Une procédure en comparution immédiate, ça permet de frapper les esprits, histoire de mettre un coup d‘arrêt, de faire un exemple… Surtout quand les peines prononcées sont sévères. Trois Campanois en ont fait l’amère expérience, jeudi après-midi, au terme d’une longue enquête de gendarmerie commencée en février dernier, suite à un «renseignement».
Comprendre une dénonciation… Marcel, dit «Le Tchèque», vendrait de la cocaïne dans la vallée. Les enquêteurs sortent le grand jeu, filatures, écoutes et interpellent trois individus, ce mardi, Marcel, Sébastien et Milos. Trois quarantenaires aux profils très différents, unis par la consommation de stupéfiants en général, de cocaïne en particulier. Si Stéphane, visiblement épicurien, ne cache gère sa «consommation occasionnelle», il dément en avoir revendu. «J’ai peut-être offert un peu, pour dépanner», lâche-t-il. Fort bien, mais offre ou cession, c’est pareil… Milos, lui, c’est le baba cool qui avoue fumer du cannabis depuis sa tendre jeunesse et avoir «touché» une ou deux fois à la cocaïne, «à l’occasion de soirées», sans jamais en revendre.
Le tribunal reste sceptique, les conversations téléphoniques enregistrées, souvent codées, laissent penser le contraire…
De toute façon, celui qui est au centre de l’affaire, c’est Marcel. Au cours de la perquisition menée à son domicile, les enquêteurs ont trouvé une importante quantité de cannabis, quelques grammes de cocaïne, une balance de précision et plus de 2.000€ en liquide, alors qu’il ne roule pas sur l’or. Tout l’attirail du parfait trafiquant. à la barre, Marcel ne peut nier l’évidence. «Oui, j’allais acheter la cocaïne à Toulouse, je la coupais et je la revendais. Je traversais une mauvaise période sur le plan financier, alors…»
Bénéfice estimé par les enquêteurs, sur la période : 7.000 €, ce qui commence à faire…
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