
Rude journée, hier, pour le major Ségura.
Et dĂšs ce matin, le gendarme rempilera devant la cour Ă la demande du prĂ©sident Tournier pour remplacer au pied levĂ© une collĂšgue malade. « Mais je n’ai pas travaillĂ© sur ce qui lui avait Ă©tĂ© confiĂ© », s’excuse-t-il d’avance. Ni sur le dĂ©but de l’enquĂȘte d’ailleurs.
L’arrestation des quatre Français Ă Punta Cana, le 19 mars 2013 avec 700 kg de cocaĂŻne dans un Falcon 50 pressĂ© de dĂ©coller pour la France, il l’avait suivie Ă la tĂ©lĂ©…

Du grand guignol
Ce n’est qu’en juillet 2014 qu’il plongeait son nez dans cette enquĂȘte internationale volumineuse et complexe. Ă l’Ă©poque, tous les participants et organisateurs des vols douteux sont arrĂȘtĂ©s. Reste Ă identifier le commanditaire, connu sous le nom de « Ryan ».
La juge marseillaise, Christine Saunier-Ruellan, venait sĂšchement d’Ă©carter l’Octris, dirigĂ© alors par le sulfureux François Thierry, au profit des douaniers et des gendarmes.

Elle n’avait pas apprĂ©ciĂ© d’apprendre sur le tard que Fabrice Alcaud, un des dirigeants de la compagnie exploitant le Falcon 50, avait eu des contacts Ă©troits avec des policiers de l’OCRTIS. Et ce, avant mĂȘme l’arrestation de ses deux pilotes Ă Punta Cana.
Le major avait poursuivi l’enquĂȘte avec un sacrĂ© coup de bol : l’arrestation en Espagne, en octobre suivant, d’Ali Bouchareb, alias « Ryan », un haut cadre de « cette organisation criminelle internationale, arrĂȘtĂ© sur une importation de 400 kg de cocaĂŻne et en contacts avec les narcotrafiquants d’AmĂ©rique du Sud ». En plus, il avait appelĂ© son chien « Falcon ». « Falco ! », rectifie sĂšchement l’intĂ©ressĂ©.
« Vous avez identifiĂ© neuf Ryan dans la procĂ©dure et par quel raccourci vous en arrivez Ă dire que le bon c’est lui ? », attaque Me Berton, en dĂ©fense. « En compagnie de Colin, dans un restaurant de Sanary, il s’Ă©tait vantĂ© auprĂšs d’une serveuse de connaĂźtre Karim Benzema. Quand il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, la police espagnole a trouvĂ© chez lui des Ă©lĂ©ments prouvant que c’Ă©tait bien un proche du joueur. » Un peu court pour la dĂ©fense…
L’OCRTIS avait identifiĂ© un de ses proches remettant 50 000 ⏠à un ami de Colin alors en dĂ©tention. Si on fait parvenir 50 000 âŹ, c’est qu’il y a une relation… », poursuit le major.
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https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5377780/air-cocaine-lenquete-malmenee.html
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