FRANCE (Perpignan): 16 personnes condamnées pour un trafic de drogues entre l’Espagne et la France

Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Roussillon

Seize personnes ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Perpignan, mardi 20 février, pour un trafic de drogues entre l’Espagne et la France. Les trafiquants, âgés de 25 à 40 ans, utilisaient Perpignan comme point de passage de la drogue afin de la diriger dans leurs différents points de stockage du territoire français. Ils ont été condamnés à des peines allant de 1 à 12 ans de prison, au terme d’un procès de trois semaines qui s’est déroulé dans une atmosphère tendue.
Un coup d’arrêt aux trafics locaux

Les 16 prévenus avaient été interpellés au cours de trois « go-fast », c’est-à-dire des voitures lancées à pleine vitesse pour transporter de la drogue d’un pays à l’autre. Au total, un peu plus de 2 tonnes de cannabis avaient été saisies, 40 kilos de cocaïne et 370 000 euros : le manque à gagner pour les trafiquants est donc important.

Ils perdent également quelques figures expérimentés du trafic de drogues. Benjamin Poletti, 34 ans, est le plus emblématique d’entre eux. Le Perpignanais disposait de l’arsenal parfait du trafiquant : une arme à feu, un brouilleur d’onde, des téléphones intraçables… Celui qui a été interpellé avec le plus de drogue (près de 800 kilos au total) écope de 12 ans de prison. Sa peine est d’autant plus lourde parce qu’il a déjà été condamné en 2015 pour des faits similaires. Ce sont d’ailleurs les trafiquants qui récidivaient qui ont reçu les peines les plus lourdes. Cinq d’entre eux sont également introuvables et donc visés par un mandat d’arrêt.
Une atmosphère lourde pendant tout le procès

Un mur de policiers entre la salle et les prévenus : c’est dans ces conditions que le tribunal a rendu son délibéré. La tension était palpable quand le président du tribunal a fait son entrée pour rendre son jugement. Au total, une vingtaine de policiers étaient présents au palais de justice pour assurer la sécurité aux abords du tribunal mais aussi dans la salle d’audience. Certains étaient armés et cagoulés. Cette atmosphère lourde a régné pendant les trois semaines du procès. En effet, une source judiciaire affirme que « la tension était presque étouffante ». Preuve que les nerfs sont à vif : des menaces de mort ont été proférées à l’encontre du représentant du ministère public. La salle est finalement restée plutôt calme à l’annonce des peines, pourtant lourdes. La surprise s’est fait entendre mais il n’y a pas eu de débordements.

Source: France bleu

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