Farid Kharraki, l’un des principaux prévenus dans le vol de cocaïne du 36, Quai des Orfèvres accuse l’ancien brigadier Jonathan Guyot. Et glisse au passage qu’il aurait bénéficié de complicités…
C’est peu dire que Farid Kharraki a le sens du spectacle. Prévenu aux côtés de huit autres personnes dans le vol de cocaïne du 36 quai des Orfèvres, l’homme à la mine patibulaire, regard noir perçant et cheveux gominés, s’est livré pendant près de trois heures à un véritable show dans la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Surtout, il a maintenu ses accusations de la veille et accusé l’ancien brigadier Jonathan Guyot, à ses côtés dans le box, d’avoir sorti plus de 48 kilos de cocaïne du mythique siège de la PJ parisienne.
Farid Kharraki le reconnaît sans ambages, à l’époque, il se livrait à du « trafic de stups ». Du cannabis, exclusivement. Pourtant, lorsque le 10 ou 11 juillet 2014, soit environ deux semaines avant la nuit du vol, le brigadier l’aurait chargé de trouver quelqu’un capable d’écouler une grosse quantité de cocaïne, il accepte de jouer les intermédiaires. « C’était pas facile de trouver quelqu’un qui rachète tout ça. » Savait-il d’où venait la drogue ? Le policier, assure-t-il, lui a donné peu de détails sur l’opération, mais il n’a aucun doute, « c’est lui qui a sorti la cocaïne ». Sous-entendu : de la salle des scellés. « Il m’a dit qu’il fallait faire vite, parce qu’ils voulaient les brûler [les pains de drogue] ».
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