Préambule de Marc Fievet
Du grand classique pour finaliser une affaire que de précipiter un innocent en prison. Ça se passe en France, en Espagne, en Angleterre, au Canada, aux Etats unis, partout dans le monde y compris au Cap vert sous influence du DEA (Drug Enforcement Agency) après ‘ témoignage ‘ de policiers brésiliens.
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !
——

Olivier Thomas
Donc, depuis le 24 août 2017, Olivier Thomas, un marin du Croisic (Loire-Atlantique), dort en prison au Cap-Vert, petit archipel de l’Océan Atlantique au large de l’Afrique.
Ce skipper de 49 ans a été arrêté avec ses trois membres d’équipage alors qu’il convoyait un voilier du Brésil au Portugal.
À bord de l’embarcation, bien cachée sous plusieurs couches de matériels, les autorités cap-verdiennes ont retrouvé plus d’une tonne de cocaïne répartie en 163 petits paquets. Valeur de la prise à la revente : 80 millions d’euros !
Olivier Thomas, marin au long cours, ne cesse depuis de clamer son innocence. Il a écopé fin mars de dix années de prison. Il devait être rejugé en appel ce mardi 26 juin. Le procès a été repoussé, il se tiendra probablement à l’automne.

Le propriétaire du bateau recherché par Interpol
Ses parents, Yves et Françoise, 82 et 80 ans, qui vivent au Croisic, espèrent que cela laissera le temps à la justice du Cap-Vert de consulter « les preuves » de l’innocence de leur fils et à Interpol d’arrêter le propriétaire du bateau, un Anglais nommé George Edward Saul, surnommé « The Fox » (« Le Renard »).
Les parents d’Olivier, Françoise et Yves Thomas

Selon les enquêteurs brésiliens, c’est lui qui aurait trafiqué le bateau pour y cacher les 1 157 kg de cocaïne pure.
LIRE plus
Plus
000000000