Propos recueillis par Abel Mestre et Thomas Saintourens
Dans un entretien au « Monde », il revient sur les enjeux de la création de cette institution nouvelle.
A la tĂȘte du Parquet national antiterroriste (PNAT) de 2019 à 2024, Jean-François Ricard dĂ©fend la crĂ©ation dâun parquet national anticriminalitĂ© organisĂ©e avec des objectifs et un fonctionnement bien diffĂ©rents, pour rĂ©pondre aux spĂ©cificitĂ©s du narcotrafic. « Il faut de la dĂ©centralisation (âŠ), de la coordination. (âŠ) Et quelquâun qui dĂ©cide », appuie le magistrat.
Que pensez-vous du plan de lutte contre le narcotrafic, annoncĂ© vendredi 8 novembre par les ministres de lâintĂ©rieur et de la justice ?
On peut se fĂ©liciter que le gouvernement se saisisse du sujet, dâautant plus que le prĂ©cĂ©dent lui avait laissĂ© sur son bureau une analyse en la matiĂšre. Lâappareil judiciaire a pris du retard. Il faut le combler. Le projet restait Ă construire, sur la base du travail rĂ©alisĂ© depuis plusieurs annĂ©es Ă la chancellerie, du rapport sĂ©natorial sur le trafic de drogue et du travail de concertation effectuĂ© dans mon rapport. Il y a une urgence incontestable. Mais on reste sur sa faim quant Ă la prĂ©cision du contenu des annonces.
Jean-François Ricard, ancien procureur national antiterroriste, a rĂ©digĂ©, cet Ă©tĂ©, un rapport sur la crĂ©ation dâun parquet national anticriminalitĂ© organisĂ©e, aprĂšs avoir menĂ© 200 entretiens avec tous les acteurs de la chaĂźne pĂ©nale.
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