
Le mauvais exemple vient donc d’en haut, au Brésil; c’est donc sans surprise que l’on découvre aussi que l’actuel président Michel Temer n’échappe pas non plus au principe. « Michel Temer a déjà fait l’objet d’une enquête à la Cour suprême pour corruption, organisation criminelle et entrave à la justice, après avoir été convoqué comme bénéficiaire d’un pot-de-vin de 500 000 reals payé par JBS. En 2011, il s’est rendu à Comandatuba, Bahia, dans l’avion Learjet d’une compagnie privée. » Manque de chance pour Temer qui l’avait nié, le pilote de l’avion, José de Oliveira Cerqueira, âgé de 61 ans et pilote depuis 33 ans, un peu trop bavard, avait confirmé avoir amené toute la famille le 12 janvier 2011 sur l’île de Comandatuba à Bahia, São Paulo, ce que son patron Joesley Batista avait également dit dans le bureau du procureur général. L’avion concerné étant le Learjet PR-JBS.
Rebelote, « en 2014, comme l’a révélé Zero Hora, le vice-président d’alors est allé à Tietê (SP) dans un hélicoptère de Juquis Agropecuária (à gauche l’hélicoptère immatriculé PR-HAA, un Eurocopter modelo EC 135P2, utilisé pour son trajet à Tietê (SP)). « La société appartient à l’entrepreneur Vanderlei de Natale, qui dirige également Construbase, un entrepreneur enquêté au sein du Lava-Jato, soupçonné de formation de cartels et de paiement de pots-de-vin pour obtenir un contrat avec Petrobras. Dans les deux cas, lorsqu’on lui a demandé comment il avait voyagé, le président a déclaré qu’il avait utilisé des avions de la Force aérienne brésilienne ».« Plus tard, le conseiller aux communications de la présidence est revenu sur cet avis et a admis que le président avait pris l’avion de JBS et l’hélicoptère de Natale, prêtés par les «amis» de Temer.
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