SIERRA LEONE đŸ‡žđŸ‡± (Ă©tat des lieux) : corruption, faux investisseurs et plaque tournante des passeports diplomatiques

Un phénomÚne ancien

Pour Solomon Sundu, de l’ONG Be Found, ce problĂšme ne date pas d’hier : Â« Depuis la guerre civile, des passeports diplomatiques ont Ă©tĂ© vendus ou offerts Ă  des Ă©trangers en Ă©change de soutien Ă©conomique ou politique. Aujourd’hui, les mĂȘmes pratiques continuent, sous d’autres formes. »

Selon lui, le trafic de passeports diplomatiques est le symptĂŽme d’un effondrement moral de l’État, oĂč le pouvoir politique a trop souvent Ă©tĂ© au service des intĂ©rĂȘts privĂ©s. Â« La Sierra Leone a besoin de vrais investisseurs, pas de gens qui se pavanent avec nos passeports diplomatiques pendant qu’ils trafiquent de la cocaĂŻne », dĂ©nonce-t-il.

Les précédents scandales de drogue et de diplomatie en Sierra Leone

AnnĂ©es 2000 — Lungi. Un avion chargĂ© de cocaĂŻne est saisi sur le tarmac de l’aĂ©roport international. L’affaire rĂ©vĂšle les premiers liens entre la Sierra Leone et les cartels sud-amĂ©ricains. PLUS

2010 — Freetown. Le magnat minier Frank Timis, dĂ©jĂ  condamnĂ© pour hĂ©roĂŻne, est accusĂ© par des ONG d’avoir profitĂ© du chaos post-guerre pour bĂątir un empire opaque, mĂȘlant exploitation miniĂšre et circuits financiers douteux.

Janvier 2025 — Conakry. Un vĂ©hicule de l’ambassade de Sierra Leone est interceptĂ© avec sept valises de cocaĂŻne. L’ambassadeur est rappelĂ© Ă  Freetown.

Octobre 2025 — Istanbul. Arrestation du trafiquant turc Abdullah Alp ÜstĂŒn, alias Don Vito, porteur d’un passeport diplomatique sierra-lĂ©onais, selon la presse turque. PLUS

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