FRANCE (TGI de Créteil): le procès des 11 Guyanais pour trafic de cocaïne s’ouvre demain

Bernard DORDONNE – Mardi 01 décembre 2015
Trafic de cocaïne : le procès des 11 Guyanais s'ouvre demain
Les trafiquants enregistraient deux bagages identiques : Dans le premier, 30 kilos d’effets personnels et de serpillières… et dans l’autre, 30 kilos de cocaïne (photo d’archives)

Les 11 Guyanais mis en cause dans l’affaire du vaste trafic de cocaïne, qui transitait par l’aéroport Félix-Éboué – et qui a fait les grands titres en fin d’année dernière – seront jugés demain, jeudi et vendredi à Créteil.

Entre septembre et octobre 2014, Héliane Bazas, Claude Roseau, dit « l’Italien » , et Delroy Peters, considérés comme les deux têtes du réseau ; Floriane B. (17 ans) et Naëlle Limois, les deux « passeuses » ; Naël Belay, chargé de surveiller les porteurs de bagages ; Cannelle Homé-Ho- Chung et Yonéla Sallègue, hôtesses d’enregistrement ; Tanguy Marius, employé de Galéa, société de contrôle des personnes à l’aéroport ; Jean-Luc Libos cadre à la CCIG, Steeve Sicéron, employé à l’hôpital de Cayenne, Frédéric Damas, agent immobilier (déjà connu pour des affaires de drogue), sont interpellés, placés en garde à vue et conduits devant le juge d’instruction de Créteil.
Ce sont les 11 Guyanais (la moitié d’entre eux a moins de 30 ans) qui ont été mis en examen et placés, dans un premier temps, en détention provisoire à Paris. Tous sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans un énorme trafic de cocaïne entre le Suriname et la France, via l’aéroport Félix-Éboué. Les trafiquants auraient empoché près de 1,6 millions euros. Entre juin et octobre 2014, 120 kilos de cocaïne ont été saisis par les policiers. Plus de 420 auraient atterri sur le marché parisien avant. Ils seront devant les juges du tribunal correctionnel de Créteil dès demain.
Les avocats guyanais de certains des prévenus (Me Jérémy Stanislas, qui assure les intérêts de Delroy Peters et de Frédéric Damas ; Me Boris Chong-Sit qui défend Cannelle Homé-Ho-Chung et Me Anne Fichet-Radamonthe, l’avocate de Jean-Luc Libos) sont arrivés durant le week-end à Paris. Ils ont pu s’entretenir avec leur client hier pour mettre au point leurs stratégies de défense. Me Stanislas et Me Maurice, du barreau de Paris, ont soulevé des moyens de nullité de la garde à vue pour l’un des mis en cause, Frédéric Damas. « La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait refusé d’y faire droit. Nous avons poursuivi jusqu’à la chambre criminelle de la cour de cassation, qui a cassé la décision rendue par la cour d’appel et a renvoyé l’affaire devant la même cour, mais autrement composée. La date n’a toujours pas été fixée » , explique l’avocat guyanais. Cette décision de la chambre criminelle de la cour de cassation devrait entraîner le renvoi de l’affaire en attendant que Frédéric Damas repasse devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. « Personne ne sait ce que les juges du tribunal de Créteil vont décider. Juger quand même alors que la cour d’appel va devoir se prononcer ou renvoyer une nouvelle fois l’affaire ? » , s’interroge-t-il.
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