
Les canots rapides circulant au sud du Honduras, on l’a vu hier, fabriquent désormais la plus grande partie des livraison de coke colombienne dans le pays. Mais au nord, s’il y en a bien aussi, il reste un trafic aérien qui perdure dont l’origine, comme on l’a déjà dit, provient essentiellement du Venezuela. Un trafic historique, qu’il convient de rappeler, et un trafic s’appuyant sur une corruption remontant jusqu’aux élites les plus élevées du pays puisque cela mène à l’ancien président du pays, dont le fils purge un peine de 25 ans de prison au USA pour trafic de cocaïne et à la femme de l’ancien président, inculpée en février pour 4 millions de dollars détournés (1). C’est une prise récente d’un caïd de la drogue, qui a échangé une forme d’impunité avec un juge américain contre l’étalage en détail de son réseau qui est à l’origine de ce qui secoue depuis des mois la politique là-bas, et qui n’épargne pas le nouveau chez d’Etat récemment élu (après quelques soubresauts et des accusation de bourrages d’urnes, ce qui n’arrange rien). Lui, c’est son frère qui joue les âmes damnées. Le pays est donc fragile, politiquement, ce dont profitent bien sûr les narcos… depuis des décennies maintenant !
LIRE la suite
00000000