La Syrie est le principal producteur de captagon et l’Arabie saoudite en est le principal consommateur.
Vendu sous la forme d’un petit comprimĂ© blanc estampĂ© d’un logo caractĂ©ristique reprĂ©sentant deux demi-lunes, le captagon est Ă l’origine un mĂ©dicament qui a Ă©tĂ© commercialisĂ© Ă partir du dĂ©but des annĂ©es 1960 en Allemagne et dont le principe actif est la fĂ©nĂ©tylline, une drogue de synthĂšse de la famille des amphĂ©tamines. Interdit depuis, le captagon est aujourd’hui le nom de marque d’une drogue quasi exclusivement produite et consommĂ©e au Moyen-Orient. Elle contient souvent peu ou pas de fĂ©nĂ©tylline et est proche du «speed».
La valeur marchande du captagon produit en Syrie dĂ©passe dĂ©sormais de loin les exportations lĂ©gales du pays et lui a valu d’ĂȘtre qualifiĂ© de «narco-Etat». Le rapport de New Lines documente comment des membres de la famille du prĂ©sident Bachar al-Assad et de son rĂ©gime sont impliquĂ©s dans la fabrication et la contrebande de captagon. La formule variable du captagon complique la lutte contre ce trafic, relĂšve New Lines. AsphyxiĂ© par les sanctions internationales imposĂ©es au rĂ©gime depuis le dĂ©clenchement en 2011 de la guerre en Syrie, le gouvernement «utilise le trafic comme un moyen de survie politique et Ă©conomique», selon le rapport.
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