Sur le plan neurobiologique, la puberté s’achève entre 20 et 25 ans. Les effets nocifs du cannabis sont donc plus importants chez l’adolescent, dont le cerveau n’est pas encore mature. À court terme, le cannabis peut donner des crises d’angoisse, des signes d’allure dépressive, des hallucinations avec risques suicidaires chez les personnes vulnérables, mais aussi des troubles de la mémoire, de la concentration et de l’attention…
Plus on va répéter la consommation, plus les troubles risquent d’être chroniques. Ces mêmes troubles anxieux, cognitifs ou risques suicidaires peuvent perdurer dans le temps. Plus l’âge du début de consommation est précoce, plus le cannabis est susceptible de réveiller des maladies préexistantes (schizophrénie, troubles bipolaires). Les risques sont majorés lorsque l’adolescent a commencé à fumer tôt, vers 12-13 ans, consomme quotidiennement, seul, mélange les produits (tabac, alcool, cannabis…). Et aussi lorsque le cannabis est plus concentré.
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