Pour Jean Paul Garcia, le Boss de la DNRED: On a marché sur la queue du tigre (référence aux fameuses «Brigades du tigre», surnom de la police judiciaire à l’époque de Clemenceau.) Dès lors, il ne fallait pas s’attendre à autre chose qu’à un violent retour de bâton.
Résultat, quand les services se bagarrent, les narcotrafiquants dansent!
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http://www.liberation.fr/france/2017/01/06/a-couteaux-tires-avec-la-police_1539709
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La maison douane est prise de convulsions.
Les 12 et 13 décembre, trois perquisitions, qualifiées «d’historiques» en interne, ont visé les locaux de la puissante Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). C’est d’abord le siège, situé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui a été méthodiquement ratissé par les gendarmes des Sections de recherches (SR) de Paris et Rouen.
Durant douze heures, les pandores ont copié et saisi un nombre très élevé de données ultrasensibles : disques durs, messagerie, logiciels d’activité du service, registres des aviseurs – nom donné par les douaniers à leurs indics -, ainsi que l’inventaire de leurs rémunérations. Le lendemain, ce sont les antennes douanières de Rouen et du Havre qui ont été passées au peigne fin. Avec, là encore, une moisson miraculeuse : 700 000 euros en cash massés dans une valise, 50 000 planqués dans le dossier d’un fauteuil, et 50 000 de plus logés dans un faux plafond. Enfin, pas moins de 10 000 euros ont été retrouvés au domicile de Pascal S., le chef d’antenne de la DNRED du Havre. Placé en garde à vue durant plusieurs heures, ce dernier a été remis en liberté mais immédiatement suspendu dans l’attente d’une possible mise en examen.
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http://www.liberation.fr/france/2017/01/06/trafic-les-methodes-borderline-de-la-douane_1539716
