
Nous constatons qu’hier comme aujourd’hui, le PKK/KCK, la principale organisation terroriste agissant contre la Turquie, assure un financement important du narcotrafic et figure dans toutes les étapes du trafic en produisant des stupéfiants.
L’organisation terroriste PKK/KCK a réussi à dissimuler ses activités liées à la production et au trafic de drogues de l’opinion publique turque et mondiale. De plus, les aveux importants des soi-disant dirigeants de l’organisation après leur arrestation ainsi que les opérations anti-drogue liées au terrorisme menées ces dernières années en Turquie et dans d’autres pays, ont permis de dévoiler au public turc et international que l’organisation terroriste PKK/KCK est mêlée aux crimes narcotiques.
Les dirigeants de l’organisation essaient de dissimuler leurs activités liées à la production et au trafic de drogues, aux cadres militants de l’organisation et à la société. En effet, ils savent que le narcotrafic est en réalité un crime contre l’humanité, que ce fait porterait un coup dur aux activités de propagande de l’organisation et affecterait les nouvelles recrues.
La décision de l’organisation terroriste prise lors de la Deuxième conférence nationale tenue en 1990 consistant à « collecter (soi-disant) des impôts aux frontières et collecter (soi-disant) des trafiquants selon la capacité et la valeur des biens qu’ils transportent », exprime implicitement que l’organisation terroriste est active dans le secteur de la drogue depuis le début de sa création.
A.Ocalan avait exprimé durant son interrogatoire datant de 1999 sur les liens de l’organisation terroriste avec la drogue ; qu’il « n’étaient pas directement impliqués dans le trafic de drogue mais avait demandé d’extorquer des fonds de ceux qui s’en occupaient, que les dirigeants de l’organisation envoyés dans les régions de Zagros et de Maku, y compris son frère Osman Ocalan, procédaient au trafic de drogues et que ces événements s’étaient déroulés indépendamment de sa volonté ».
Considérant la production et le trafic de stupéfiants comme une manière facile et rentable de réaliser des actes terroristes et d’obtenir un revenu, l’organisation terroriste PKK/KCK procède au trafic de stupéfiants d’une manière professionnelle dans tous les domaines. Au début, l’organisation obtenait une commission des organisations du trafic de drogue pour fermer les yeux sur leurs activités et assurer leur sécurité. Après avoir pris conscience de l’ampleur du gain apporté par le trafic de drogues, l’organisation a choisi de s’introduire dans ce trafic.
Les constats obtenus à l’issue d’opérations de nos unités de lutte contre le narcotrafic, sont de nature à appuyer ces analyses et exposent le rôle du PKK/KCK dans toutes les étapes du trafic de matières stupéfiantes et n’obtient pas seulement des revenus par des trafiquants de drogue. Toujours grâce aux opérations des brigades antiterroristes contre l’organisation terroriste PKK/KCK, d’importantes quantités de drogue ont été saisies. D’ailleurs entre les années 1980 et 2017, 414 opérations narcoterroristes ont été menées contre l’organisation terroriste PKK/KCK, permettant d’arrêter 1.325 suspects, des dizaines de milliers de kg de matières stupéfiantes comme de la marijuana ou de l’héroïne et environ 88 millions de plantes de cannabis. Cette situation montre combien l’organisation terroriste est impliquée dans le trafic de drogue.
Les opérations ont permis de constater que l’organisation terroriste PKK/KCK;
Coordonne directement la culture, la production, le transport et le commerce de stupéfiants,
Récolte une commission ou un tribut qu’elle appelle ‘impôt’ de tous les individus et toutes les organisations qui produisent des stupéfiants ou qui transportent des matières stupéfiantes dans notre pays ou bien qui essaient d’entrer illégalement,
Demeure efficace dans la distribution et les ventes de stupéfiants dans les rue d’Europe,
Confisque les matières stupéfiantes appartenant à des individus ou organisations faisant le commerce de drogue sans informer le PKK/KCK,
Assure un espace et une protection aux organisations produisant des stupéfiants,
Joue un rôle actif dans la culture illégale de cannabis dans l’est et le sud-est anatolien,
Mène ses activités de narcotrafic par des cellules spéciales en son sein et n’informe par les autres terroristes à ce sujet.
L’organisation considère la culture illégale de cannabis comme la méthode la plus rentable. L’organisation qui obtient un revenu considérable grâce au trafic de cannabis cultivé en zone rurale surtout dans l’est et le sud-est anatolien, organise directement ce processus, encourage les villageois et habitants de la région à cultiver du cannabis et obtient une commission du cannabis cultivé.
L’organisation terroriste avait à une certaine époque, cultivé des pavots et cannabis dans des camps situés dans la vallée de Bekaa au Liban et produit de la drogue dans des laboratoires qu’elle avait créés. Aujourd’hui, elle produit de la drogue dans ses camps en Irak du nord et dans des villages près de la frontière de notre pays pour les proposer aux marchés. Elle accorde surtout beaucoup d’importance à l’offre au marché européen de l’héroïne obtenu en traitant le pavot afghan. Les activités de collecte de tributs de l’organisation se font particulièrement dans les frontières orientales de notre pays, par chantage, menace ou force armée exercés contre les trafiquants de drogue, selon une somme fixée pour chaque kilogramme de stupéfiants et que l’organisation appelle « impôt ».
En raison de sa position géographique, notre pays constitue un pont entre les pays de production et de consommation de stupéfiants. Les principaux pays de production de stupéfiants sont l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran. Notre pays est un point de transit entre ces pays et ceux d’Europe. Cette trajectoire de l’héroïne qui passe par notre pays est traditionnellement appelée « la Trajectoire des Balkans ». Lorsque nous tenons compte de la structuration de l’organisation terroriste PKK/KCK ; on peut voir que sa structure à l’étranger s’étend du Moyen-Orient jusqu’aux pays d’Europe de l’ouest. Ce vaste espace couvre l’ensemble de la « Trajectoire des Balkans ». L’organisation terroriste PKK/KCK qui s’organise sur cette trajectoire par laquelle transite une quantité considérable de stupéfiants, peut facilement transférer les stupéfiants qu’elle produit ou acquiert directement à la source.
Même si l’organisation terroriste PKK/KCK a commencé ses activités de narcotrafic en demandant des commissions aux trafiquants et producteurs de stupéfiants, elle contrôle aujourd’hui le marché de rue des stupéfiants en Europe. L’organisation gère elle-même la distribution de stupéfiants en Europe. Les taux élevés de bénéfices sur les prix de stupéfiants sont la principale raison ayant conduit l’organisation à gérer elle-même sa distribution en Europe. D’ailleurs le rapport titré « Les combattants étrangers oubliés : le PKK en Syrie » (The Forgotten Foreign Fighters: The PKK in Syria), publié par l’institut de réflexion Henry Jackson Society, implanté au Royaume-Uni, indique que la principale source de revenu du PKK/KCK en Europe est le narcotrafic. Selon le même rapport, l’organisation terroriste PKK/KCK apporte en Europe les stupéfiants apportés d’Iran via la Turquie et les distribue ici par l’intermédiaire de ses contacts.
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