Câest ici que le dĂ©ni devient faute. Les ministĂšres rĂ©galiens â IntĂ©rieur, Justice, Bercy â savent.



Leurs directions centrales produisent les notes. Leurs statisticiens mesurent lâĂ©chec. Leurs prĂ©fets voient les points de deal rouvrir sous leurs fenĂȘtres.
Les officiers de police judiciaire vous le diront off : « On vide lâocĂ©an Ă la petite cuillĂšre« .
Ces administrations ont une « rĂ©activitĂ© » tactique reconnue. Une fusillade ? 200 hommes en 20 minutes. Un rĂ©seau ? 18 mois dâĂ©coutes, 50 gardes Ă vue. Elles savent rĂ©agir au feu.
Mais elles sont structurellement incapables de « proactivitĂ© » stratĂ©gique. Penser la paix, changer de doctrine, assumer que lâoutil militaire est inadaptĂ© Ă un marchĂ© : voilĂ lâangle mort.
La haute fonction publique rĂ©galienne prĂ©fĂšre gĂ©rer lâĂ©chec que risquer la rĂ©forme. Câest plus sĂ»r pour une carriĂšre. Câest dĂ©sastreux pour un pays.
On ne leur demande pas de gagner la guerre. On leur demande dâavoir le courage de dire quâelle est ingagnable. Ce silence est une dĂ©cision. Cette dĂ©cision coĂ»te 5 Md⏠par an et des vies.
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