Une grande partie de la cocaïne colombienne se retrouve chaque année dans les ports africains avant d’être diffusée à travers l’Europe.
Le phénomène se poursuit depuis une dizaine d’années, car les contrôles des organismes de lutte contre la drogue aussi bien en Colombie qu’aux États-Unis sont plus concentrés sur les « narco-routes » du Pacifique et des Caraïbes, ce qui rend la route africaine plus sûre.
Le Cap-Vert, la Guinée Bissau, le Ghana, le Togo, le Sénégal et la Gambie sont utilisés comme zone d’atterrissage et de transit pour les producteurs ou autres exportateurs colombiens.
Les mafias exploitent la faiblesse des institutions de ces pays et très souvent recrutent des fonctionnaires pour fluidifier le trafic.
Toutefois, les autorités de ces pays commencent à demander des informations à la police colombienne, espérant alors devenir plus performantes…
