GUYANE (France): 90% des femmes emprisonnées le sont pour trafic de drogue

Une majorité de femmes inarcérées à Rémire-Montjoly vient de l’Ouest

L’histoire de chaque femme de cette prison se distingue autant qu’elle se ressemble et pourtant part souvent d’une problématique initiale : l’argent. Elles ne comprennent pas pourquoi elles sont davantage sanctionnées que les mules de l’Hexagone et encore moins les conditions qui les empêchent de réaménager leur peine convenablement. Et pour cause il y a deux Jap à temps partiel au lieu de quatre à temps complet comme l’évoque Éléonore Tergoresse, « on fait ce qu’on peut » . « Vous participez à la destruction des familles, des individus. Moi avant de rentrer en prison je ne gaspillais pas mon argent dans le tabac » . La colère est mêlée d’une certaine incompréhension et de fatalisme noyé dans des réflexions coquines à destination du réalisateur. « Si tu veux une réduction, un aménagement de peine si tu n’as pas payé la douane c’est niet! En métropole ce n’est pas comme ça » . Et elles le disent : « D’autres femmes prendront notre place » . Une majorité d’entre elles viennent de Saint-Laurent du Maroni et de ses environs. « Je trouve que dans la tradition bushinengue, nos parents ne sont pas assez ouverts et directs avec nous. S’ils m’avaient expliqué précisément ce qui se passerait, je n’aurais pas fait la mule » .

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