Quand une PME familiale et discrète se retrouve condamnée pour une affaire de drogue au Mexique.
D’ordinaire, Sterop fait dans la discrétion. À Anderlecht, la PME familiale produit depuis 70 ans des ampoules injectables, vendues aux hôpitaux, et des spécialités qui vont en pharmacie et, de plus en plus, à l’export. Ce qui donne 23 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour 2,8 millions d’euros de bénéfice (2015).
Et puis soudain, la maison s’est retrouvée prise dans le collimateur de la justice pour une affaire de drogue au Mexique et ses dirigeants, condamnés. Pour le coup, la CEO Sophie Eykerman, petite-fille du fondateur, sort de l’ombre.
Vous et vos parents venez d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Bruxelles à 2 et 3 ans de prison avec sursis pour trafic de drogue, violation de la loi sur les médicaments et commerce de médicaments contrefaits. Vous allez en appel…
Tout d’abord, je veux insister sur le fait que les entreprises, Sterop et la branche export Sterop Overseas, ne sont en rien concernées. Cela dit, ce jugement m’a consternée car nous n’avons strictement rien à nous reprocher. Cette décision m’a frappée de plein fouet, je ne m’y attendais pas du tout. J’étais sans doute mal préparée, je l’avoue, parce que je consacre tout mon temps au business, à l’avenir. On ne m’y reprendra plus.
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