Sterop et Andancon ont livré des précurseurs de drogues. En toute bonne foi, ont-ils plaidé.
On l’appelle la « cocaïne du pauvre » : cette drogue, une métamphétamine, fait des ravages aux Etats-Unis dans les milieux laborieux où elle a reçu le surnom de « Crystal Meth » ou « Ice ». Elle aide à tenir le coup. Ses effets durent de 12 à 15 heures. On dit qu’elle rend paranoïaque et qu’elle est à l’origine d’accès de violences parfois mortels. On ne la retrouve que très sporadiquement en Belgique.
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L’importation de l’éphédrine est interdite au Mexique. Un baron local de la drogue a donc cherché des fabricants de médicaments à l’étranger pour pouvoir s’en procurer en grandes quantités. Il a pris contact avec plusieurs fabricants d’éphédrine en Belgique, dont la firme anderlechtoise Sterop. Selon les éléments soumis au tribunal correctionnel, le narco-trafiquant s’est ainsi procuré auprès de fournisseurs belges de quoi fabriquer plus de 66 millions de comprimés de métamphétamine et générer 360 millions d’euros de profit, avant que la douane et la police ne découvrent l’ampleur du trafic.
La firme Sterop n’est pas une inconnue de la Justice bruxelloise. Luc Eykerman et son épouse ont déjà été poursuivis pour avoir falsifié des étiquettes de médicaments et avoir exporté en Afrique des médicament périmés.
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