GUYANE đŸ‡ŹđŸ‡« đŸ‡«đŸ‡· : vives rĂ©actions contre l’arrĂȘt des poursuites Ă  l’Ă©gard des mules porteuses de moins de 1,5kg de drogue

Pour Georges Patient, Vice-président du Sénat et Sénateur de la Guyane, le choix du parquet de Cayenne est incompréhensible. Ne pas poursuivre les personnes en possession de moins de 1,5kg de cocaïne envoie un message toxique. Il faut vite annuler cette disposition.

Dans un courrier adressĂ© au ministre de la justice, les deux dĂ©putĂ©s de Guyane, Jean-Victor Castor et Davy Rimane et le sĂ©nateur Georges Patient rĂ©clament l’arrĂȘt de la mesure :

« DĂ©linquance organisĂ©e, orpaillage illĂ©gal, trafic de stupĂ©fiants, et la liste est loin d’ĂȘtre exhaustive, gangrĂšnent la vie en sociĂ©tĂ© guyanaise. C’est donc d’une mĂȘme voix interloquĂ©e que nous, parlementaires de la Guyane, vous interpellons face Ă  la politique pĂ©nale expĂ©rimentĂ©e depuis peu par le Parquet de Cayenne, qui implique (entre autres allĂšgements) le classement sans suite des saisies infĂ©rieures Ă  1,5 kg de cocaĂŻne.
À un modĂšle Ă©conomique extrĂȘmement rentable pour les trafiquants viendrait donc se superposer une quasi impunitĂ© pĂ©nale ? Face Ă  un faible niveau de vie et Ă  des perspectives d’insertion professionnelle lĂ©thargiques, ce double bĂ©nĂ©fice ne manquera pas de dĂ©clencher le passage Ă  l’acte d’une proportion croissante de notre jeune population. Ces mesures de non-sens, d’une part, ne pourront qu’encourager la banalisation du phĂ©nomĂšne de trafic de stupĂ©fiants sur notre territoire, et ont Ă©tĂ© prises, d’autre part, sans aucune consultation des Ă©lus locaux. Qu’est-il advenu de la philosophie de la loi du 5 mars 2007 relative Ă  la prĂ©vention de la dĂ©linquance « qui fait du maire le pivot de la politique de prĂ©vention de la dĂ©linquance » ? Il est pourtant question ici de la sĂ©curitĂ© du quotidien des Guyanaises et Guyanais. Qui de mieux placĂ© que les maires du territoire, qui ont la connaissance du terrain, pour lutter efficacement contre ce tsunami de dĂ©linquance qui empoisonne la vie quotidienne de la population ».

Ils terminent leur propos en soulignant l’urgente nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©flexion collective et rĂ©clament : « qu’il soit mis un terme Ă  l’expĂ©rimentation menĂ©e par le Parquet de Cayenne, et ce, dans les plus brefs dĂ©lais… » .

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