
Au Canada, la légalisation du cannabis, le 1er juillet 2018, inquiète plusieurs secteurs. Il y a notamment les policiers, qui redoutent les conséquences en termes de sécurité routière, ou les chefs d’entreprise, qui, eux, craignent l’incidence possible sur la productivité de leurs employés consommateurs de marijuana. Pour les économistes aussi, la légalisation prochaine du cannabis à des fins récréatives tourne au casse-tête.
Dans une étude publiée mardi 21 novembre, Statistique Canada rappelle que, aujourd’hui, la valeur créée par la production, l’importation et la consommation illégales de cannabis n’est pas prise en compte dans le produit intérieur brut (PIB) du pays. Pourtant, ce marché noir devrait être comptabilisé, comme le prévoient, depuis dix ans, les normes internationales de comptabilité, indique l’organisme.
La légalisation approchant, les économistes se sont donc intéressés à savoir comment mesurer cette activité.
Pour cela, ils ont revu leur nomenclature statistique et leur mode de calcul. Ils ont décidé d’assimiler cette culture à n’importe quelle autre production légumière. Ils ont même prévu de comptabiliser une part de la production autoconsommée par le particulier cultivant jusqu’à quatre plants de marijuana. Il leur faudra aussi chiffrer « la valeur de la consommation des ménages » des Canadiens. Pour cela, les experts ont besoin de connaître la fréquence de consommation, la quantité moyenne consommée et le prix d’achat.
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