Mille huit cent cinquante neuf.
Cette année-là, le philosophe John Stuart Mill publie De la liberté, un ouvrage qui tente de définir « la nature et les limites du pouvoir que la société peut légitimement exercer sur l’individu » [1]
[1] John Stuart Mill, De la liberté, Paris, Presses pocket,…
. Voilà la réponse de Mill : « La contrainte n’est justifiée que si l’on estime que la conduite dont on désire le détourner risque de nuire à quelqu’un d’autre. Le seul aspect de la conduite d’un individu qui soit du ressort de la société est celui qui concerne autrui. Quant à l’aspect qui le concerne simplement lui-même, son indépendance est, en droit, absolue. L’individu est souverain sur lui-même, son propre corps et son propre esprit. »
C’est donc logiquement que Mill est hostile aux interventions visant à rendre difficile ou impossible l’accès à certaines substances comme l’opium « non pas parce qu’elles empiètent sur la liberté du producteur ou du vendeur mais parce qu’elles empiètent sur la liberté de l’acheteur. »
Lire:
https://www.cairn.info/revue-chimeres-2010-3-page-113.htm
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