
La Belgique a décidé de renforcer la coopération judiciaire avec plusieurs pays d’Amérique latine comme la Colombie et le Brésil, pour mieux lutter contre le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers, a déclaré mercredi le ministre de la Justice belge Koen Geens.

Des accords ont été conclus avec la Colombie, le Pérou et le Brésil et d’autres sont en cours de négociation avec l’Équateur et le Panama, a déclaré Koen Geens.
Ces accords devraient permettre aux procureurs fédéraux belges compétents sur le crime organisé, de bénéficier d’une « ligne directe avec les procureurs » de ces pays, invités à signaler certains conteneurs suspects allant à Anvers, a expliqué le ministre à l’AFP.

« Ainsi, vous pourrez privilégier chaque demande d’aide judiciaire« , a-t-il déclaré.
Anvers, deuxième port européen, derrière Rotterdam (Hollande), est le leader européen en termes de marchandises en provenance d’Amérique du Sud.

La ville portuaire belge est également considérée comme la principale porte d’entrée de la cocaïne en Europe, qui arrive souvent au quai 730 cachée dans les expéditions de fruits provenant du continent sud-américain.
Le gouvernement belge et la ville d’Anvers ont présenté, ce mercredi lors d’une conférence de presse au port, leur plan d’action pour mieux détecter les livraisons illégales.
Le projet, baptisé «Stroomplan» («plan Rio»), prévoit que des douzaines d’employés des douanes, la police fédérale, des procureurs compétents et les services sociaux de la ville travaillent ensemble.
Ce groupe de travail sera chargé de poursuivre les métiers frauduleux, comme « lavage de voitures ou les restaurants fast-food, » utilisés pour blanchir de l’argent, et d’identifier les familles dont le rythme de vie semble ne pas correspondre à leur activité déclarée.
Source: AFP