
En poursuivant la « guerre contre le narcotrafic » (instaurée par son prédécesseur Felipe Calderón fin 2006), alors qu’elle affichait des résultats très discutables, Peña Nieto a enlisé le pays dans un conflit au bilan désastreux. En effet, depuis le début de son mandat, la violence a provoqué plus de 100 000 morts, et la tendance toujours à la hausse du nombre d’homicides laisse présager que ce sexennat sera finalement encore plus meurtrier que le précédent.
Mais c’est bien la population civile qui paye le prix fort de cette politique en se retrouvant prise au piège entre les membres des cartels et les forces de l’État (policiers ou militaires) : 310 000 déplacés internes depuis 2009 (plus de 23 000 l’année dernière), une situation que certains analystes n’hésitent pas à comparer à celle d’un conflit armé.
Pire encore : à l’extrême insécurité sont venues se greffer des disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires, ainsi que des pratiques de torture en recrudescence. Des corps décapités ou même entièrement démembrés sont découverts toutes les semaines, tout comme des fosses communes.
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