n’a pas légalisé. Elle a cessé de faire la guerre à ses citoyens.

La France refuse ce parallèle. Le dogme prohibitionniste tient lieu de stratégie. On préfère l’enlisement à la paix, parce que la paix exigerait de renégocier avec le réel.

Tant que Paris refusera de voir que son ennemi est une loi de l’offre et de la demande, elle continuera de déployer des moyens pour un combat sans Saïgon à évacuer. La chute sera budgétaire, sociale, et morale.

Et comme en 1975, ce seront les citoyens qui paieront le prix du déni d’État. Sauf que cette fois, une partie de l’état-major semble avoir compris qu’il pourrait, lui aussi, figurer sur la liste des pertes.


CHIFFRES CLÉS : LE COÛT D’UNE GUERRE SANS FIN
Poste Estimation annuelle
Volet répressif total > 5 Md€
Police/Gendarmerie/Douanes 2,8 Md€
Justice + Pénitentiaire ILS 1,4 Md€
Opérations « Place Nette » 120-150 M€
Marché illégal visé 3,5 Md€ de CA
Ratio dépense/perte infligée 1,5€ pour 1€
Sources : Cour des Comptes, OFDT, INHESJ, estimations Aviseur International 2025-2026.


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SOUTH KORE🇰🇷 (Seoul) : NIS participates in joint operation to seize nearly 50 tons of drug chemicals in Thailand

SEOUL — The National Intelligence Service (NIS) said it has participated in a joint operation with Thai authorities to seize nearly 50 tons of drug-producing chemicals in Thailand.

It marked the first time that a South Korean government agency has directly participated in a crackdown on an overseas drug production base.

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FRANCE 🇨🇵 (Valence – Drôme) : un jeune homme tué à la kalachnikov, trois personnes, dont deux mineurs, interpellées

Un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été tué à l’arme à feu ce vendredi 19 juin au soir à Valence, dans la Drôme. Trois personnes, dont deux mineurs, ont été interpellées.

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Énième dommage collatéral d’une politique menée depuis plus de 50 ans.

FRANCE : la guerre contre la drogue, un Vietnam sans accord de paix

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ESPAÑA 🇪🇦(Madrid) : Stephany Maryel Villarreal, Panameña vinculada a red criminal, fue capturada en España

La cooperación entre las autoridades de Panamá, España e Interpol permitió la captura en territorio español de Stephany Maryel Villarreal, señalada por las autoridades panameñas como presunta integrante de una estructura dedicada al blanqueo de capitales provenientes del narcotráfico y vinculada a Jaime Powell Rodríguez, alias “Yunya”, uno de los nombres que durante años ha aparecido en investigaciones relacionadas con crimen organizado internacional.

Las autoridades panameñas solicitarán la extradición por una investigación de blanqueo de capitales vinculada a la Operación Éxodo, un caso que sigue la ruta del narcotráfico entre Panamá y Europa.

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NARCO-LOGISTIQUE : interception d’un « énorme » semi-submersible dans l’océan Pacifique prés de l’Équateur 🇪🇨

Plu de 20 mètres de long et de4 mètres de large, équipé de 2 moteurs pour réaliser des traversées océaniques.

Les membres d’équipage, 2 colombiens et 2 équatoriens, ont été arrêtés

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FRANCE 🇨🇵 (guerre contre les stups): l’irresponsabilité des régaliens ou… des pompiers pyromanes



C’est ici que le déni devient faute. Les ministères régaliens – Intérieur, Justice, Bercy – savent.

Leurs directions centrales produisent les notes. Leurs statisticiens mesurent l’échec. Leurs préfets voient les points de deal rouvrir sous leurs fenêtres.

Les officiers de police judiciaire vous le diront off : « On vide l’océan à la petite cuillère« .

Ces administrations ont une « réactivité » tactique reconnue. Une fusillade ? 200 hommes en 20 minutes. Un réseau ? 18 mois d’écoutes, 50 gardes à vue. Elles savent réagir au feu.

Mais elles sont structurellement incapables de « proactivité » stratégique. Penser la paix, changer de doctrine, assumer que l’outil militaire est inadapté à un marché : voilà l’angle mort.

La haute fonction publique régalienne préfère gérer l’échec que risquer la réforme. C’est plus sûr pour une carrière. C’est désastreux pour un pays.

On ne leur demande pas de gagner la guerre. On leur demande d’avoir le courage de dire qu’elle est ingagnable. Ce silence est une décision. Cette décision coûte 5 Md€ par an et des vies.

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FRANCE 🇨🇵 : la guerre contre la drogue, un Vietnam sans accord de paix

Par Marc Fievet


Saïgon, 29 avril 1975. Le dernier hélicoptère quitte le toit de l’ambassade américaine. La guerre du Vietnam est perdue. Washington mettra des années à l’admettre.

°••°

Paris, 2026. La France mène sa propre guerre sans fin. Contre la drogue. Sans hélicoptère, sans ambassade à évacuer, mais avec le même déni stratégique. Et surtout : sans date d’armistice en vue.

Le syndrome vietnamien, transposé en métropole


Toute guerre asymétrique obéit aux mêmes lois. L’ennemi est diffus, enraciné, financé par la demande. La réponse militarisée ne fait qu’engraisser le conflit.

La France reproduit le schéma : opérations « Place Nette XXL », quadrillage des cités par les CRS 8, drones, unités d’élite. Le ministère communique sur les « kilos saisis ». Sur le terrain, un point de deal démantelé rouvre à 300 mètres, 48h plus tard. Le prix de rue absorbe la répression. C’est la loi du marché, pas celle de la guerre.

L’opacité budgétaire : le « secret défense » économique


Quelle est la facture annuelle ? L’État refuse la consolidation.
Aviseur International estime le coût répressif à plus de 5 Md€/an : police, justice, pénitentiaire pour les seuls délits liés aux stups. Soit 1,5€ dépensé pour 1€ de chiffre d’affaires du trafic, estimé à 3,5 Md€. Aucun conseil d’administration ne validerait ce business plan.

Pourquoi cette opacité ? Parce que la transparence imposerait le constat d’échec. Le « secret défense » budgétaire n’est pas celui des opérations : c’est celui du bilan comptable.

« On ne gagne pas une guerre contre un marché. On le régule ou on le subit. La France a choisi de le subir en faisant croire qu’elle le combat.« 


David Weinberger, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des politiques de sécurité.

L’impasse politique : gouverner par le déni


Aux USA, de 1965 à 1973, aucun président ne pouvait dire « on a perdu ». Il a fallu les accords de Paris pour offrir une sortie « honorable ».

En France, admettre que 53 ans de loi de 1970 n’ont pas réduit la consommation ni l’offre, c’est désavouer un demi-siècle de doctrine. Résultat : l’escalade verbale. Chaque ministre promet « d’éradiquer ». Pendant ce temps, l’OFDT constate 5 millions d’usagers réguliers de cannabis et une disponibilité « haute et stable » pour la cocaïne.

L’alternative portugaise : le traité qui manque à Paris


Le Portugal a signé son armistice en 2001. Dépénalisation de l’usage, traitement sanitaire, ciblage du trafic.
25 ans plus tard : overdoses -60%, VIH liés à la drogue -80%. Lisbonne n’a pas légalisé. Elle a cessé de faire la guerre à ses citoyens.

La France refuse ce parallèle. Le dogme prohibitionniste tient lieu de stratégie. On préfère l’enlisement à la paix, parce que la paix exigerait de renégocier avec le réel.

Tant que Paris refusera de voir que son ennemi est une loi de l’offre et de la demande, elle continuera de déployer des moyens pour un combat sans Saïgon à évacuer. La chute sera budgétaire, sociale, et morale. Et comme en 1975, ce seront les citoyens qui paieront le prix du déni d’État.


CHIFFRES CLÉS : LE COÛT D’UNE GUERRE SANS FIN


Poste Estimation annuelle
Volet répressif total > 5 Md€
Police/Gendarmerie/Douanes 2,8 Md€
Justice + Pénitentiaire ILS 1,4 Md€
Opérations « Place Nette » 120-150 M€
Marché illégal visé 3,5 Md€ de CA
Ratio dépense/perte infligée 1,5€ pour 1€
Sources : Cour des Comptes, OFDT, INHESJ, estimations Aviseur International 2025-2026.


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