
Rien n’arrête la drogue.
La méthamphétamine produite en Birmanie continue de transiter vers le Bangladesh malgré la crise des Rohingyas: ces réfugiés musulmans sont une main d’oeuvre facile pour les trafiquants, souvent des bouddhistes ou des soldats birmans.
Les petites pilules rouges, appelées « yaba », bien connues dans toute l’Asie du Sud-Est depuis des décennies, arrivent depuis quelques mois dans des proportions jamais vues au Bangladesh. Cela coïncide avec l’arrivée de plus de 700.000 Rohingyas, fuyant ce que l’ONU dénonce comme un nettoyage ethnique en Birmanie.
Quelque « 250 à 300 millions de pilules représentant une valeur de 600 millions de dollars » devraient entrer dans le pays cette année, estime Towfique Uddin Ahmed, du Département du contrôle des stupéfiants du Bangladesh. Soit 10 fois plus qu’en 2017.
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