Quinze kilos de « coke » saisis dans la région de Bastia mi-février : un record. Quatre kilos découverts dans les bagages de Louis Carboni, vétéran du banditisme insulaire, interpellé à Lyon trois semaines plus tard ; cinq cents grammes récoltés par les gendarmes début mars. De tels chiffres peuvent paraître dérisoires au regard des volumes de stupéfiants arraisonnés sur le continent chaque année. Mais, rapportés à la démographie de la Corse, île vieillissante et peuplée d’à peine 320 000 habitants, ils témoignent d’une démocratisation de l’usage de cocaïne, longtemps apanage de la jet-set venue profiter des plages de Calvi ou Porto-Vecchio, l’été venu.
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