
A Saint-Laurent du Maroni, les trafiquants de drogue n’ont plus besoin de solliciter les « mules » pour les convaincre de prendre l’avion pour Paris avec de la cocaĂŻne.
đĄLes volontaires sont si nombreux qu’il y a des listes d’attente, se dĂ©solent des travailleurs sociaux.

C’est de cette ville et sa rĂ©gion, Ă l’Ouest de la Guyane, que proviennent une bonne partie de la vingtaine de passagers qui, chaque jour, tentent d’embarquer pour Orly avec dans leurs bagages ou dans leur estomac de la cocaĂŻne provenant du Surinamevoisin, sur l’autre rive du fleuve.
« Aujourd’hui, il y a des listes d’attente pour faire la mule. Les trafiquants n’ont plus besoin de recruter« , assure Natacha Zaepfel, directrice du Centre d’action sociale de Saint Laurent.
« Dans certains quartiers, des familles entiĂšres sont occupĂ©es Ă fourrer des fruits, toutes sortes d’objets de boules cocaĂŻne« , ajoute-t-elle. « C’est une activitĂ© comme une autre. Avec le fleuve, Saint-Laurent a toujours Ă©tĂ© une ville de transit, de commerce. Il y a du trafic d’essence, d’oignons, les pĂ©tards Ă NoĂ«l, les fringues, maintenant la cocaĂŻne. Ils ne la consomment pas, ils la transportent. C’est du business« .
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