Une magistrate, procureure adjointe au parquet de Paris, mise en examen pour « complicitĂ© de faux » ?
C’est arrivĂ© mardi 12 fĂ©vrier Ă Lyon, dans un volet du scandale de l’office anti-drogue qui secoue, depuis trois ans, police et magistrature.

VĂ©ronique Degermann, 58 ans, a passĂ© la journĂ©e devant le juge chargĂ© de ce dossier dĂ©paysĂ© Ă Lyon. « Elle conteste les faits qui lui sont reprochĂ©s », ont indiquĂ© Ă l’AFP ses avocats, Me Jean Veil et François Saint-Pierre, qui vont « saisir la cour d’appel » pour contester cette mise en examen, invoquant « l’absence de tout Ă©lĂ©ment intentionnel ».
« Quand on a Ă©tĂ© trompĂ©, on n’est pas complice », a martelĂ© Me Veil.
Un autre magistrat, David Peyron, ancien juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention (JLD) devenu prĂ©sident de chambre Ă la cour d’appel de Paris, doit aussi comparaĂźtre prochainement devant le juge, selon « le Monde ».

Le juge leur reproche l’organisation, en avril 2012, d’une fausse garde Ă vue: celle d’un gros trafiquant de drogue, Sofiane Hambli. Qui Ă©tait aussi l’informateur privilĂ©giĂ© du commissaire François Thierry, patron de l’Office central pour la rĂ©pression du trafic illicite des stupĂ©fiants (Ocrtis) de 2010 Ă 2016, dont les mĂ©thodes controversĂ©es sont au cĆur de l’affaire.
Revoici notre enquĂȘte sur les faits:
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