
La Cour suprême a exprimé jeudi son inquiétude face au nombre croissant d’affaires liées à la drogue dans les tribunaux spécialisés pour le contrôle des stupéfiants et a demandé aux autorités d’établir deux autres tribunaux traitant les stupéfiants dans la ville.
Dirigé par le juge Gulzar Ahmed, un tribunal de deux juges du tribunal de première instance a donné les instructions tout en entendant la demande de mise en liberté sous caution d’un accusé dans une affaire de possession de stupéfiants.
Le banc qui comprenait également le juge Sajjad Ali Shah a demandé à l’avocat qui comparaissait pour la Force Anti-Narcotique (ANF) pourquoi des milliers d’affaires liées aux stupéfiants étaient en attente d’être jugées par les tribunaux du CNS.
Plus de 5 000 cas en attente d’une élimination à Karachi
L’avocat de l’ANF a informé les juges qu’il y avait deux tribunaux CNS dans la ville où plus de 5 000 affaires étaient en instance de classement, tandis qu’un autre était vacant en raison de la non-nomination d’un président.
Avant la promulgation de la loi de 1997 sur le contrôle des stupéfiants, tous les cas de stupéfiants étaient jugés par des juges de district et de séance.
Cependant, les affaires ont surtout été décidées après des retards extraordinaires, car les tribunaux de district étaient déjà surchargés de procès civils et criminels.
Pour le traitement rapide des cas de stupéfiants, des tribunaux spéciaux ont été créés en promulguant la Loi de 1997 sur le contrôle des stupéfiants.
Des pouvoirs ont été conférés aux juges de district et de séance pour juger des affaires de stupéfiants où des tribunaux spéciaux pour le contrôle des stupéfiants n’étaient pas établis en vertu de la loi.
Publié dans Dawn, 16 mars 2018