ÉTATS-UNIS đŸ‡ș🇾 : prĂ©cisions d’ « El Mayo » Zambada pour raconter sa version de son enlĂšvement

« El Mayo » Zambada rĂ©vĂšle comment il a Ă©tĂ© trahi par « Los Chapitos » qui, au passage, ont exĂ©cutĂ© Melesio CuĂ©n dans un ranch de CuliacĂĄn

Lors d’une rĂ©union au cours de laquelle JoaquĂ­n GuzmĂĄn LĂłpez l’a kidnappĂ© et remis aux États-Unis, dans la lettre publiĂ©e par un avocat du chef du cartel de Sinaloa, Mayo a dĂ©clarĂ© que la version selon laquelle l’ancien recteur de l’UAS et fondateur du cartel de Sinaloa Parti Sinaloa, qui est mort aprĂšs que deux hommes lui ont tirĂ© dessus alors qu’ils tentaient de lui voler son camion dans une station-service de la communautĂ© de La Presita, est fausse.

« Je sais que la version officielle donnĂ©e par les autoritĂ©s de l’État de Sinaloa est qu’HĂ©ctor CuĂ©n a Ă©tĂ© abattu dans la nuit du 25 juillet dans une station-service par deux hommes Ă  moto qui voulaient voler son camion. Ce n’est pas ce qui s’est passĂ©. Ils l’ont exĂ©cutĂ© au mĂȘme moment et au mĂȘme endroit oĂč ils m’avaient kidnappĂ© », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Il a Ă©galement rapportĂ© que JoaquĂ­n GuzmĂĄn LĂłpez lui avait demandĂ© d’assister Ă  une rĂ©union le 25 juillet pour aider Ă  rĂ©soudre les diffĂ©rends entre le gouverneur RubĂ©n Rocha Moya et HĂ©ctor Melesio CuĂ©n Ojeda, en raison du conflit sur qui devrait diriger l’UAS, et dans lequel IvĂĄn GuzmĂĄn Salazar. serait prĂ©sent.

« Le 25 juillet, je me suis rendu au ranch et centre d’Ă©vĂ©nements appelĂ© Huertos del Pedregal, Ă  la pĂ©riphĂ©rie de CuliacĂĄn, oĂč se tiendrait la rĂ©union. La rĂ©union Ă©tait prĂ©vue Ă  11h00 et je suis arrivĂ© un peu en avance. J’ai vu un grand nombre d’hommes armĂ©s en uniforme militaire vert, que je pensais ĂȘtre des hommes armĂ©s de JoaquĂ­n GuzmĂĄn et de ses frĂšres. Quatre agents de sĂ©curitĂ© m’accompagnaient, dont deux restaient Ă  l’extĂ©rieur du pĂ©rimĂštre. Les deux personnes qui sont entrĂ©es avec moi Ă©taient JosĂ© Rosario Heras LĂłpez, commandant de la police judiciaire de l’État de Sinaloa, et Rodolfo Chaidez, membre de longue date de mon Ă©quipe de sĂ©curitĂ© », a-t-il expliquĂ©.

Alors qu’il se dirigeait vers l’endroit oĂč aurait lieu la rĂ©union, il a dĂ©clarĂ© avoir vu CuĂ©n Ojeda et l’un de ses assistants, qu’il a briĂšvement saluĂ©s avant d’entrer dans une piĂšce.

« J’ai vu JoaquĂ­n GuzmĂĄn LĂłpez, que je connais depuis toujours, et il m’a fait signe de le suivre. Faisant confiance Ă  la nature de la rĂ©union et aux personnes impliquĂ©es, j’ai continuĂ© sans hĂ©sitation. Ils m’ont emmenĂ© dans une autre piĂšce sombre. « DĂšs que j’ai mis les pieds dans cette piĂšce, j’ai Ă©tĂ© pris dans une embuscade. » À l’intĂ©rieur des lieux, il a expliquĂ© qu’un groupe d’hommes l’avait attaquĂ©, l’avait jetĂ© Ă  terre et lui avait mis une cagoule sur la tĂȘte. Ils l’ont battu, menottĂ© et forcĂ© Ă  s’asseoir sur le plateau d’une camionnette. « Tout au long de cette Ă©preuve, j’ai Ă©tĂ© soumis Ă  des violences physiques, ce qui m’a valu d’importantes blessures au dos, aux genoux et aux poignets. J’ai ensuite Ă©tĂ© emmenĂ© sur une piste d’atterrissage situĂ©e Ă  environ 20 ou 25 minutes de lĂ , oĂč j’ai Ă©tĂ© obligĂ© de monter Ă  bord d’un avion privĂ©. JoaquĂ­n a enlevĂ© ma capuche et m’a attachĂ© au siĂšge avec des attaches. Il n’y avait personne d’autre Ă  bord de l’avion Ă  part JoaquĂ­n, le pilote et moi. Le vol a durĂ© entre 2 et 3 heures, jusqu’Ă  son arrivĂ©e Ă  El Paso, au Texas, oĂč il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© par des agents fĂ©dĂ©raux amĂ©ricains.

« L’idĂ©e selon laquelle je me suis rendu ou j’ai coopĂ©rĂ© volontairement est complĂštement fausse. « J’ai Ă©tĂ© amenĂ© dans ce pays de force et sous la contrainte, sans mon consentement et contre ma volontĂ©. »

Dans la lettre, ll demande des éclaircissements sur la mort de Cuen, qui était « un vieil ami », ainsi que sur la disparition de José Rosario Heras López et Rodoldo Chaidez, et de toutes les personnes qui ont perdu la vie ce jour-là.

« J’appelle Ă©galement la population de Sinaloa Ă  faire preuve de retenue et Ă  maintenir la paix dans notre État. Rien ne peut ĂȘtre rĂ©solu par la violence. « Nous avons dĂ©jĂ  empruntĂ© cette voie et tout le monde est perdant. »

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