FRANCE (Drogues): y a-t-il d’autres voies que la prohibition ?

Soumis au devoir de réserve, il s’exprime sous couvert de l’anonymat. Policier, (le prénom a été modifié) n’en garde pas moins une parole avertie. Et iconoclaste dans sa profession, sur le sujet sensible de la lutte contre le trafic de drogue en France.

Malgré des moyens colossaux, et la résolution de dizaines d’affaires, la police semble impuissante à peser réellement sur la réalité du trafic de stupéfiants : pourquoi ?

Stéphane:

Parce que les vrais « boss », les têtes de réseaux, on ne les atteint plus. Ils sont planqués au fin fond de l’Espagne et ont organisé leur business de telle façon, en le segmentant, qu’eux-mêmes ne touchent à rien. On est dans un capitalisme totalement débridé qui fait que nous, flics, on tape seulement au niveau de l’épicerie de quartier. Le marché se réorganise en permanence et on n’attrape que du menu fretin, du demi-gros, au mieux ! Ça fait du chiffre, des saisies et plaisir, éventuellement, au chasseur à qui on demande de ramener des lapins, mais au-delà ? On ne remonte plus le fil et les coups de boutoir que nous mettons, localement, ont un effet indirect sur une plus grande fragmentation du réseau et ses poussées de violence, les règlements de compte. La bataille est sans fin. Et puis, tout en amont, on a le Rif marocain, où les pouvoirs publics locaux soutiennent que le nombre d’hectares cultivés a été réduit… Mais on sait en même temps que la teneur en THC de la plante, elle, a doublé ! C’est une hypocrisie. Et puis il faut se dire un truc : des saisies qui augmentent, c’est surtout le signe que ce qui « passe » augmente aussi. On estimait, voici quelques années, que trois tonnes de cannabis arrivaient chaque mois sur le port de Marseille…

LIRE

http://www.laprovence.com/article/societe/4849730/drogues-y-a-t-il-dautres-voies-que-la-prohibition.html

Et quand les sociétés de chasseurs (les services du type OCRTIS, DNRED, DEA et CUSTOMS EXCISE) deviennent accrocs…

Les chasseurs sont prêts à tirer sur les appeaux, leurres et appâts des services concurrents!

Qu’importe alors le flacon, pourvu qu’ils aient l’ivresse !

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