
Les forces de sécurité espagnoles ont saisi 40% de la cocaïne originaire d’Amérique du Sud et près de 70% du haschisch du Maroc.
Les narcotrafiquants n’ont d’autres alternatives que de chercher des pays moins drastiques comme la Belgique et les Pays-Bas pour faire entrer les stupéfiants sur le continent européen.
La France est alors plus facilement approvisionnée au départ d’Anvers et Rotterdam.

Ces données ont été rendues publiques après la visite du ministre de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido à la brigade centrale des stupéfiants à l’occasion de son 50ème anniversaire.
L’Espagne est «un rempart contre le trafic de drogue» et «l’efficacité de la police oblige les barons de la drogue à contourner la « barrière espagnole » en ouvrant de nouvelles voies en Europe, notamment via la Belgique et les Pays-Bas».
Par rapport à l’an dernier, les saisies de cocaïne en Espagne ont augmenté de 115%, celles d’héroïne de 88% et celle de marihuana de 55%.
Un nouveau « Modus Operandi » consiste à lancer des colis munis de dispositifs de géolocalisation depuis des navires marchands puis à les faire récupérer près des côtes par des voiliers ou des bateaux de pêche.
Dimanche, la police a rapporté une opération qui a démantelé un système de radar à l’intérieur de deux maisons de La Línea de la Concepción (Cadix), système destiné à faciliter le transporter des valises de hachisch du Maroc vers l’Espagne en échappant au contrôle de la police.
Dix personnes ont été arrêtées et 18 dossiers ont été ouverts.