DOUANE FRANCAISE: une journée en laboratoire à tenter d’identifier de nouvelles drogues de synthèse

Voilà la livraison du jour !

Sur une paillasse en métal blanc, Frédéric Barozzi, ingénieur au Service commun des laboratoires (SCL), apporte une caisse rouge en plastique, façon coffre à jouets. Nous sommes au sein d’un des onze laboratoires de la douane française. Sa localisation précise doit rester secrète, en raison du grand nombre de drogues qui y transitent.

Au premier regard, rien ne semble ici avoir changé depuis le siècle dernier, quand le laboratoire a été construit.

Hautes portes en bois, escaliers en colimaçon, vieilles armoires grinçantes, fioles poussiéreuses pour certaines. Pourtant, c’est sur ces paillasses qu’on se livre à une chimie de pointe : l’analyse et l’identification des nouveaux produits de synthèse, ou NPS.

Le produit peut être imprégné dans des feuilles de thé ou même pulvérisé sur des cartes Pokémon.

Les NPS sont des produits qui imitent les effets des drogues « classiques » comme le cannabis ou l’ecstasy, mais avec une structure chimique différente, ce qui leur permet de contourner la législation. L’Union européenne est en alerte permanente pour identifier ces nouvelles compositions et ainsi mettre à jour les listes de produits stupéfiants interdits. Ils demeurent un marché de niche (1 076 saisies sur plus de 122 000 en 2013), mais en augmentation constante.

Depuis 2008, plus de 250 « nouvelles recettes » ont été découvertes en Europe.

Deux fois par semaine, le laboratoire se fait ainsi livrer une nouvelle variété de diverses poudres blanches et comprimés dont il doit percer les secrets. Parfois, les trafiquants font preuve de davantage d’imagination : le produit peut être imprégné dans des feuilles de thé ou même pulvérisé sur des cartes Pokémon.

LIRE

000000000000000000000000000000000000000000000000000

Laisser un commentaire