
Les gueux payent. Les marquis se protĂšgent.
Par Marc Fievet â PubliĂ© le 26 juin 2026
Fumer. Sniffer. Se faire prendre.
Pour vous, câest amende, casier, patron au courant.
Pour eux, câest « Secret-DĂ©fense ».
Le 25 juin, Matignon lâa actĂ©. RĂ©sultat des tests anti-stupĂ©fiants des agents de lâĂtat : non communicable. Motif officiel : la vie privĂ©e.
Traduction : lâimpunitĂ©.
Deux poids. Deux mesures. Une seule République.
Les « gueux » se font fouiller, verbaliser, ficher.
Les « marquis » des palais, eux, ont droit au silence administratif. Pas dâamende « citoyenne ». Pas de nom. Pas de honte.
Ă lâAFP, Matignon joue lâangĂ©lisme : « Pas de suspicion. Juste une exigence dâexemplaritĂ©. »
ExemplaritĂ© ? Cachez les rĂ©sultats et dites que tout va bien. Câest ça, la doctrine.
Et si un test est positif ?
Pas de tribunal. Pas dâopprobre. Juste une tape : « orientĂ© vers des structures de soins ».
Pour le chauffeur-livreur, câest un licenciement. Pour le conseiller ministĂ©riel, câest une cure discrĂšte.
Conclusion :
Quand lâĂtat fait la guerre Ă la drogue, il vise en bas.
Quand lâĂtat se teste lui-mĂȘme, il classe secret.
LibertĂ©. ĂgalitĂ©. FraternitĂ©.
Ă condition de ne pas travailler au gouvernement.