A la recherche des avions de trafiquants tombĂ©s au Belize (dĂ©marrĂ©e ici dĂ©but fĂ©vrier), nous avons croisĂ© le Honduras, sur lequel bien dâautres sâĂ©taient posĂ©s auparavant, leur arrivĂ©e facilitĂ©e par la police et lâarmĂ©e alors aux mains dâun prĂ©sident depuis hier condamnĂ© pour trafic de cocaĂŻne aux USA, lui et son fils, dĂ©jĂ incarcĂ©rĂ© Ă vie. Sa sentence dĂ©finitive prononcĂ©e bientĂŽt devrait ĂȘtre la mĂȘme. Pendant des annĂ©es, en rĂ©alitĂ©, les amĂ©ricains qui sâĂ©taient historiquement appuyĂ©s sur ce pays pour repousser lâextension du communisme Ă la cubaine, dĂ©barquĂ© notamment au Venezuela avec Hugo Chavez, avaient laissĂ© faire et avaient fermĂ© les yeux sur toutes les dĂ©rives (1), Ă savoir lâautoritarisme de certains grands patrons qui reproduisaient un esclavage oubliĂ© ailleurs, ou saccageaient allĂšgrement leur pays et une partie de la planĂšte en convertissant toutes les terres en plantations de palmiers Ă huile, destructeurs agricoles et nĂ©cessitant des quantitĂ©s astronomiques de pesticides pour tenir le coup.
Un sombre tableau, dont le pays aura beaucoup de mal Ă se relever, tant lâemprise actuelle des gangs qui y ont prolifĂ©rĂ©, sur ce terreau favorable, reste forte.
En somme, une fois encore câest la rĂ©sultante dâune vielle histoire, dans lequel un capitalisme forcenĂ© broie tout sur son passage, au profit de quelques grands fortunes, les nouvelles ayant Ă©tĂ© amassĂ©es grĂące aux profits faramineux du trafic.
La cocaïne est aussi devenue, hélas, une industrie, et la plus florissante !
A Lire « Le rĂŽle trouble des USA«
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