Enfance chaotique, attrait pour une vie marginale et l’argent, engrenage difficile Ă arrĂȘter : les deux ex-policiers, accusĂ©s d’avoir facilitĂ© l’importation de cocaĂŻne de RĂ©publique dominicaine, ont racontĂ© leurs dĂ©rives devant le tribunal.
Par Vincent Monnier
Publié le 25 janvier 2019 à 10h12
Pas un regard, pas un geste, Ă peine quelques mots Ă©changĂ©s. Depuis le dĂ©but des dĂ©bats devant la cour d’assises spĂ©ciale de Paris, les deux anciens policiers de la Police aux frontiĂšres (PAF) de Roissy, accusĂ©s d’avoir facilitĂ© le passage de « mules » de retour de RĂ©publique dominicaine transportant de la cocaĂŻne dans leurs valises cabine pour le compte d’un vaste rĂ©seau de trafiquants, veillent Ă bien garder leurs distances. Au sens propre comme au figurĂ© : assis l’un Ă cĂŽtĂ© de l’autre dans le box des accusĂ©s, oĂč ils comparaissent en compagnie de 10 protagonistes, les deux hommes, autrefois insĂ©parables, conservent aujourd’hui un bon mĂštre de distance entre eux.
Le 25 janvier 2015, les deux policiers, aujourd’hui radiĂ©s, avaient Ă©tĂ© interpellĂ©s alors qu’ils venaient de rĂ©cupĂ©rer deux voyageurs de retour de vacances Ă Punta Cana Ă leur descente d’avion.
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https://www.nouvelobs.com/justice/20190124.OBS9086
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