
C’est InfoBae qui a réalisé un superbe article pour nous dévoiler le fonctionnement du groupe de narcos trafiquants de Marino Divaldo Pinto et de leurs deux fermes à cocaïne.
Une organisation qui ne laissait aucune place à l’improvisation d’après Andrès Klipphan, que je me permets de reprendre ici.
C’était une véritable organisation… industrielle qui avait été mise en place : « les jours d’atterrissage avaient été préétablis depuis un certain temps. Ce serait le mercredi et le jeudi, de préférence à partir de 20h00. Le premier d’entre eux devrait toujours être effectué dans le ranch de Santa María del Aguapey; le deuxième, dans l’établissement agricole Santa Úrsula, tous deux situés à environ 110 kilomètres de la ville de Corrientes de Santo Tomé. Le personnel du camp, qui avait travaillé dans ces 7400 hectares avaient été remplacés par des hommes de l’organisation narco internationale composée de paraguayens, de boliviens, de brésiliens et d’argentins. Tous occupaient leurs postes lourdement armés.
Les avions Cessna, qui venaient de Bolivie, devraient rester à terre pendant un maximum de 45 minutes. Assez de temps pour décharger la moyenne de 300 kilos de pains de chlorhydrate de cocaïne qu’ils transportaient, et faire le plein. La machinerie criminelle fonctionnait parfaitement. Dès que les roues du train d’atterrissage s’étaient posées, deux camions Ford Ranger blancs se garaient parallèlement à l’avion pour faciliter le déchargement de la drogue. D’un autre côté, le camion-citerne à essence à indice d’octane élevé était lui déjà au bon endroit. La propriétaire des pistes d’atterrissage clandestines, tirées entre les pâturages et les cultures de soja, s’appelait María Hilda Calabrese. Ils l’avaient appelée « La Reina Narco ». C’était aussi la seule qui connaissait l’identité du chef de l’organisation mafieuse, le brésilien Divaldo Marino Pinto, nommé par le procureur fédéral Carlos Schaefer, comme étant le « chef de la bande des Avions Narco ». Sur place, en plus des quatre avions saisis, on dénombrera en effet un pickup Toyota Hilux; une moto Zanella Z-B110; une moto Brava Elektra 150 (une moto tous-terrains) ; un quad Mapuche Warrior (en engin de 125 cm3 pour ados); une citerne de carburant d’avion de 3000 litres, une remorque, 15 140 dollars et 96 014 pesos. Bref, une grosse organisation.
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