Il qualifie les politiciens marocains de «barons de la drogue»
Benkirane jette un «pavot» dans la mare
Le secrétaire général du parti marocain « Justice et Développement », Abdelilah Benkirane, a affirmé que plusieurs politiques dans le royaume étaient des « barons de la drogue ».
Lors d’une activitĂ© de proximitĂ© Ă Guercif (nord-est du royaume) dans le cadre des Ă©lections partielles, Benkirane a soulignĂ© « l’absence de morale et d’Ă©thique chez la classe politique pour qui les Ă©lections ne sont dĂ©sormais qu’un tremplin pour accĂ©der au pouvoir et servir ses propres intĂ©rĂȘts », faisant remarquer que « les partis politiques au Maroc ne prĂ©sentent plus de militants, mais des hommes d’affaires et d’influence pour s’assurer des siĂšges au Parlement ».
Il a Ă©voquĂ© le recours Ă l’argent pour remporter des Ă©lections, une mĂ©thode utilisĂ©e par des hommes d’affaires et des politiques dont plusieurs sont des « barons de la drogue », dit-il.
L’ancien porte-parole du Palais royal marocain, Hussein Aourid, avait affirmĂ© rĂ©cemment que « les barons de la drogue influencent les dĂ©cisions politiques au royaume ». Dans son nouveau livre intitulĂ© « Le Maroc a besoin d’une rĂ©volution culturelle », Aourid a portĂ© « des accusations sur l’augmentation de l’influence de la mafia de la drogue sur la dĂ©cision politique au royaume ». « Notre pays (le Maroc) a connu, au dĂ©but de la premiĂšre dĂ©cennie de ce siĂšcle, des pratiques proches des mĂ©thodes de la mafia qui ont Ă©mergĂ© Ă travers des personnes ayant des antĂ©cĂ©dents de trafic de drogue, qui employaient des Ă©lĂ©ments proches d’eux et ont cherchĂ© Ă infiltrer la structure de l’Etat par l’achat de consciences. Ils ont pĂ©nĂ©trĂ© le corps politique et pu approcher le centre de dĂ©cisions », a-t-il Ă©crit dans l’un des chapitres de son ouvrage, repris par des mĂ©dias. .
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