
La cocaïne séduit un public toujours plus large, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Autre tendance, la percée de l’héroïne.
Le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. La consommation de cocaïne a encore progressé en France en 2017 et touche un public toujours plus large, comme le relève une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée mardi.
A partir de la seconde moitié des années 90, la cocaïne a commencé à se diffuser auprès de populations diverses, en dépit d’un prix de plus en plus élevé. Elle est passée de 67 euros par gramme en moyenne, à 85 euros par gramme en moyenne en 2017.
Des personnes insérées aux précaires
Désormais plus « pure », cette drogue venue des Antilles et de Guyane séduit un public hétéroclite qui va des « personnes insérées » aux précaires, en passant par les fêtards, relève l’OFDT dans son étude sur les Tendances récentes et nouvelles drogues, dite « Trend ».
Et les occasions pour la consommer se multiplieraient.
La cocaïne est consommée en « soirées » mais aussi, fait nouveau, aux « apéros » ou dans des « cadres non festifs », a indiqué à l’AFP l’épidémiologiste Agnès Cadet Taïrou, qui a souligné la présence de cocaïne dans toutes les villes où a été menée l’enquête, en particulier à Bordeaux, Lille, Metz ou Rennes.
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