
La prise de fonction du nouveau prĂ©sident mexicain, AndrĂ©s Manuel LĂłpez Obrador, le 1er dĂ©cembre, marque, sans aucun doute, une rupture totale de la politique menĂ©e par les gouvernements successifs Ă lâencontre des cartels de la drogue, depuis Felipe CalderĂłn en 2006. Jusquâalors habituĂ© aux mĂ©thodes violentes et rĂ©pressives utilisĂ©es par ses dirigeants pour lutter contre le flĂ©au de la drogue, le Mexique semble se diriger vers un basculement de sa doctrine, en dĂ©laissant lâaffrontement armĂ© pour privilĂ©gier des mesures sociales et plus conciliantes Ă lâĂ©gard des trafiquants.
Un pays rongĂ© par lâinfluence des cartels de la drogue
Depuis les annĂ©es 1980 et lâapparition au sein de la sociĂ©tĂ© mexicaine dâune contre-culture exclusivement destinĂ©e Ă promouvoir le mode de vie des cartels de la drogue, la « narcoculture », lâemprise des organisations criminelles sur lâensemble du pays nâa cessĂ© de croĂźtre, jusquâĂ menacer directement la stabilitĂ© de lâĂtat. Lâinfluence des cartels sur la population est telle, Ă lâheure actuelle, quâil semble difficile de lâimaginer un jour ĂȘtre remise en question.
La propagande mise en place par le crime organisĂ© au Mexique couvre lâensemble des aspects de la sociĂ©tĂ©, la rendant facilement accessible au plus grand nombre, et dĂ©multipliant son impact auprĂšs des populations dĂ©laissĂ©es par le gouvernement central.
LIRE plus